Archive | mai 2012

La ronde change de médecin

Depuis bientôt trois ans, j’ai le même médecin. Une jeune femme plutôt sympa. Qui est très gentille. Avec qui le contact passe bien. Mais qui exerce dans une maison médicale tout proche de mon ancien chez-moi mais très éloignée du nouveau. 50 minutes de transport en commun quand on est malade, pour voir son médecin, ce n’est glop. Ni top.

Depuis 6 mois, donc, je galère à trouver un médecin lorsque j’en ai besoin. Pas que je passe ma vie à être malade. Mais, mon corps a choisi cette période particulièrement inopportune pour faire des caprices… Heureusement, mon chéri connaît un médecin qui nous a dépanné entre temps, mais ce n’était pas une situation très agréable et ce n’était pas destiné à durer.

Il était donc temps de prendre contact avec un médecin qui deviendrait, à terme, notre médecin traitant.

Au détour d’une promenade avec Princesse, j’ai découvert qu’un médecin homéopathe exerçait à deux pas de chez moi. Une médecin, pour être précise. J’ai noté son numéro et ai pris RDV.

 

Honnêtement, en appelant, je me suis dit qu’elle allait me prendre pour une folle : je ne suis pas malade. Mais, je voulais avoir un premier contact avant de décider si je mettais mon sort (médical) entre ses mains. Parce que, faut pas déconner, si le contact passe aussi bien qu’avec le médecin que ma mère avait choisi, quand j’étais ado, je préfère me soigner toute seule avec des plantes plutôt que d’être confrontée à tant de froideur et de dédain.

Je me rappelle que cette femme (décidément, je ne me fais soigner que par des femmes…) me regardait toujours d’un air méprisant. Elle estimait que j’inventais. Des douleurs. Des maladies. Lorsque je la consultais pour des douleurs inexpliquées (au genoux, par exemple), elle m’assénait d’un ton sans appel que c’était dans ma tête et que ce n’était rien de grave. Elle me considérait comme hypocondriaque, je suppose. Je ne l’étais pas.

A force, je le suis devenue. J’ai développé une peur d’avoir une maladie qu’un médecin ne décèlerait pas. Je savais, à l’avance, que quoi que je lui dise, elle ne me prendrait pas au sérieux.

Lorsque j’ai été en âge de choisir mon médecin, j’ai consulté son confrère, du même cabinet, qui était beau comme un Dieu (c’est pas un critère ?), et qui me prenait au sérieux, lui.

Les années qui ont suivi, j’ai découvert que mes douleurs (« inventées ») aux genoux étaient due à un déplacement de ma rotule. Après cinq minutes et trois manipulations chez un kiné, ces douleurs ont disparu (malheureusement provisoirement et je dois régulièrement procéder aux manipulations que le kiné m’a montrées)…

J’ai découvert que mes douleurs (légères) au bas-ventre étaient dues à des ovulations répétées durant mon cycle. Rien de grave, si ce n’est que je risque plus facilement de tomber enceinte.

J’ai découvert que mes autres douleurs au ventre (moins régulières mais plus violentes) étaient dues à des intolérances alimentaires. Depuis que je m »interdis certains aliments, elles ont purement et simplement disparu.

Si cette femme m’avait prise au sérieux dès le début, j’aurais sans doute un peu plus confiance dans le corps médical. Et j’aurais évité des douleurs aussi inutiles que désagréables. Mais le fait est que ça n’a pas été le cas.

Pour en revenir à mon RDV, j’ai cru que cette femme médecin homéopathe me prendrait pour une folle de prendre rendez-vous sans être malade.

Mais, non. Au contraire. Elle a trouvé ça normal.

« Je salue votre démarche. Les patients devraient faire ça plus régulièrement. Trop souvent, je vois des patients pour la première fois alors qu’ils sont malades et je dois découvrir leur dossier tout en prescrivant le bon traitement et en analysant leurs antécédents, le tout en 20 minutes chrono…  »

Un bon point pour elle.

Maintenant, je croise les doigts pour que cette entrevue se passe bien.

 

Et toi ? Tu as déjà eu des mauvaises expériences avec un médecin ? Tu as un médecin traitant ? Ou tu préfères aller en clinique ? Tu as déjà appelé un médecin juste pour « prendre contact » ? Tu penses que je suis folle ?

# 3 – La découverte d’un nouveau monde

#1 – La sans nom

#2 – Une rencontre désagréable

 

 

(Suite)

 

Quand je dis que je comprends le langage humain, je mens. J’entends les mots. Je n’en connais pas encore toutes les significations. Et j’accorde beaucoup d’importance au langage non verbal. Si les humains se rendaient compte des messages qu’il font passer avec leur corps, leur odeur, leurs mouvements, les battements de leur coeur…

Je me perds dans ces considérations, allongée dans mon sac de transport, sur les genoux de la jeune femme rencontrée quelques minutes plus tôt. Le sac est confortable, bien que petit : un petit journal, une serviette éponge et une robe avec une odeur très particulière tapissent le fond. La dame, Louise si j’ai bien retenu son prénom, me parle doucement et me caresse tout le long du voyage. Son compagnon et elle ont le regard rivé sur moi.

Je suis dans une espèce de machine qui fait beaucoup de bruit. J’ai cru comprendre qu’ils appelaient ça un train. J’aime pas le train. Je veux retourner chez ma maman ! A son évocation, je me mets à pleurer, doucement. Louise me chuchote des mots doux d’une petite voix, sa main sur mon corps qui sent bon ma mère. Je me calme, tout doucement. Mais mon corps tremble sans discontinuer. J’ai peur de ce qui m’attend. Ces deux humains ont l’air gentil, c’est vrai. Mais, je n’ai pas confiance en eux. Je ne les connais pas et je ne sais pas ce qu’ils me veulent. Pourquoi Papa m’a-t-il séparé de ma mère ? Pourquoi personne ne m’a expliqué ce qu’on me veut ?

