Archives de tags | mariage

J’ai testé pour vous l’après-midi attablée avec des cons

Et je te le confirme, c’est moyennement sympa. (Au cas où tu te posais la question… On ne sait jamais!).

Vendredi, mariage de deux amis à nous, nous passons la journée avec des gens que je ne connais que très peu (voire pas du tout pour certains).

D’un naturel sociable, je papote avec les gens. Même pas peur, d’abord.

A une table, il y a le meilleur ami de père-du-petit-pois-qui-pousse-dans-mon-ventre (appelons-le Matthieu) avec sa copine (disons Nadine) et quatre gars que je ne connais pas (et dont je n’ai absolument pas retenus les prénoms)(prénoms que je m’amuse de toute façon à modifier, tu me diras, mais ne sois pas si carré, s’il-te-plaît).

Je discute un peu avec Matthieu et Nadine et donc, avec les quatre autres énergumènes.

Puis, viens le moment des ragots. Ragots de gens dont je n’ai jamais entendu parler. Évidemment. Soit. J’écoute. Même les ragots de parfaits inconnus peuvent paraître éminemment intéressant quand tu t’emmerdes tu veux t’intégrer.

– « Oh, tu sais quoi ? Y a trucmuche, il a une nouvelle copine! »

– « Non?! Elle s’appelle comment ? »

– « J’sais plus. Machin brol, je crois ».

– « Ah, ouais! »

Bref, que de l’info intéressante, quoi. Puis, soudain :

« Ah, mais je ne t’ai pas raconté ? Bidule nous a invités aux thermes pour son annif. Il avait droit à trois places gratos. »

« Sympa, dis »

« Ouais, ben, attends, on arrive, et le gars, il avait emmené sa copine! »

« Quoi ? Tu veux dire la grosse, là ? »

« Ouais, ouais. C’était dégueu. En plus, on l’a su une heure avant d’arriver aux thermes. On était dégoutés d’avance comment elle est trop grosse quoi! »

« Ouais, beurk ! J’imagine. Et quoi ? Vous vous êtes mis à poils devant elle ? »

« Ben, ouais, c’était les thermes, quoi. Mais, le pire c’était de la voir elle à poil. Un vrai film d’horreur »

Gros rires gras… Je te rappelle à tout hasard que je partage leur table, à ce moment précis et qu’on a discutés ensemble trois minutes avant, quand même. Je rappelle aussi au lecteur non assidu que je pèse un truc comme 120 kilos, je veux dire.

« On a été à quatre dans le jacuzzi. Elle était à poil, mec! »

« Il paraît qu’ils vont se marier »

« Oh, non! Putain ! Le gars il va casquer pour payer sa robe ! Peut-être qu’il pourra demander à payer le tissu au mètres, ça lui reviendra moins cher ! haha ! »

Matthieu : « Ouais, ou alors, il pourra récupérer de vieux parachutes ! Haha! ». Le regard de Matthieu fait le tour de l’assistance pour souligner son trait d’humour et ses yeux se posent sur moi, qui ne ris pas (et qui a même les sourcils légèrement froncés genre « tu te fous de moi ou bien? »).

Il reprend donc tout son sérieux et ajoute, maladroitement, un peu confusément : « Non, je dis ça parce que vraiment, après la deuxième guerre, les gens récupéraient la soie des parachutes pour se faire des robes et… »

C’est là que mon chéri l’a interrompu d’un « Non, mais, c’est bon t’enfonces pas plus, mec ». (Enfin, c’est ce que j’ai imaginé très fort, je crois)(en vrai, je ne sais plus).

