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Journal de grossesse – écho de fin de deuxième trimestre

Cher petit pois,

Ce mercredi, papa et moi avons eu le plaisir de te contempler une nouvelle fois sur l’écran (de mauvaise qualité) de l’échographe.

Tu nous as fait quelques petits signes de la main. C’était tout choupinou !

Le médecin nous a dit que tu grandissais parfaitement bien. Que tout était en ordre.

Tu te tiens actuellement en siège, mais, cela ne signifie pas grand-chose, nous a-t-il affirmé. D’ailleurs, il ne comptait même pas le noter sur le rapport, car avant 7 mois et demi, cela n’a aucun intérêt, a-t-il ajouté.

En sortant de là, j’ai quand même jeté un coup d’oeil sur le compte-rendu qu’il a rédigé à l’attention de notre gynécologue.

Et là, c’est le drame. En gras, en bleu, dans la case « remarque particulière », il est inscrit : foetus eutrophique.

Qu’est-ce que c’est que ça ? Il nous a caché un truc ?

Il est resté fort longtemps à observer ton petit coeur. J’imagine déjà le problème : tu as une malformation du coeur, il  n’a rien voulu nous dire, mais il faudra t’opérer… Ou pire : c’est inopérable !

Arrivée à la maison, je me suis jetée sur mon PC portable. Les Dieux étaient avec nous parce que, pour une fois, il avait plein de batterie. J’ai ouvert une page internet, j’ai tapé « foetus eut » dans la barre de recherche Google, qui m’a aussitôt proposé le bon mot : « eutrophique ». Fébrilement, j’ai cliqué.

Et j’ai lu qu’un foetus eutrophique est un foetus qui se développe de manière normale, harmonieuse.

Ouf !

Tu es donc un bébé en pleine croissance, qui fait tout comme il faut ! Que demander de plus ?

J’ai renoncé à te demander de taper moins fort sur mon ventre la nuit. J’ai bien compris que tu étais, du haut de ton kilo, un petit être très contestataire : tu aimes faire l’inverse de ce qu’on te demande. Par exemple, quand Tatie veut te sentir, tu arrêtes de bouger. Idem, parfois, le soir, quand c’est papa qui veut te toucher.

Mais dès qu’il s’agit de se calmer, pour que je puisse dormir, tu t’en donnes à coeur joie ! Petit chenapan !

Au fond, tu sais, sans doute, que je ne suis pas vraiment fâchée, et que ça me rassure de te sentir…

Allez, petit pois, continue sur ta lancée.

Papa et moi sommes fiers de toi.

Plein de bisous

Une nouvelle année bien entamée

Salut les lecteurs de maman,

C’est Petit pois qui vous parle.

Maman est un peu débordée en ce moment et j’ai vu que certains d’entre vous s’inquiétaient un peu, alors, je suis venu dire que tout va bien.

Je suis toujours bien au chaud, dans ma cachette et je roue le ventre de ma mère de coups de pied pour qu’elle arrête de stresser à l’idée de me perdre.

Elle, de son côté, a changé de travail. Elle ne parle plus des mêmes sujets et elle travaille un jour de plus qu’avant. Alors, c’est un peu fatiguant. D’autant qu’elle ne dort pas bien la nuit. Pourtant, je fais bien attention à ne pas taper sur son ventre mais sur le petit ballon en dessous de moi, la nuit, mais ça la réveille. Elle se lève et vide le petit ballon. Je ne peux alors plus jouer et je dois attendre que le petit ballon se regonfle pour pouvoir jouer au foot. Pfff ! Heureusement, le petit ballon se remplit vite et je peux y jouer plusieurs fois par nuit.

La semaine prochaine, mercredi, maman et papa vont me faire un petit coucou sur l’écran. Comme la dernière fois. Je me tâte : vais-je leur montrer si je suis une fille ou un garçon ou pas ?

A bientôt, les lecteurs de maman !

Et : BONNE ANNÉE !

 

Journal de grossesse – dans l’attente de la prochaine échographie

Cher petit pois,

Dans moins d’une petite semaine, je vais avoir le bonheur de te revoir sur écran.