 

Je me redresse, le coeur battant la chamade : Louise et Nicolas se sont levés, me tenant contre eux. Ils marchent. C’est bizarre un humain qui marche. Ca brinqueballe dans tous les sens. J’en ai la tête qui tourne. Ils pénètrent dans un tunnel, plein de bruit et d’odeurs bizarres. Il y a aussi énormément d’humains, partout. Devant, derrière, à gauche, à droite. Et le mouvement de Louise me donne mal au coeur.

Soudain, je vomis. Je ne comprends pas tout de suite ce qui m’arrive. Un spasme violent secoue mon corps et mon estomac se retourne, déversant son contenu dans ma gueule, puis sur la serviette éponge, si douce, pourtant.

Louise l’a senti. Elle s’arrête et dépose le sac.

Elle va me gronder, c’est sûr. Moi qui commençais à l’aimer, je me mets à lui salir ses affaires. Elle ne m’aimera jamais, j’en suis certaine. Je me blottis au fond du sac lorsqu’elle l’ouvre.

Je la regarde, désolée. Puis, surprise. Elle a l’air aussi désolée que moi. Elle essaie de me prendre mais je refuse. C’est peut-être une ruse pour m’amadouer. Elle ne s’en offusque pas. Elle essuie ce qu’elle peut, essaie de ramasser le maximum et de plier la serviette de telle manière qu’il n’y ait que du propre au-dessus. Elle me parle encore un peu, mais je suis trop stressée pour écouter quoi que ce soit.

Le voyage se poursuit. Je ferme les yeux, essayant, vainement, de me souvenir des jours heureux auprès de ma maman. Je les rouvre quand je sens que l’on dépose le sac. Je suis à nouveau sur les genoux de Louise, dans une autre machine aussi bizarre que le train. Ils appellent cela un métro.
Ce trajet me semble durer une éternité. Après le métro, ils ont encore marché, puis pris un « bus », une autre de leurs inventions étranges. Enfin, ils sont entrés dans une cage à peine assez grande pour eux et sont arrivés devant une porte. Ils ont sorti un trousseau de clé tout en me prévenant :

« Te voici devant ton nouveau chez-toi, Princesse !  »

« Bienvenue » a renchéri Nicolas.

Nous sommes alors entrés dans un appartement. Une sorte de box pour humain, mais beaucoup plus spacieux. Ils m’ont fait sortir du sac, non sans peine. Je ne pouvais pas bouger tant j’étais morte de trouille. Ils m’ont déposée sur un coussin moelleux qu’ils ont appelé « Panier ». Ils y ont mis la même robe avec l’odeur si particulière dessus.

Mon regard a accroché tout ce qui m’entourait mais mes yeux tombaient littéralement de fatigue.

Après un somme plus ou moins long, je me suis redressée dans mon panier. Louise m’a prise dans ses bras et j’ai compris que l’odeur si agréable de la robe dans mon panier, c’était la sienne. Depuis les trois heures que j’avais quitté ma famille, c’était la seule odeur rassurante qui m’entourait. J’ai niché mon museau dans son cou et me suis rendormie.

Je l’aime bien, Louise…

 

 

(A suivre)

# 2 – Une rencontre désagréable

# 1 – La sans nom

(Suite)

Qu’il est bon de se blottir contre le corps tout chaud de maman. J’aime entendre les battements de son coeur tout en me délassant dans la chaleur de notre petite famille endormie.

Un humain arrive au loin. Il va bientôt être l’heure de l’ouverture de la porte. Maman nous réveille en douceur, du bout du museau. Nous jouons un peu avec elle jusqu’à ce que l’humain arrive au niveau de notre box.

Nous nous ruons dehors avec bonheur. Il fait beau, le soleil inonde le petit jardin. Nous rencontrons les autres chiots, tout au plaisir de sentir l’air frais du matin. Il a plu durant la nuit et de fines gouttes parsèment l’herbe sauvage, nous faisant découvrir mille et une odeurs inconnues et savoureuses.

Soudain, j’entends des chiens aboyer. Un humain s’approche, avec une cage en main : celle des chiens qui ne reviennent pas. Les aboiements relaient la nouvelle d’un bout à l’autre du terrain. Nous avons peur. Je me cache derrière un buisson. Il ne me voit pas.

Il se dirige tout droit vers l’un de mes frères : un cocker tout noir, comme moi. J’ai le sentiment qu’il me cherche moi lorsque je le vois tripoter l’arrière train de mon frère avant de le laisser filer. Il ne veut pas d’un mâle. Je suis la seule femelle noire de tous les box.

Je me terre derrière mon buisson. J’espère qu’il changera d’avis ou que je me suis trompée.

Je le vois se diriger vers mon box. Les doutes ne sont plus permis. C’est moi qu’il veut. Je cours alors vers ma maman. Elle seule peut me sauver.

Mais, je vois à son regard qu’elle est impuissante à me sortir de cette situation. L’homme va me mettre dans une de ces cages dont on ne revient pas et nul ne sait ce qui m’attendra.

Bien que je coure, il a tôt fait de m’attraper et de me fourguer dans cette cage. C’est papa qui m’accueille dans la maison où on a fait des photos. Il me pose sur une table, examine mon intimité, prends le carnet bleu foncé, un sachet de ces infâmes croquettes ainsi qu’une boîte en plastique. Il m’emmène dans une boîte assez grande pour contenir plusieurs humains, blanche à l’extérieur, avec des sièges gris dedans. Il ressort et revient après quelques minutes, munis de feuilles supplémentaires.

Il introduit une clé dans un trou et la boîte se met à trembler. Je suis terrifiée.

Il a l’air de m’ignorer complètement. Il manipule une sorte de roue, et la boîte tremble encore et encore.