 

Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas réagi. Non, parce que je vous la fais courte, mais la conversation a bien duré 15 minutes sur les rondeurs de la copine de Bidule. Et moi, j’étais là et je me disais : « Mais, ils se rendent compte que je suis là et que j’entends ? Ils veulent me faire passer un message ou quoi ? Ils croient que j’ai attendu leurs remarques à la noix pour faire « attention » à mon poids ? C’est quoi le délire ? S’ils voulaient pas aller à poil avec cette fille (ce que je peux parfaitement comprendre), il suffisait de le dire. Ils ont presque (ou passé) trente ans, quand même. Y avait moyen de dire au copain : ‘écoute, on pensait plus faire un truc entre potes. On va plutôt te laisser tranquille avec ta copine et on se refera ça entre mec un autre jour’. C’était tout simple. »

Mais, non, au lieu de ça, ils ont préféré y aller (en même temps, voir une fille à poils, grosse ou pas, hein, j’imagine que ça fait toujours plaisir) et en rire grassement avec tout qui était prêt à les écouter !

 

 

Et toi ? T’aurais réagi ? T’aurais laissé passer ? T’aurais ri ?

La ronde pleure

Beaucoup de questions, beaucoup d’émotions et beaucoup de peur. Ce cocktail ne pouvait me mener qu’aux larmes.

Bien sûr, j’essaie de faire genre « tout va bien, smile, je souris, tu vois pas ». Sauf qu’au fond de moi, c’est pas la joie.

Une amie très chère, O., m’a un jour dit que, parmi mes amis, un « tri » se ferait lors d’évènements importants : ces moments cruciaux dans la vie que sont un mariage, une naissance ou encore un décès apportent leur lot de déception et laissent apparaître la vraie nature des gens.

Juste après mon mariage, j’étais fière de moi. Mes amis avaient tous répondu présents. J’avais de vrais amis et « l’épreuve » du mariage n’avait en aucun cas révélés des facettes jusque là inconnues et désagréables de ceux qui comptaient pour moi.

Sauf que ce n’était pas vrai. Les conflits étaient juste latents et je m’en suis aperçue que bien trop tard.

Surtout, je découvre, aujourd’hui, une facette de ma propre personne que je n’avais encore jamais remarqué jusque là : ma propension à me lier avec des gens qui me sont néfastes.

Évidemment, (et heureusement pour moi), tous mes amis ne rentrent pas dans ce cas de figure. J’ai la chance d’avoir de vrais liens, de vrais amis, qui m’aiment et me respectent.

Mais, parmi ceux-ci, se cachent des personnes qui ne me font pas du bien. Depuis longtemps, d’ailleurs. Mais, auxquelles je reste attachée par un mystère que je ne m’expliquais pas. Une certaine Z. en particulier. Qui m’a fait plusieurs coups tordus, sans que jamais je ne pense à les lui reprocher.

J’ai toujours ressenti le besoin de plaire aux autres, surtout à ceux à qui je ne plais pas, au détriment, parfois, de ceux qui comptent.

Aujourd’hui, je m’interroge sur ce fait. Je m’interroge sur les raisons qui me poussent à rester en contact avec des gens qui, visiblement, ne m’aiment pas. Pas que ces gens soient fondamentalement mauvais. Simplement, ils me sont néfastes, parce qu’ils ne m’aiment pas, ne me respectent pas.

Et, tout d’un coup, j’ai un flash : un moment d’extrême lucidité, que l’on connaît tous.

« Je me fais volontairement du mal ».

J’ai ressenti cette révélation comme une claque en pleine gueule (vu mon état émotionnel du moment, je me permets un peu de vulgarité).

Je m’auto-détruis.

Je me mets, volontairement, dans des situations qui me font souffrir.

Je mange, au-delà du raisonnable, et met ma santé en danger.

Je ne respecte pas mon corps.

Bref, je ne m’aime pas assez pour me faire du bien et les exemples sont nombreux.

 

C’est fou de prendre conscience d’un tel truc. C’est effrayant aussi.

 

Aujourd’hui, surtout, je sais que j’en vaux la peine. Je ne suis pas parfaite, c’est vrai. J’ai des défauts. Plein. Mais, j’ai aussi des qualités. Je suis quelqu’un de bien. J’essaie, en tout cas, et c’est déjà pas si mal.