Tu n’imagines pas à quel point ces moments sont magiques pour moi. Je visualise ta progression, je te vois pour du vrai, ta présence devient plus concrète, à chaque fois.

Je ne te raconte pas ce que ça représente pour ton père. Lui, il n’a pas la chance de te sentir au creux de lui, tous les jours. Alors, ces moments rendent ta venue plus réelle.

J’ai hâte, déjà, de te rencontrer pour de vrai. Ne te sens pas surtout pas obligé de sortir plus tôt, hein. J’apprendrai la patience.

Mais, je sais que j’appréhende beaucoup l’étape qui précèdera de quelques secondes/minutes/heures cette rencontre. Alors, certains jours, j’aimerais que ce moment soit derrière moi. Car je sais que l’appréhension d’un moment est souvent bien plus pénible que le moment lui-même et encore plus que son souvenir.

Cela dit, tu m’apprends, chaque jour, de nouvelles choses.

Déjà, je sens que mes priorités changent. Je me sens différente. Je sais que les choses ne seront plus jamais pareilles. Mes sorties entre amis jusqu’à pas d’heure me tentent moins. J’ai envie de cocooning, de douceur, de tendresse.

Mon coeur de maman est en train de s’ouvrir et mon amour pour toi est déjà infini.

Cela m’éloigne chaque jour davantage de ta grand-mère, pour qui rien n’a changé lorsque je suis venue au monde. Et plus le temps passe, moins je comprends cet état de fait.

Tu n’es pas encore né que tu prends d’ores et déjà ta place. Tu ne la voles pas, non. Elle te revient naturellement. Ton père et moi te la donnons sans même nous en rendre compte car tu fais dorénavant partie de notre famille.

Et, tu a l’air d’aimer ça. Tu as l’air d’apprécier l’attention que nous t’accordons. Tu oses de plus en plus t’affirmer, par des petits coups, par des mouvements. Et ton père et moi adorons ça.

Hier, durant tout l’après-midi, tu t’es rappellé à moi (comme si je pouvais t’oublier, petit pois). Ton père a été surpris de te sentir si fort bouger. Il a pris plaisir à rester longtemps à caresser mon ventre et toi, tu as pris plaisir à suivre sa main et à imprimer ta présence. Il m’a même demandé de me taire, parce qu’il avait envie de partager ce moment rien qu’avec toi. (Je crois que tu as bien compris à quel point je suis bavarde, n’est-ce pas).

Quoi qu’il en soit, je t’aime fort et je souhaite de tout coeur que tu te sentes bien, au creux de moi, le temps dont tu auras besoin pour constituer le maximum de force pour affronter le monde qui t’attend. Et si tu as envie de rester un petit peu plus longtemps, n’hésite pas. Mon ventre est là pour toi.

Je t’embrasse,

Journal de grossesse : la grossesse, c’est quand même aussi magique

Cher petit pois,

Depuis que tu as élu domicile dans mon ventre, j’ai vu beaucoup de changements s’opérer autour de moi.

Aucun de ne s’est déroulé comme je l’avais imaginé.

Cela a causé un certain nombre de désillusions et de déception. Un certain nombre d’interrogation aussi (c’est normal qu’il se passe ça ?). J’ai rédigé un billet sur tous les petits trucs qu’on n’imagine pas et qui ne sont pas très gais.

Mais, je ne voudrais pas que tu croies que ces 9 mois ont été pénibles.

Depuis que tu es rentré dans ma vie, j’ai eu la merveilleuse sensation d’être capable de créer la vie et d’avoir été choisie par toi comme maman.

Et, depuis quelques semaines, tu m’offres des sensations que je n’avais encore jamais senties auparavant : tu bouges.

Ah, j’ai eu un peu peur, parce que depuis mon retour au boulot, tu t’es fait super discret, petit pois. J’ai cru que tu n’allais pas bien.