Soudain, les tremblement cessent. Il ouvre sa portière, s’empare de ma cage et se dirige vers deux humains, souriant. Papa recouvre son sourire, lui aussi. Il donne la boîte et le sachet de croquettes aux deux humains. Il leur tend les papiers qu’ils signent. Ils s’échangent encore d’autres documents, dont des petits rectangles colorés qu’ils appellent « euros ».

Les deux humains me regardent avec un beau sourire mais je suis terrifiée. les humains n’apportent jamais rien de bien. Ils essaient de me prendre dans leurs bras. Je pleure et je tremble de tout mon petit corps. Ils ont l’air soucieux. Visiblement, quelque chose cloche chez moi.

Papa les rassure : « ne vous en faites pas, c’est normal qu’elle ait peur, elle est encore petite, vous savez. Ne lui donnez rien à manger avant d’arriver chez vous et tout ira bien. ».

Ils n’ont pas l’air convaincu. Ils s’agenouillent près de moi et me font sentir leur main. Ils n’ont pas la même odeur que Papa et les autres humains. Je me laisse caresser, puis porter.

« Bonjour mademoiselle ! Moi, c’est Louise et lui, c’est Nicolas. Tu ne dois pas avoir peur. On va bien s’occuper de toi. Je sais que tu ne comprends pas ce qu’on dit, mais écoute bien ma voix. Tu entends que je suis gentille ? »

Les humains se pensent toujours supérieurs aux animaux. Ils croient qu’on ne comprend pas leur langage sous prétexte qu’ils ne comprennent pas le nôtre. Cela me fait doucement rire, malgré ma peur. Je me détends légèrement.

« C’est bien, ma chérie, tu trembles déjà un peu moins. Tu vois, on est gentil. Que penses-tu du nom de Princesse ? »

« Princesse », j’adore ! C’est tout moi, ça. Ma queue commence à frétiller.Même si mon coeur bat toujours à 100 à l’heure.

« Ah, on dirait que tu aimes ça. Va pour Princesse, alors ! « .

Dis donc, je suis super contente, j’ai un nom, à présent. Je m’appelle Princesse.

Mais, la peur ne me quitte pas pour autant. Les odeurs de ma maman me manquent. Mes frères et soeurs me manquent. Je n’ai pas envie d’aller avec ces humains, aussi gentils paraissent-ils.

Doucement, je pleure. Je lève les yeux vers eux, dans l’espoir de les convaincre de me laisser. Mais, je lis dans les leurs de la tristesse et de la compassion et déjà tellement d’amour que je me résigne, en tremblant, à grimper dans le sac de transport qu’ils ont prévu à mon intention…

(A suivre)

# 1 – La « sans-nom »

Je m’appelle…

Je ne sais pas comment je m’appelle.

Ma mère m’a donné un nom en langage chien, que je n’ai pas transcrire en langage humain.

Et les seuls humains que j’ai côtoyés jusqu’à présent ne m’ont jamais parlé. Ils se sont contentés de dire, en me désignant :

« Celle-là, c’est la troisième de la 7ème portée de la chienne du box 24 ? »

« Oui, en effet ».

Puis, en me tripotant dans tous les sens, il a précisé mon âge (« 4 semaines »), mon poids (je n’ai pas retenu), ma couleur (noire), ma race (« cocker spaniel »).

Il m’a ensuite injecté des trucs dans le corps avec une longue aiguille. J’ai un peu saigné. Mais, je n’ai pas moufté. Avec ses grandes mains, il me faisait trop peur. Et puis, j’avais tellement envie de retourner près de ma maman et de mes frères et soeurs que je n’avais pas envie de l’énerver et risquer que cela dure encore plus longtemps.

Il a quand même pris le temps d’écrire des trucs dans un carnet bleu foncé. Puis, il m’a déposé dans une cage en fer, pour qu’un autre humain me ramène chez ma mère.

J’ai rencontré aussi deux jeunes filles. Elles m’ont prise dans leur bras en disant : « Oh, elle est trop mignonne ». Elles ont posé avec moi devant un monsieur tout gros et chauve qu’elles appelaient « papa ».

Papa ne semblait pas content. Avec mon pelage noir, il paraît que l’on ne me voyait pas convenablement sur les photos. Il a pesté, puis, il m’a ramené chez ma mère et mes frères et soeurs, toujours dans cette cage en métal que je hais.

 

Avec ma maman, je me sens bien. J’aime me blottir contre son flanc tout chaud et téter son lait, si délicieux. Depuis peu, les humains nous ont donné des gamelles avec des trucs bruns et durs qu’ils appellent croquettes. Je ne sais pas pourquoi ni à quoi ça sert. Dans le doute, je préfère m’abstenir de goûter de ces machins. Ma mère me pousse déjà à boire de l’eau, au lieu de me contenter de son lait, et j’aime pas beaucoup ça.

Mais, il faut dire que maman a l’air épuisée. J’ai cru comprendre qu’elle avait déjà eu 6 grossesses avant nous. Elle n’a pourtant que trois ans et quelques mois. Elle ne sort pas beaucoup. Elle passe son temps à dormir et manger, dans l’espoir de récupérer un peu de l’énergie qui l’animait quand elle avait mon âge.

Et puis, elle essaie de nous apprendre un tas de trucs. Boire de l’eau dans une gamelle, faire pipi en dehors du panier, courir, renifler. Mais, l’espace est très petit. Elle possède une couverture, posée dans le coin d’un box. De l’autre côté, il y a sa gamelle avec de la nourriture qui ne convient pas aux bébés, et une gamelle avec de l’eau. Les gamelles sont remplies deux fois par jour et nettoyées de temps en temps. Il est vrai qu’il y a de nombreux box et que ça doit prendre un temps fou aux humains de s’occuper de tout ça. J’ai compté qu’il y avait 8 mamans cocker, 9 mamans labrador, 7 mamans golden retriever, 9 mamans beagle, 5 mamans sharpei,  6 mamans berger allemand et 8 mamans bulldog rien que dans notre partie de terrain. Et j’entends bien qu’il y a encore d’autres chiens derrière le mur.