Et quoi qu’il en soit, je sais qu’il m’appartient de me respecter, de prendre soin de moi, de faire les bons choix pour moi. Personne ne le fera à ma place, surtout si je ne donne pas l’exemple.

Aujourd’hui, je dois admettre que mon amie O. avait raison, les grands évènements d’une vie sont l’occasion de faire un tri dans ses amitiés, et mon coeur pleure, parce que même si mes raisons sont les bonnes, ce n’est jamais une chose facile à faire…

 

 

EDIT : je n’oublie pas le petit concours. Je rédigerai le billet ce soir et sera en ligne dès que je l’aurai fini (ce soir ou demain). Mais, depuis ce matin, mon cerveau tout entier a été occupé par ces soucis d’amitié…

La ronde mange un peu trop

Chaque jour, une petite bouche en trop suit une autre petite bouchée en trop qui en suit une autre et ainsi de suite.

Mon corps, ne sachant que faire de toutes ces bouchées, les planque en réserve au cas où.

Au cas où quoi, on se le demande.

Non, parce que, vu ma masse corporelle, je brûle plus de Kcalories par jour qu’une personne « normale ». Et mon corps a besoin de pas mal d’énergie pour déstocker la graisse. En toute logique, je mourrai plus vite en cas de famine. C’est malin !

Mais, je suis comme ça. Je garde en réserve. Au cas où.

Mon corps ne fait qu’imiter mon comportement habituel, en somme. Chaque jour, passent devant moi des objets que je planque en réserve, au cas où. Mais, là n’est pas le sujet du jour.

Ces derniers temps, mon poids a sensiblement augmenté. Combien ? Je n’en sais rien. Je ne me pèse plus. Depuis que je zermate (même à moitié), mon poids reste assez stable et la pesée ne m’apporte plus grand chose. Mais, je sens, à mon ventre et à une foutue vergeture qui commence dans le creux de mon bras gauche, que j’ai pris quelques kilos. Pas des tonnes, hein. Pas de quoi s’alarmer. M’enfin, quand même.

Je traverse, en ce moment, une phase extrêmement pénible en même temps qu’extrêmement joyeuse de ma vie. C’est un peu difficile à comprendre, mais pourtant, c’est exactement cela.

Je n’arrive pas à m’arrêter à ces choses si positives, parce que je suis en train de changer. En quelques mois, j’évolue autant qu’un enfant qui devient adulte en passant par sa phase d’ado.

Il y a pas mal d’étapes que je n’ai pas vécues, petite, parce que je ne pouvais pas me le permettre. Comment faire une crise d’ado, quand ta mère a pondu 5 enfants après toi mais est en dépression telle que tu dois prendre le relais et devenir leur « maman de substitution » ? Comment être une ado qui tombe amoureuse quand, à la maison, un homme te court après et que tu dois, sans cesse, te protéger pour qu’il ne te saute pas dessus ? Comment faire des bêtises d’ado ou d’enfant, quand tu te prends déjà des coups pour un oui ou pour un non ?

Alors, j’ai été une ado sans problème. Le genre d’ado que les profs adorent. Celle qui fait certes ses devoirs en retard, sur un coin de table le matin. Mais qui écoute en classe. Qui ne crise pas pour un rien. Qui ne fume pas. Qui ne se drogue pas. Qui ne sèche pas les cours.

La seule prof qui ne m’aimait pas c’était la prof de gym. (Là, j’exagère un peu, j’ai eu d’autres profs qui ne m’aimaient pas, mais, pour d’autres raisons et il y a eu des profs de gym intelligents aussi parmi ceux que j’ai côtoyés). Parce que j’étais de celles qui, trop grosses, peinaient à faire les exercices imposés. Heureusement, on n’était pas nombreuses à être grosses. Et heureusement, la Ronde n’avait pas encore une grande bouche à l’époque. Elle n’osait pas affirmer trop fort que ses 3 kilos en trop (puis 5 puis 10) n’étaient pas la cause de ses difficultés mais un asthme du à une pneumonie mal soignée parce que ses parents n’avaient pas jugé utile de poursuivre les séances de kiné.