Mais, lundi et hier, tu t’es rappelé à moi, comme pour me dire : « maman, arrête de stresser ! Je vais bien, je prends juste le temps de grandir sereinement. »

Enfin, disons plutôt que lundi, tu as voulu dire un truc du style  : « oh, maman, je sais que tu ne me sens pas beaucoup ces derniers temps, mais je suis quand même là. Alors arrête de te coucher sur le ventre, tu m’écrases. Allo ! Ohé ! Tu m’entends ? Tourne-toi, s’il-te-plait ! Attends, je vais taper plus fort pour que tu me sentes bien. Tu ne te mets jamais sur le ventre. Tu vas bien finir par te coucher sur le côté, non ? »

En fait, petit pois, je consultais un livre de cuisine, à la recherche de recettes pour varier un peu plus notre alimentation. Parce que j’ai envie que, dès maintenant, tu goûtes un peu de tout.

Je t’avoue que j’ai adoré ce moment où je te sentais. Et je l’ai peut-être fait durer un peu plus que nécessaire, juste pour être sûre que c’était bien toi et non mon imagination.

Puis, je me suis tournée et j’ai senti mon ventre s’apaiser en quelques minutes.

Je ne sais pas si tu m’as entendu, mais je t’ai parlé un peu, puis j’ai sombré dans un sommeil profond.

Ton père n’a pas encore la chance de jouir de ces moments magiques. Il en t’as senti qu’une ou deux fois, et à peine. Mais, ces quelques mouvements l’ont ému comme tu ne peux l’imaginer. Il a hâte de te voir et de te sentir, lui aussi.

D’ailleurs, en attendant ta naissance, on a déjà préparé le nid d’ange dans lequel tu passeras ta première nuit, si tout se passe bien. Tu devrais le trouver merveilleusement doux et moelleux.

Je t’embrasse, petit pois.

Prends bien le temps de grandir, nous serons patients.

 

Journal de grossesse #12 : tout rentre dans l’ordre

Cher petit pois,

Qu’est-ce que j’ai stressé, ces deux dernières semaines.

Heureusement, tu as gentiment bougé ton popotin pour soulager mon angoisse et me rassurer sur ton état de santé.

N’empêche que je suis allée une boule au ventre à l’examen d’hier.

Au programme : échographie et discussion.

On n’en fait jamais plus.

C’est ce que j’aime bien aussi, chez notre gynéco : elle ne pratique pas des examens inutiles dans le seul but de gagner de l’argent ou de faire « genre ».

Les résultats de la prise de sang sont excellents. Tout va bien, sauf un petit déficit en vitamine D.

Et puis, l’écho.

Mon coeur qui s’emballe, car, de prime abord, tu ne bouges pas et ton coeur non plus.

Mais, en fait si. Sauf que la coupe ne permettait pas de le voir tout de suite.

Tu as sans doute senti mon stress, puisque tu t’es empressé de donner un petit coup de coude.

Tout va bien. Ton coeur bat bien. Tu bouges toujours, mais un peu moins que le mois dernier. Pas de pirouettes, cette fois-ci. Ce qui nous donne l’occasion de t’observer un peu plus.

Mon coeur de (déjà) maman se rassure.

Continue à bien grandir, petit pois. Nous sommes tellement fiers que tu évolues si bien.

Je t’embrasse.

 

Journal de grossesse # 11 – Décollement placentaire

Cher petit pois,

Lundi, ton père et moi devions fêter notre première année de mariage.

Tu as du croire que nous t’oublierions.

Alors, tu as décidé de te rappeler bien intensément à nos esprits.

Lundi matin, juste avant ma réunion matinale (sur les procédés de légistique, tout un programme), j’ai préparé mes affaires dans la salle puis je suis allée faire mon pipi préventif. Je ne tiens plus 3 heures sans pause pipi. Surtout si je n’ai pas vidé ma vessie au début… Je salue mes collègues avec un sourire. J’ai passé un excellent week-end et je me sens bien.

Je baisse ma culotte, je m’assois  (Je sais petit pois, l’imge de ta mère faisant pipi n’est peut-être pas celle que tu voudrais garder, n’empêche qu’il paraît que tu ne me laisseras pas faire mon pissou tranquille d’ici peu, alors, zut quoi). Je commence à faire mon pipi et… Je panique. Du sang. Plein de sang. Ma culotte est rouge. Avec des morceaux plus compacts. Je m’essuie précipitamment. Pareil, sur mon carré de papier : plein de sang et plein de grumeaux.