Presque toutes les mamans ont des chiots. Et, ensemble, nous faisons un beau tapage.

A l’extrémité de notre box, une porte mène au jardin. Parfois, elle est ouverte, parfois pas. Quand elle s’ouvre, maman se dépêche de sortir pour faire ses besoins, comme toutes les autres mamans. Depuis peu, elle nous incite à faire pareil. Mais, c’est pas évident, parce que la porte n’est pas toujours ouverte quand j’ai envie de faire pipi.

 

Depuis hier, je suis triste. Une de mes soeurs est partie. Un humain l’a prise alors qu’on était en train de manger et l’a mise dans une boîte en plastic, avec une grille en métal. On sentait bien que ce n’était pas la même cage que pour aller chez celui qui fait des piqûres. Et puis, on a bien vu que quand les autres chiots vont dans cette cage-là, ils ne reviennent que rarement. Ma soeur a pleuré et maman a aboyé quelques mots rassurants. Elle a l’habitude de voir partir ses chiots tôt. Elle n’en a gardé aucun auprès d’elle.

Cette portée a été particulièrement difficile pour maman. On était neuf dans son ventre. Trois petits sont morts à la naissance ou peu après. Un quatrième est mort après deux semaines. Maintenant que ma soeur est partie, nous ne sommes plus que quatre.

 

Je vous raconte tout ça, parce que j’ai l’intuition que bientôt, je vais vivre une grande aventure. Je ne sais pas encore ce qui m’attend. Mais, j’aimerais tellement que ma pauvre maman soit fière de moi…

 

 

 

(A suivre…)

La ronde a adopté un chien

Je te le disais, lundi, en coup de vent : j’ai adopté un chien. Un chiot, plus exactement. Une jeune demoiselle toute noire, toute mignonne, avec des yeux à tomber d’amour.

Après deux semaines de cohabitation, je te le dis comme je le pense : un chiot, c’est un bon test avant d’avoir un bébé, pour un couple.

Tu crois qu’il y a plein de choses qui sont acquises. Tu crois être sur la même longueur d’onde et au moindre incident : patatras ! Ton chéri et toi agissez exactement à l’opposé l’un de l’autre. Parfois même en sachant que l’autre a raison mais en étant incapable d’agir autrement, parce qu’on est à bout, fatigué, énervé, de mauvaise foi.

C’est l’occasion de tester la cohérence du couple et des décisions de couple. C’est l’occasion de tester ce que l’on peut attendre de l’autre, mais aussi ses limites. Sans oublier que cela te permet de tester tes propres limites.

Un chiot, c’est une montagne d’amour inconditionnel avec la montagne d’emmerdements qui vont avec.

Maintenant qu’elle est là, pour rien au monde je voudrais m’en séparer. Pourtant, certains jours, je suis (déjà) à bout et je me demande si j’arriverai à lui donner tout l’amour et l’éducation dont elle a besoin. Et cela me renvoie, inévitablement, à mon désir d’enfant.

Bien sûr, l’Ogre (mon mari-chéri) me rappelle qu’un bébé n’est pas un chiot et inversement. Je sais cela. Loin de moi l’idée, d’ailleurs, de traiter le chien comme un humain.

Mais, si j’arrive à être à bout après deux semaines de chiot, qu’en sera-t-il après 9 mois de grossesse ? Si j’arrive à me faire déborder par mon chiot, qu’en sera-t-il de mon enfant ? Si je n’arrive pas à apprendre les bases de l’éducation à un chiot, qu’en sera-t-il de l’éducation de mon enfant ?

 

Je veux dire, un bébé n’est pas un chiot. C’est encore plus de responsabilités et de difficultés. Serais-je capable de gérer ça ?

La ronde a repris ses RDV chez sa nutritionniste

Depuis plusieurs mois, j’avais abandonné mes RDV chez ma nutritionniste.

Débordée, pas le temps. Bref, de bonnes raisons de ne pas se prendre en main et de laisser couler.

Le mois dernier, il m’est apparu comme une évidence que j’aurais toujours une bonne raison de ne pas commencer. Or, je sens que j’en ai besoin. Mon corps ne supporte plus (ou de plus en plus difficilement) les excès que je lui fais subir. Il est grand temps que ça s’arrête.

 

Alors, la semaine dernière, j’ai franchi la porte de son bureau. Et on a parlé. Une longue heure. Des raisons qui m’ont poussée à arrêter. Des raisons qui me poussent à reprendre. De ce que je ressens quand je mange. De mes difficultés à appliquer tout ce que j’ai lu de Zermati et Apfeldorfer.

On a tout repris à zéro parce qu’il est apparu que je ne gère pas encore la notion de faim. Alors, la satiété, c’est une vaste blague.

Prochain exercice : ne pas manger tant que je n’ai pas faim. Il s’agit donc d’attendre ma faim avant de consommer un aliment, quel qu’il soit. A la maison, c’est facile. Au boulot, un peu moins. C’est là tout l’enjeu.

Dans une semaine, je vous dirai ce que j’en ai tiré comme expérience !

 

Et vous ? La faim, ça vous parle ? Vous repérez quand elle est là ? Vous mangez souvent sans faim ?

La ronde relaie des anecdotes (résultat du concours inside)

Dans ce billet, je vous proposais un petit concours. Les règles étaient assez simples : il fallait raconter une anecdote de son enfance. L’enjeu : un coffret surprise d’une valeur de +/- 20 €.

Voici un petit résumé de vos anecdotes (et mes commentaires, avec des anecdotes sur moi inside, parce que j’adore blablater et que je suis chez moi).