Alors, ces étapes, je les vis maintenant. Je me rebelle. Je dis stop. Je dis non.

Sauf que je dois apprendre en quelques mois à poser des limites ni trop lâches ni trop stricte. Je dois apprendre à me faire respecter sans m’imposer. Je dois apprendre toutes ces choses que l’on apprend ado, sans s’en apercevoir, sauf que moi, je suis adulte et qu’il y a beaucoup de choses que l’on ne pardonne pas à un adulte, qui est censé savoir que telle ou telle chose se fait ou non.

Je vis des métamorphoses en complète inadéquation avec mon âge mais parfaitement indispensables pour devenir, un jour, une jeune femme épanouie et une maman heureuse.

J’ai l’impression que mes amis ne comprennent pas ce besoin. Je m’éloigne, petit à petit de tout ceux qui comptent tellement pour moi, mais que je ne veux pas faire souffrir.

Alors, je mange. Au-delà de ma faim. Quand j’en prends conscience, j’arrive à m’arrêter. Mais, il me faut souvent plusieurs bouchées avant d’en prendre conscience. Plusieurs fois, ces derniers jours, j’ai re-mangé au point de me sentir mal. Cela ne m’était plus arrivé depuis longtemps…

 

Heureusement, dans cette même période, je me suis mariée, je suis devenue proprio et je suis partie en voyage de noces. Trois beaux projets menés de front. Avec plus ou moins de brio. Avec beaucoup de difficultés, surtout.

 

Je ne suis pas sûre que c’était la meilleure période pour entamer ces projets, parce que je ne suis pas certaine d’être à même d’en profiter. J’en garde, parfois, un souvenir amer, plus qu’heureux. Amer de tout ce qui a entouré le projet, malgré le bonheur du projet lui-même.

Alors, je mange, pour oublier cette tristesse. Pour m’oublier moi, aussi, un peu. Pour m’évader loin de cette réalité qui me fait souffrir. Sauf que manger me fait souffrir aussi. C’est con…

 

Mais, c’est un fait : je mange trop…

 

EDIT : Je suis consciente de dévoiler, ici, des choses très personnelles et très graves. Mais, je sais aussi que je suis loin d’être la seule dans ce cas. Et que, peut-être, un jour, quelqu’un passera par ici et se sentira concernée… Et que ce quelqu’un osera, à son tour, en parler. Pour ne pas rester dans le mutisme et dans la honte.

La ronde est amoureuse

Atention : billet à heute teneur de mièvrerie…

 

Depuis bientôt quatre ans, j’ai rencontré l’Homme de ma vie, celui que j’ai épousé il y a quelques mois à peine, celui qui sera, sans conteste, le père de mes enfants, celui qui m’aide à devenir plus forte tout en me permettant d’exprimer ma fragilité.

En un mot comme en cent, l’Homme-de-ma-vie (j’invente les mots que je veux d’abord).

Hier soir, nous avons eu une belle discussion. De celles qui font couler des larmes, qui appellent les câlins, mais, surtout, qui renforcent le couple.

J’aime mon chéri d’amour. Bien sûr, il a des défauts. Bien sûr, il n’est pas parfait. Bien sûr, on se dispute (souvent, même, ces derniers temps, parce qu’on n’a pas beaucoup de temps pour nous). Bien sûr, il y a des jours où je me pose mille quesions sur notre couple, sur notre mariage, sur notre avenir.

Mais, lorsque mes yeux se posent sur les siens, plus aucun doute n’est permis. Il est celui dont j’ai besoin. Celui qui m’enrichit. Celui qui me convient.