A ce moment précis, je sais que c’est fini. Tu as décidé de ne pas naître dans notre famille. Tu nous a quittés.

Je fonds en larmes.

Je me rhabille.

Je me lave les mains.

Mon cerveau passe en mode automatique. Je ne dois pas montrer mon désarroi à mes collègues. (Oui, ta mère a une fierté mal placée, te voilà prévenu).

Je passe mon visage à l’eau, je me donne bonne contenance.

Je rentre dans la salle de réunion, je reprends mes affaire devant le formateur, étonné de mon départ soudain, je me dirige vers mon bureau. En mode automatique, toujours.

Juste avant de pénétrer dans mon bureau, je croise mon chef. Qui me demande « ah, bonjour la Ronde ! Tu vas bien ? »

Je réponds avec une ébauche de sourire « oui… enfin, non ». Je refonds en larmes et lui explique que c’est le bébé, que j’ai du sang, que… que… que je vais appeler le médecin.

Mon chef me dit « oui, appelle le médecin et va aux urgences. Fais ce que tu dois pour le bébé ».

« Non, pas les urgences, ça ne sert à rien. Je vais appeler mon médecin. »

Je m’enferme dans mon bureau.

J’appelle ton père. Évidemment, je pleure tellement qu’il ne comprend pas un traitre mot de ce que je lui dit. Alors, je me calme un peu et lui explique.

Il me rassure. « Tu te rappelles, la gynéco avait dit que ça pouvait arriver. Que ce n’était grave que si tu ressentais en même temps de très fortes douleurs. Et que, même si c’était le cas, il y avait encore de l’espoir mais qu’il fallait aller aux urgences. »

Je raccroche un peu calmée. J’appelle ma gynéco (tu sais, le doc qui vient avec une sonde chaque mois pour voir si tu vas bien). Elle est en consultation. Je dois attendre. Elle me rappellera.

J’appelle alors une super collègue. Une collègue qui a déjà eu un enfant (la seule, en fait, de mon entourage). Elle débarque dans mon bureau. Je suis un zombie. Mes larmes coulent. J’attends l’appel de la gynéco. Elle me dit que je dois aller aux urgences.

Ils me broutent, là, à tous me dire d’aller aux urgences ! J’ai pas de voiture. J’ai pas d’argent sur moi… Je ne peux quand même pas y aller en métro, en perdant autant de sang ?

Je réponds un vague ‘ouais, on verra, j’attends l’appel du médecin ».

Elle sort de mon bureau. Je crois qu’elle m’a dit quelque chose, mais, je n’ai pas entendu. Ou pas écouté. Je ne sais plus.

Soudain, mon chef et elle entrent dans mon bureau. Elle me prend par le bras.

« La Ronde, tu vas aller aux urgences. Quelqu’un t’attend en bas, on va te conduire. Je fais ton sac. »

Mon chef me dit « Oui, elle a raison, la Ronde. Et tu ne dois pas t’inquiéter de ton travail. Ca, c’est mon problème. Toi, tu dois seulement t’occuper de ton bébé, d’accord ? »

(Oui, petit pois, j’ai un chef en or. Sauf que je vais changer bientôt…).

On me conduit au rez-de-chaussée où le chauffeur de la Ministre m’attend. Elle est en réunion, et elle n’a pas besoin de son chauffeur durant l’heure qui suit.

Je suis conduite aux urgences. Je me laisse conduire. J’obéis. Mon cerveau n’est plus capable de réfléchir.

La dame de l’accueil des urgences me regarde de travers. « Ah mais je ne sais pas si on a un gynéco de garde, madame… Eh, Ginette, y a un gynéco de garde ? »

Visiblement, la réponse est oui, parce qu’on me prend ma carte d’identité et ma carte sis.

Je patiente. J’ai peur. Je pleure.

En moins de 5 minutes, une infirmière vient me chercher.