La Belette nous raconte :

« Quand j’étais un enfant donc, j’avais l’habitude à chacun de mes anniversaires de prendre les cadeaux et d’aller me cacher dans une autre pièce pour les ouvrir. J’avais peur qu’ils ne me plaisent pas, et je ne voulais pas montrer ma tête dégoûtée à ceux qui m’avaient fait le cadeau! Je revenais ensuite en disant poliment merci… ! »

La ronde commente :

Moi, je trouve ça vachement sympa comme réaction de petite fille. Non, parce que bon, moi, ça se voit sur ma tronche que j’aime pas.

Une année, pour mon anniversaire, ma mère a décidé de me faire un super cadeau très cher. Elle m’avait fait un teasing de dingue : « tu vas voir, c’est un très beau cadeau, cette année. Tu vas être contente ». Fébrile, je déballe le paquet, le jour J et découvre… un peignoir. Je n’ai pas pu m’empêcher de demander « c’est tout ? ». Ma mère était super fâchée (en plus d’être déçue) parce qu’il semblerait que ce peignoir ait coûté un bras (mais quelle idée de dépenser un bras pour un peignoir à une gosse de 10 ans qui grandira quand même et qui espère un cadeau de ouf ?!).

J’aurais du prendre des leçons chez la Belette… 🙂

Kazuchan nous raconte :

« j’ai toujours vécu avec ma grand-mère qui m’a élevée comme si j’étais son cinquième enfant! Elle a joué le rôle de mère, de père, de grand-père et de grand-mère. En somme, elle est un peu tout pour moi et je crois que je ne lui serai jamais assez reconnaissante de tout ce qu’elle a fait depuis toujours! Et quand je repense à mon enfance, je me demande encore quelle anecdote vous raconter? Je me rappelle que quand j’avais peut-être 4 ans, un collègue de travail à ma mère avait de petits yeux. Si bien qu’elle et ma grand-mère le surnommait Paul Newman. Et moi je croyais que c’était son vrai nom, alors le jour où il est venu sonner à la porte et que je suis allée ouvrir, j’ai hurlé dans la maison « Mamie, Mamie, c’est Paul Newmaaaaan! ». Je n’ai jamais su comment elles lui ont expliqué la chose. »

(Va voir son billet ici, pour lire toutes les anecdotes dans leur contexte, parce que je n’en ai mise qu’une ici… 😉 ).

La ronde commente :

Ahah ! En même temps, comment savoir ?

Une anecdote un peu identique m’est arrivée, il y a quelques années. Mais, je n’étais plus une enfant… Mais, je vous la raconte quand même. Un ami de mon mari-chéri a un surnom. Sauf que je ne savais pas que c’était son surnom. Je pensais sincèrement que ‘Bazar’ (surnom d’emprunt) c’était son vrai nom. Un jour, je suis allée à son travail pour lui remettre quelque chose (il bosse dans une grande librairie pas loin de chez moi). J’ai demandé à l’un de ses collègues d’appeler « Bazar ». « Bazar » inconnu au bataillon, évidemment. ‘Madame, il n’y a pas de Bazar qui travaille ici’. Après description, on a découvert, tous les deux, que Bazar, c’était Pierre-Jean (nom d’emprunt)… Moi, je me suis taillée vite fait, et lui ai laissé le soin de s’expliquer (oui, je sais, je suis lâche parfois).

Memy nous raconte :

« Quand j’étais bébé, le chien de la famille était une croisée épagneul-cocker rousse et blanche qui s’appelait Cléo. M’man me laissait souvent avec Cléo, sur un tapis au milieu de la pelouse, et mon parc de jeu préféré était son panier en osier (à la chienne, hein, pas à m’man).

Un jour m’man n’a pas trop compris pourquoi ni comment, elle m’a retrouvée debout quelques mètres plus loin, avant de me voir retomber sur mon petit postérieur (déjà bien rembourré – si tu te demandes, oui, c’est moi sur la photo, là. M’man tu ne la vois pas, je suis assise sur son dos. La jolie dame derrière je crois que c’est une cousine à elle ou un truc comme ça. Bref, reprenons…). Alors elle s’est demandé ce qu’il avait bien pu se passer. Et puis elle a vu la chienne passer à côté de moi, moi m’accrocher à sa queue et me redresser… et marcher. »

(Va voir son billet ici pour lire l’anecdote dans son contexte avec photo inside 😉 ).

La ronde commente :

C’est un très bon levier, ça, la queue du chien. On devrait l’inscrire dans les manuels d’apprentissage de la marche, non ? 😉

Petite, je ne voulais pas que l’on sache que je marchais, moi. Ma mère n’en finissait pas de se plaindre et de s’inquiéter que je ne marchais toujours pas. Ni ne montais sur les meubles.

Un jour, elle s’est servi un petit verre d’une boisson interdite aux moins de 16 ans. Elle a laissé son verre sur le table, en plein milieu, le temps d’aller au petit coin. Aucun risque :  je ne grimpais nulle part, j’étais à l’autre bout de la pièce. Le temps que je m’approche, elle serait déjà revenue…. Ou pas. A son retour, elle a découvert une petite fille, assise sur la table, un verre, vide, en main, en train de rire. Il paraît que j’ai ri longtemps…

Manon W. nous raconte :

« Je me souviens d’un jour où il neigeait et je suis sortie avec mon « chat-chien » (un chat qui te suis où que tu ailles, la queue en l’air comme un toutou) et j’aperçois au loin un pauvre petit oiseau coincé dans un grillage, et là (je suis toute fière ^^) je le prends dans mes toutes petites mains très délicates et le libère ❤
Et pour une seconde petite anecdote, c’est à propos d’une chanson^^ Je ne sais pas si tu la connais mais normalement ça fait « J’ai un petit problème dans mes plantations, pourquoi ça pousse pas ? » et moi je croyais que c’était « J’ai un petit problème dans mon pantalon, pourquoi ça pousse pas ? » Oui oui je t’assure ^^ »

La ronde commente :

C’est super courageux de prendre un oiseau en main, dis ! Moi, petite, j’aurais jamais osé.

