Archive | octobre 2012

Assistante maternelle ou crèche ?

Ce billet est un appel aux parents.

Notre petit pois est inscrit dans plusieurs crèches, dans l’espoir d’obtenir une place dès la fin de mon congé de maternité.

Mais, les espoirs sont faibles et nous nous dirigeons donc vers l’option d’une assistante maternelle. C’est une dame qui garde jusqu’à 4 enfants chez elle.

Nous avons une place pour septembre. C’est parfait.

Le prix est un peu plus élevé que pour une crèche, mais cela reste raisonnable.

Mais, elle nous demande de faire un choix. Elle nous demande de laisser le petit chez elle jusqu’à son entrée à l’école (sauf si cela ne se passe pas bien). Elle refuse d’être une « roue de secours » de la crèche.

Evidemment, je comprends son point de vue. Mais, à défaut de crèche, j’ai besoin d’un mode de garde, fut-ce une « roue de secours »…

Alors, je vous demande ce que vous en pensez. D’après votre expérience, d’après votre sentiment, qu’importe.

Pour ma part, je me dis qu’une crèche, c’est bien, l’enfant est confronté à plusieurs adultes et si le contact ne se passe pas bien, un autre pourra facilement prendre le relais. Il sera en contact avec plusieurs enfants. Il vivra une pré-école, et sera d’autant mieux préparé à la vie en collectivité. Les horaires sont plus souples. Un suivi médical est organisé au sein de l’institution.

Mais, avec une assistante maternelle, l’enfant sera au contact d’une personne privilégiée, ce qui lui assurera peut-être une plus grande stabilité émotionnelle. Il sera en contact avec 3 autres enfants, ce qui diminuera pas mal le risque de maladies. Peut-être pouvons-nous avoir un lien particulier avec elle et permettre, de cette manière, une interaction plus personnelle.

Bref, entre les deux, mon coeur balance. Et mon inexpérience de maman ne m’aide pas…

lors, vraiment, si vous avez des pierres à ajouter au moulin, n’hésitez pas ! 😀

La magie de la grossesse ou comment voir ce qu’on veut bien voir

 

J’ai annoncé très tôt à mes collègues que j’étais enceinte.

En même temps, on passe nos journées ensemble et mes nausées plus que conséquentes ne passaient pas trop inaperçues. Un jour ou deux, tu peux tenter l’excuse de l’indigestion ou du trouble digestif. Au-delà, cela devient suspect. Surtout quand tu t’es mariée quelques mois plus tôt !

Mais, par un phénomène aussi étrange que récurrent, désormais, tout le monde « voit bien » que je suis enceinte !

Depuis bien deux mois.

« Mais, si ! Ton petit ventre s’arrondit ».

Euh, comment dire ? En ce moment, bébé, il mesure 0,2 cm et il est derrière mon pubis… Tu vois, là où t’as plein de poils et un os derrière ? Ben, juste derrière l’os, là. Ouais. Il est là, bébé. Pas encore dans mon ventre, concrètement.

Au début, j’ai voulu raisonner les gens. Non, ce n’est pas possible que ça se voie. Je veux dire, même si j’étais mince (et je ne le suis pas, comme tu le sais), ça ne se verrait pas. Pas encore. D’ici quelques semaines, peut-être, mais pas tout de suite.

Puis, j’ai laissé tomber. Parce que j’en avais assez de ces discussions stériles où la personne en face de toi est convaincue d’avoir raison.

« Mais, si, enfin ! Regarde ton ventre ! Ca se voit! »

« Oui, mais, non. Je suis juste grosse. J’ai toujours eu un ventre comme ça. Toujours. Peut-être que tu n’y a jamais fait attention, mais je te jure que rien n’a changé! ».

Après tout, si les gens prêtent à mon gros ventre une douce image de maternité plutôt qu’une image de grosse fainéasse qui ne sait pas s’arrêter de manger, pourquoi cracher dessus ?

Cela dit, au fond de moi, ces remarques m’irritaient.

Sauf que depuis quelques jours, je me rends compte que mes pantalons rétrécissent. Mais, seulement au niveau du ventre. Le reste n’a pas changé.

Sauf que depuis quelques jours, plusieurs personnes m’ont laissé une place dans le bus/métro, en regardant ostensiblement mon ventre avec un sourire.

Sauf qu’un collègue, plus vu depuis longtemps, m’a dit « Oh, mais tu ne m’avais pas encore annoncé la bonne nouvelle ! Félicitations! ». Quand je lui ai demandé qui le lui avait dit, il m’a dit « mais, personne. Il suffit de te regarder ! ».

Force m’est donc de constater que oui, mon petit (gros) bidou s’arrondit pour du vrai. Que mes remarques d’il y a deux mois, fondées pour le coup, ne sont plus d’actualités.

J’entame mon quatrième mois de grossesse et bébé commence à se voir… 😀

J’ai pensé à toi…

Georges* entre dans mon bureau. Il est gentil. Il a un handicap assez lourd qui limite fortement ses mouvements.Malgré ça et malgré les souffrances que ce handicap implique, il vient chaque jour effectuer son travail.

Il a pour mission de prendre les courriers et les dossiers dans les bacs ‘OUT’ des collaborateurs et de les distribuer dans les bacs ‘IN’ des personnes concernées.

Georges entre donc dans mon bureau. Il est 11h15 et mon estomac crie famine, menaçant de me faire vomir (du vide et de la salive, c’est toujours sympa…). Il ne supporte pas bien de rester sans manger entre 7h, heure du déjeuner, et 12h30, heure du dîner.