« Vous perdez encore beaucoup de sang ? »

« Je ne sais pas. Je ne suis plus retournée aux toilettes. »

« Vous avez des douleurs »

« Non, je ne crois pas. »

« Vous êtes enceinte de combien de temps? »

« Je suis dans mon 4ème mois »

« C’est très bien. Un gynécologue va venir bientôt pour faire un examen. Calmez-vous, madame, ce n’est pas bon pour le bébé »

« Il n’y a plus de bébé, madame », dis-je dans un souffle.

« Bien sûr que si. Ne vous inquiétez pas. »

Après une dizaine de minutes, une jeune femme entre dans la pièce et se présente.

Elle est la gynécologue de garde et me propose de passer directement à l’échographie.

La première chose qu’elle me montre, c’est ton coeur qui bat et ton petit corps qui bouge.

Tu es encore là et tu vas bien. Elle me sourit et me conseille de sécher mes larmes. Elle va maintenant commencer l’examen et voir s’il y a quelque chose.

En quelques secondes, le verdict tombe : une partie du placenta se décolle sur 20 mm. C’est quand même beaucoup. Mais, rien de trop grave.

Je dois arrêter de travailler quelques temps et prendre des médicaments.

Je lui explique que je suis employée de bureau. Mon job n’est pas vraiment fatiguant. Chiant, oui. Mais pas fatiguant.

Elle m’explique alors qu’il s’agit de rester au repos total. Genre pas plus de 5 ou 10 minutes debout d’affilées. Elle m’explique aussi que maintenant, je dois me recentrer sur toi. Mon job pour les semaines à venir consistera à te faire grandir, à temps plein.

Je suis soulagée. Tu vas bien.

Je sors avec une prescription et un arrêt maladie de deux semaines et demi (et une interdiction de câlin… C’est ton père qui est content…).

J’ai directement appelé ton père qui a été soulagé et ému de cette bonne nouvelle (enfin, je ne lui avais encore rien dit pour les câlins).

Et nous avons passé la soirée à parler de toi et à t’envoyer plein d’ondes positives pour aller bien.

Tu imagines donc que notre soirée en amoureux n’a pas tout-à-fait été à l’image de ce qu’on attendait. En même temps, tu as rendu service à ton père qui s’était un peu planté niveau organisation de soirée, tout ça (tu es bien son enfant, n’est-ce pas !).

Allez, petit pois, grandis vite !

On a très envie de toi dans notre vie !

Je t’embrasse… 🙂

Journal de grossesse – A la recherche d’une crèche

Cher petit pois,

C’est officiel, cela fait plus de 12 semaines que tu as creusé ton petit nid dans mon ventre. Il est temps de t’inscrire dans une crèche.

Pas que je ne voulais pas le faire avant. Mais, les crèches m’ont rabroué dès le départ : « Madame, il faut être enceinte de 12 semaines pour pouvoir vous inscrire ». Ah bon.

Alors, à 12 semaines et 1 jour (le lendemain de la réception du précieux sésame délivré par la gynéco), j’ai entrepris mon marathon téléphonique pour te trouver une place.

Crèche n°1 : La liste d’attente est déjà longue de 160 familles. Mais, nous obtenons un RDV pour finaliser le dossier et t’inscrire officiellement sur ladite liste. La dame est très gentille mais me prévient qu’il y a peu de chances que j’obtienne une place avant janvier 2014. D’un coup, je l’aime moins. (Mais, il ne faut pas tirer sur le messager, dit-on).

Crèche n°2 : La dame refuse de t’inscrire sur la liste. Il y a plus de 300 familles inscrites et aucune place ne sera disponible avant la fin 2014. Je demande comment il est possible qu’il y ait 300 personnes avant moi et que les inscriptions soient clôturées alors qu’il y a deux mois, on m’a interdit de m’inscrire parce que je ne remplissais pas la condition de 3 mois de grossesse et qu’aujourd’hui est le 1er jour où je peux m’inscrire. On me dit qu’on n’a pas à me répondre. Merci, au revoir.

Chouette.

Crèche n°3 : La liste d’attente est longue de plus de 200 familles. Peu d’espoir d’avoir de la place avant septembre 2014. Mais, j’obtiens un RDV pour t’inscrire.