Pour la seconde anecdote, j’ai pris un malin plaisir à la publier, histoire de mettre la chanson en tête de mes lecteurs (oui, je sais, je suis sadique).

(Non, ne partez pas ! Promis, je le referai plus…)

Anna E. nous raconte :

« quand j’avais … disons, 3, 4 ans, mes parents essayaient d’avoir un autre enfant, mais ça ne marchait pas vraiment. Donc une fois, alors qu’ils golfaient avec le BigBoss de mon père, je me suis débrouillée je ne sais plus comment pour récupérer quelque chose ressemblant à des graines, et je suis allée vers mes parents, comme une fleur (haha), pour donner les graines à ma maman en lui disant “tiens, c’est pour avoir un bébé, parce que les graines de Papa ne marchent pas !”
Ca devait être un signe annonciateur de mes difficultés futures en biologie – j’ai eu 2 au bac dans cette matière :D« .

La ronde commente :

Ahahah ! L’innocence à l’état pur ! Ca me rappelle une émission, vue il y a très longtemps, où l’on demandait à des enfants assez jeunes (4 – 5 ans, je dirais) comment la petite graine du papa faisait pour entrer dans la maman. Des réponses savoureuses, allant du « maman elle boit la graine avec un verre d’eau » à « papa met la graine dans le nombril »… 😀

Estelle 2 Ailes nous raconte :

« Quand j’étais petite, en vacances, j’avais prêché ma maman pour qu’elle me fasse faire un tatouage au hénné. Elle a donc fini par céder et nous sommes allées dans un salon. Face aux catalogues, mes yeux ont tout de suite été attirés par un joli papillon. Ni une, ni deux, le voilà donc sur mon épaule.
Et une dizaine d’années après, j’ai eu envie de me faire un véritable tatouage. Je ne me souvenais même pas de l’épisode précédent et pourtant, mon coeur m’a a nouveau poussée vers un papillon…
Quand je suis retombée sur ma photo d’enfance, un papillon sur l’épaule (la même épaule, quasiment au même endroit à quelques milimètres près), j’ai souris. Je ne crois pas aux hasard, je crois que mon amour pour les papillons a commencé bien plus tôt que je ne le soupsconnait ! »

La ronde commente :

Les papillons, toute une histoire ! J’en ai plein chez moi ! Je comprends l’envie de s’en faire tatouer un !

Petite, je sciais ma mère pour avoir un tatouage sur le front… Un peu à l’indienne. Je trouvais ça si joli. Bizarrement, elle a toujours refusé « tu feras ça à tes 18 ans. Pas avant ». Et bizarrement, à 18 ans, je ne m’en suis pas rappelée.

Maintenant, j’en ai 28, c’est ballot !

La trentaine quelle aubaine nous raconte :

« Quand j’étais petite, je passais une partie de mes vacances chez ma grand mère. Elle était à la retraite mais avait tenu un bar toute sa vie. Et puis, c’est l’ancienne école tu sais : une goutte d’alcool ne tue personne, au contraire “ça désinfecte” alors que l’eau “ça fait rouiller” !! Alors j’adorais aller chez elles parce que, pour ma fête qui tombait souvent pendant mon séjour, elle faisait “péter” l’apéro !! Entre nous, comme ça, et c’était notre secret parce que maman oulala si elle l’avait su hein ^^
Alors bien sûr, quand je revois les verres sur les photos, je peux t’assurer que ce n’était qu’une gorgée de porto. Mais qu’est-ce qu’il était bon ce goût d’interdit !! Et les petits gateaux apéro étaient toujours meilleurs à cette occasion !!
Mamie et moi nous évoquons encore souvent cette période, entre nous : un vrai délice qui me restera toujours ! Comme sa tarte aux pruneaux… ;DD »

La ronde commente :

Ah, les mamies, toute une histoire aussi ! Ce qui est chouette, c’est que Mamy peut se permettre de faire des choses que maman et papa ne peuvent (veulent) pas !

La mienne m’a emmenée chez le coiffeur, alors que ma mère refusait. Je voulais, pourtant, des cheveux courts. J’en rêvais, j’en pleurais de frustration. Mais ma mère était aussi têtue que moi. Rien à faire, elle trouvait qu’une petite fille devait avoir des cheveux longs et une frange. Je voulais des cheveux lisse sans franges. Un sujet de dispute à l’état brut, quoi !

Ma Mamy a tranché. Elle a été chez son coiffeur. Pour elle. Et m’a emmené avec elle. Et m’a offert une coupe ! J’étais folle de joie !

(L’histoire ne dit pas si ma mère lui a pardonné, mais on n’en a plus reparlé depuis longtemps).

(Après coup, en regardant les photos, j’ai quand même pas gagné grand-chose au change, parce que le coiffeur de ma Mamy était un coiffeur de petite vieille. Qui m’a donc fait une coupe de petite vieille. Tu vois la coupe d’Arabesque ? Ben, tu y es. La mise en plis, et tout).

(C’est peut-être pour ça que ma mère ne nous en a pas voulu tant que ça : elle a eu sa vengeance… ^^).

Marie nous raconte :

« quand j’étais petite, ma mamie me préparait pour le petit-dej, du pain coupés en petits dès avec du beurre et de la confiture…et je prenais mon petit-dej devant TOM SAWYER…à la belle époque…ma mamie chérie toujours au petit soin avec moi… »

La ronde commente :

Le pain coupé en petits dés, c’est excellent ! 🙂

Je me souviens que quand j’étais petite et que j’allais dormir chez ma Mamy, j’aimais me lever tôt et lui faire une « surprise » en dressant la table du petit déjeuner ! J’ai appris, bien plus tard, qu’elle détestait déjeuner mais qu’elle ne disait rien parce qu’elle voyait que cela me faisait tellement plaisir ! 🙂

Claudie nous raconte :

« Quand j’étais petite, je me calais au fond de mon lit, pleins de coussins derriere mon dos, j’alignais mes peluches sur le coté (jamais l’une devant les autres sauf si c’était une grande peluche dans ce cas une petite venait se caler entre ses pattes) et je leurs racontais des histoires… J’aime beaucoup me rapeller ces moments là, car c’est un moment d’innocence ou l’on pense que le monde est tout blanc et que la vie aussi…
Moi c’est une anecdote, car… toutes les peluches étaient toutes ouïes, contrairement à maintenant ^^… »

La ronde commente :

Ahahah ! J’ai beaucoup ri en lisant cette anecdote parce que je faisais presque pareil : j’installais mes poupées et peluches autour de mon bureau et je leur faisais la classe ! J’allais même jusqu’à recopier les pages que mon institutrice nous donnait, comme devoir, pour les leur donner, à mon tour ! 😀

Nature 74 nous raconte :

« bonjour, alors moi quand j’étais plus jeune je me souviendrais toujours quand je suis allé voir pour la première fois au cinema le film Harry Potter à l’école des sorciers, j’en avais les larmes aux yeux tellement ce monde était merveilleux.
Avoir des pouvoirs magique est un reve pour certain(e)s »

La ronde commente :

Oh, c’est trop mignon ! Moi, j’étais déjà fort grande quand HP est sorti. Mais, petite, je croyais fermement que j’avais les mêmes pouvoirs que les « Biomans » et que si je chantais la chanson dans ma tête, je pouvais courir plus vite (bien pratique pour jours à « touche-touche » aussi appelé « au chat »).

Unicks nous raconte :

« en été, nous partions 3 semaines en bourgogne, dans la maison de campagne de ma tante et de son compagnon. j’adorais ces vacances, j’étais tout le temps fourrée dehors, à pieds, à vélo, dans le jardin avec les moutons et les oies, à jouer avec les sauterelles, etc…

et le soir, on se mettait autour de la table, maman d’unicks, papa d’unicks, soeur grande et unicks et on jouait au carte. au rami plus précisément .

j’ai de petite main et j’étais incapable en ce tempslà de faire un bel éventail avec mes cartes, alors je les tenais comme je pouvais, elles tombaient de temps en temps et je n’arrivais pas bien à les cacher. ça déjà c’était rigolo.

et puis je me prenais au jeu de la compétition.

un soir donc, nous étions sur la terrasse, la partie menait bon train et je ne sais plus en réponse à quelle réflexion de papa d’unicks j’ai répondu du haut de ma dizaine d’année « et mon cul tu l’as vu? ». réalisant ce que je venais de dire, je suis évidemment devenue rouge pivoine et on a tous éclaté de rire.

c’était le bon temps… »

(Va voir son billet ici pour lire l’anecdote dans son contexte… ;-)).

La ronde commente :

Ahah ! Ces expressions que l’on répète, enfant, sans trop savoir pourquoi, ni parfois même se rendre compte de leur impact !

Petite, un jour, ma Mamy m’a regardé avec des yeux éberlués. Je lui ai sorti « t’as fini de me regarder avec des yeux de Merlan frits ». Je n’ai jamais compris ce qui s’est passé, mais elle a été très fâchée par cette expression et m’a presque renvoyée chez ma mère (alors que j’étais censée passer une semaine chez elle). Depuis, je ne l’ai plus jamais employée !

Super grosse nous raconte :

« Quand j’etais petite j’allais à la crèche avec une petite japonaire qui repondait “aligato” lors que sa mère lui donnait sont goûter (un gâteau). Donc je m’etais mise à dire “alli-boudoire, allii-purée, alli-jambon” à ma mère lorsqu’elle me donnait quelque chose à manger ! »

La ronde commente :

C’est tout-à-fait logique comme raisonnement ! D’ailleurs, je m’en vais bientôt manger ma alli-tartine !

Petite, j’écoutais beaucoup les grands parler. Et parfois (souvent), il y avait des mots que je ne comprenais pas. Alors, j’essayais de les placer dans une phrase, mine de rien, pour voir si le sens que je donnais au mot était le bon. Je n’ai pas de souvenir précis d’une phrase en particulier, mais, vu la tête de certains adultes, parfois, je devais être vachement à côté de la plaque…

Rêves d’écriture nous raconte :

« Quand j’étais petite fille, je ne sais plus quel âge j’avais exactement, moins de huit ans en tout cas, j’avais une vision un peu particulière des sciences. Une vision un peu particulière, très personnelle et sans doute un peu poétique, aussi. Je m’étais notamment longuement interrogée sur l’origine du vent. Pour moi, c’était clair et limpide : le vent ne provenait certainement pas de gros nuages aux joues gonflées qui crachaient tout l’air de leurs poumons, comme on cherchait à me le faire croire dans mes livres d’enfant. Je n’allais pas me faire avoir par les illustrations colorées de mes albums, nan mais j’avais six ans quand même, fallait pas me prendre pour une idiote ! Non, le vent, c’était clair et limpide, le vent provenait des arbres, les arbres qui se balançaient doucement et dont les mouvements réguliers étaient à l’origine des brises commes des tempêtes (ça dépendait de leur humeur) (et de leur forme physique, aussi) (faudrait pas diminuer l’effort nécessaire à se balancer sans arrêt, quand même !). »

(Va voir son billet ici pour lire l’anecdote dans son contexte ainsi que la seconde, très très drôle aussi ! ;-)).