Crèche n°4 : La dame responsable des inscriptions est absente. Retéléphonez lundi.

Crèche n°5 : La dame responsable des inscriptions part en vacances lundi. Rappelez à son retour, le 5 novembre.

Crèche n°6 : La liste d’attente est longue de plus de 200 familles. Peu d’espoir d’avoir de la place avant septembre 2014. Mais, j’obtiens un RDV pour t’inscrire.

(Non, non, ce n’est pas un bis repetita).

Crèche n°7 : La dame responsable des inscriptions ne travaille que le vendredi. (Elle en a de la chance!). Rappelez demain.

Crèche n°8 : Désolé, la crèche a fermé lundi.

Crèche n°9 : La dame responsable des inscriptions sera là mardi de 14h à 16h. Rappelez mardi.

Crèche n°10 : « Vous travaillez dans tel hôpital ou à tel endroit ? » « Euh, non » (pourquoi ais-je dit non?)(peut-être parce que c’était la vérité…). « Alors, on ne prend pas les inscriptions. Les places sont réservées pour les femmes qui travaillent là et qui habitent la commune »… Ah bon. (On ne mentionne pas le papa, dans l’histoire. J’imagine que l’inscription dans une crèche est l’apanage des femmes).

(Tu remarqueras d’ailleurs, petit pois, que les responsables des inscriptions en crèche sont exclusivement des femmes dans notre commune).

Là, il faut ravaler ses larmes.

Non, parce que bon, faut pas faire croire qu’on ne peut pas s’inscrire avant 3 mois et n’entendre que des « oh, les listes d’attente sont longues. Pas de place avant un an ou deux! ».  Je sais que la crèche concerne des enfants entre 3 mois et 3 ans et que donc, des parents sont inscrits depuis longtemps et attendent d’avoir une place alors même que bébé n’est plus un bébé mais pas encore en âge d’aller à l’école…

N’empêche qu’on ne m’ôtera pas de l’esprit qu’il existe un certain nombre de passes-droit…

 

Reste les assistantes maternelles. Je ne sais pas ce que c’est. J’appelle le 1er numéro de la liste.

Une dame adorable me répond et m’explique qu’elle garde des enfants chez elle. Elle m’explique son projet pédagogique (un projet pédagogique avec des bébés ? Je crois rêver ! C’est génial). Malheureusement, elle n’a pas de place avant janvier 2014. Mais, elle me donne le numéro de sa collègue. On ne sait jamais, même si en début de semaine, elle était encore full.

Sa collègue, un chouïa moins sympathique, m’explique qu’elle a eu un désistement ce matin. Une chance. Parce qu’elle ne fonctionne pas avec des listes d’attente. La place est donc pour la première famille qui appelle, et aujourd’hui, c’est moi. Elle a une place libre pour septembre 2013. Ca m’intéresse ?

Non, peut-être !

T’imagines bien, petit pois, que j’ai pris RDV illico presto. Vendredi matin, je la rencontre. Mais, j’ai d’ores et déjà réservé la place.

A priori, donc, tu iras chez elle (sauf si vraiment elle n’a pas l’air sympa, vendredi). En attendant qu’une place se libère chez la dame adorable, en janvier.

Puis, qu’une autre place se libère en crèche.

Ouf !

Par acquis de conscience, je termine ma liste. Il y a des « maisons d’enfant ». Je me demande ce que c’est.

Rien moins que des crèches privées.

Avec un super projet pédagogique.

Et le super prix qui va avec ! (En moyenne plus du double d’une crèche communale, quand même).

Bon, je sais que l’argent n’est pas ta préoccupation première et tu as bien raison. N’empêche que t’as pas choisi la famille la plus riche (appel aux sponso inside, évidemment). Du coup, les crèches privées ne rentrent juste pas dans notre budget… Voilà.

Bref, jeudi, j’ai fait le tour des crèches de la commune et c’est pas gagné pour que tu aies de la place.

Si seulement un seul salaire (ou deux demis) pouvaient suffire à nous nourrir et nous loger, crois-moi qu’on te garderait bien près de nous ! 😀

A bientôt, petit pois !

Bisous