La ronde commente :

J’adore la faculté des enfants de donner des explications rationnelles à des évènements qui les entourent, fussent-ils à l’exact opposé de la réalité.

Dans un autre registre, je croyais que les séries télé étaient réelles. Pas que je pensais que les gens étaient vraiment dans la télé (eh, je suis pas débile ! Je sais que les gens sont trop grands et qu’ils rentrent pas dans la boîte de la télé, nanmého !). Mais, je croyais qu’il y avait une caméra placée quelque part et que ce que l’on voyait, c’était la vraie vie des gens. Et je me demandais comment ils faisaient pour choisir ce qu’ils diffusaient ? Est-ce qu’un jour, moi aussi, je passerais à la télé ?

Marie sourire nous raconte :

« quand j’étais petite, nous sommes allés en Guadeloupe pour y vivre deux ans environ, mon père étant militaire. quand il ne travaillait pas, on allait à la plage, et un jour, mon père est parti pêcher avec son tuba, pas très loin.

il a ramené des tas d’étoiles de mer et il m’a chargé, moi, gamine de quatre ans à peine, de les surveiller ! (ma mère étant occupée avec le bébé et ma petite soeur)

je me plante devant le seau, rien ne bouge

c’est fatiguant de regarder des étoiles de mer qui ne bougent pas, surtout quand on a envie de jouer avec les vagues et le sable…
alors j’ai joué !

mais ces chipies d’étoiles de mer, elles n’attendaient que ça ! et pfffit toutes à l’eau ! j’ai couru pour les ramasser, je me suis mise entre elles et la mer, bras et jambes écartées…
mais une fois dans l’eau, une étoile de mer, c’est une étoile filante !!

j’ai réussi à en sauver quatre ou cinq… quand même… »

La ronde commente :

Je ne savais pas que les étoiles de mer marchaient ! Oo !

Cela me fait penser à la fois où j’ai marché dans les galets, à la plage, et qu’un poulpe est tombé amoureux de mon pied. Il voulait plus le lâcher !

Je crois que j’ai hurlé pour la terre entière (Si tu as entendu un hurlement aux alentour du 8 août 1992, c’était moi). Jusqu’à ce qu’un monsieur (de ma famille) (très éloignée, la famille) me l’enlève. (Et le mette dans une bouteille et le mange, au soir).

Decay nous raconte :

« Comme j’ai parlé récemment avec mon ex de notre relation d’avant, quand on avait 10 (pour moi) et 12 ans (pour lui), qu’on était n’amoureux et qu’on était encore à l’école primaire, et que du coup, on a partagé plein de souvenirs dont lui ou moi ne nous souvenions plus (mais l’autre oui), je vais t’en partager un.
Cette fois-ci, c’est moi qui lui ai ramené le souvenir.
C’était la période de Noël, une semaine avant, environ. J’étais chez lui, dans la maison de sa grand-mère, et on décorait le salon pour les fêtes de fin d’année. Il a pris un pochoir (ceux avec écrit “Bonne année!” ou “Joyeux Noël!”), l’a plaqué contre la fenêtre, a pris une bombe de fausse neige et a bien tout pschitté comme il fallait. Il a retiré le pochoir, on pouvait clairement lire “Bonne Année!” sur la fenêtre. C’était joli.
Sa grand-mère est arrivée, elle a soupiré, et elle a dit “Denis, tu sais, on fait ça pour les passants, hein?
-Bah oui, pour leur souhaiter la bonne année!
-D’accord. Va voir dehors, alors.”
On est sortis, et c’est là qu’on a pu voir que bien sûr, quand on peut lire le pochoir de l’intérieur, il est à l’envers pour les passants. Epic fail. »

La ronde commente :

Découvrir que, sur une vitre, les mots s’écrivent à l’envers, c’est troublant !

Moi, vers 6 ans, j’ai découvert que quand j’écrivais les mots à la main gauche, ils étaient écrits à l’envers. Je m’appliquais, pourtant. Mais, rien à faire, ils étaient toujours à l’envers. En fait, ma main faisait le mouvement exactement opposé à celui de ma main droite…

Vaallos nous raconte :

« quand ma soeur et moi étions plus ou moins en âge de jouer aux Barbies, on faisait (entre autres hein !) des bastons de Barbies. On prenait chacune la sienne et les tapait l’une sur l’autre jusqu’à ce qu’une des deux (Barbies, toujours !) perde sa tête : elle avait perdu !
Mais y’avait de la triche parce qu’on savait très bien lesquelles avait la tête fragile…. ;) Que de fous-rires avec ce jeu :P »

La ronde commente :

Non, mais quand il y a de la triche, c’est pas du jeu ! 😀

Sauf si c’est moi qui triche, évidemment (Qui a dit que je n’aime pas perdre ?!).

Moi, petite, je voulais tout le temps jouer avec des garçons à des jeux de garçons ! Mon rêve, à 6 ans : avoir une voiture électrique de policier !

Si quelqu’un en a une, pour moi, je la rêve toujours… 😀

 

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me suis régalée de ces anecdotes ! Je me rends compte que j’en ai révélé beaucoup sur moi, aussi. Mais, après avoir eu envie de tout effacer, en relisant, j’ai décidé de laisser le billet tel quel.

Il est grand temps, maintenant, je découvrir qui est l’heureux gagnant du concours.

J’ai donné un numéro à chaque participant (entre 1 et 16, donc, dans l’ordre de publication sur ce billet). Puis, j’ai demandé un chiffre entre 1 et 16 sur Twitter.

Ilétait3gars a répondu 14. Du tac au tac, sans savoir de quoi il en retournait.

Et le 14, c’est MarieSourire.

Merci à tous de votre participation. J’ai passé un bon moment, grâce à vous !

Edit  : si un lien est défectueux ou manquant, n’hésitez pas à me le signaler… 🙂