J’entame donc mon « 10 heures », constitué de délicieux biscuits à la cuiller, hyper légers ! Miam !

Georges me salue. Je lui rends son salut et mords dans mon biscuit.

Là, il me dit :

« Oh! Hier, j’ai pensé à toi ! Dans le train il y avait une femme… Grosse, mais grosse ! Elle prenait presque toute la banquette tellement elle était grosse! Attention, hein, elle était plus grosse que toi. Mais, je me suis dit qu’elle devait être malheureuse pour être grosse comme ça ! Parce que faut pas être bien pour se laisser aller de la sorte, hein! D’ailleurs, avant, j’avais une collègue, je ne sais pas si tu l’as connue ? Elle travaillait ici en 1972. Elle était grosse aussi. Comme toi. Et jeune, hein! Et chaque fois que je la voyais, elle était en train de manger, comme toi, là maintenant. Alors, je lui disais « arrête de manger », mais elle me répondait qu’elle avait faim. Et ben, elle est morte, hein ! De son poids, qu’elle est morte ! »

 

Que répondre à ça ?

« Euh, merci, mais, depuis trois ans que je travaille ici, c’est la première fois que tu me vois manger en dehors des heures de table! » ?

 » Euh, ta gueule ! Je mange si je veux ! Et j’ai pas de compte à te rendre! » ?

« Moi, j’ai connu un gars, il claudiquait, et un jour, il est tombé dans les escaliers » ?

 

J’ai opté pour un sage :

« Non, je ne la connaissais pas, Georges. En même temps, en 1972, j’étais pas encore née… Allez, au revoir, Georges. »

 

 

Si un jour, tu n’as plus de nouvelles, peut-être que je serai morte de mon poids. Voilà. Sinon, tout va bien; Merci ! 🙂

 

 

 

 

* Nom d’emprunt, évidemment…

Un RDV (presque) raté à la 1ère crèche…

Hier après-midi, je consulte mon agenda pour inscrire un RDV professionnel.

Mes yeux se posent sur la date du jour. Sur l’inscription, en haut. Celle qui indique que j’avais RDV à 8h, dans une crèche pour inscrire petit pois, ce matin.

Mon coeur rate un battement ou deux.

Merde ! J’ai raté le RDV !

Je rappelle illico. On ne sait jamais.

La dame m’explique que oui, j’avais RDV ce matin et qu’elle m’a attendue. M’enfin, allez, elle veut bien me donner RDV demain matin.

Ouf !

Ce matin, donc, je n’oublie pas le précieux RDV. (Quand même, j’ai une mémoire de poisson rouge, mais pas à ce point).

Arrivés à l’heure, mon chéri et moi sommes inquiets, impatients, surexcités, effrayés. On fait des démarches en vrai pour bébé, et c’est, mine de rien, une étape importante dans notre lien à notre enfant.

Elle nous fait visiter les lieux.

On regarde.

On ne sait pas quoi regarder. Les bébés qui jouent ? Les jouets ? La couleur du tapis ?

Je vois bien que la directrice nous scrute. Je me sens en examen oral.

Je m’extasie niaisement devant la pièce, le regard vide.

Elle nous explique le fonctionnement des lieux, les repas, les différents coins bébé/moyen/grand.

Elle nous demande si nous avons des questions.

Nous en avons.

Mais, elle y a déjà répondu. On se sent un peu bêtes.

Oui, on peut amener son lait maternel.

Oui, ils utilisent des langes lavables.

Oui, ils s’occupent des repas, sauf le lait.

Oui, la liste d’attente est longue.

Je tente quelques questions, « au hasard ».

« Et donc, quel est votre projet pédagogique ? »

« Mais, je vous l’ai dit. Nous faisons blablabla ».

Ah oui, c’est vrai, elle l’a dit.

C’est surtout que je ne savais pas que c’était ça, un projet pédagogique avec un bébé.

« Et on a de l’espoir d’avoir une place ? »

« Je ne pourrais pas vous dire. Mais, nous décidons nous-même des inscriptions. Sur la base de critères qui nous sont propres. Et qui ne dépendent pas nécessairement du moment de l’inscription. »

Ah.

Et puis, elle nous pose quelques questions sur bébé :

Son nom de famille. Logique.

Son prénom. On ne connaît même pas son sexe. Comment tu veux qu’on sache déjà son prénom ?!

Vos horaires de travail ? Nous avons tous les deux un horaire flexible (enfin, semi-flexible, pour papa, puisque c’est son chef qui choisit s’il fait un horaire ou l’autre). On lui explique et on lui donne les horaires étendu (7h30 – 18h).

Les horaires où vous comptez laisser bébé ici ? Euh, nous avons un horaire variable. Donc, on ne sait pas. Cela variera d’une semaine à l’autre. Et puis, honnêtement, c’est notre premier bébé. On ne sait pas encore trop comment les choses vont s’organiser.

A sa tête, je comprends que c’est une mauvaise réponse.

Sauf que je ne vois pas trop ce que j’aurais du dire d’autre…

L’entretien se termine.

Ostensiblement, elle ouvre le classeur des inscriptions, tourne page après page et range notre dossier… en dernière position.

Bon, c’est mal barré.

Tant pis. On en a encore 6 autres à visiter.

Les émotifs anonymes

Lundi soir, le film a été diffusé sur une chaîne de télé.

Je l’avais déjà vu. Au ciné avec mon chéri.

Moi qui ne suis pas fan du tout de Benoît Poelvoorde, j’avais adoré ce film, tendre, léger mais pas tant que ça, émouvant, touchant.

Je ne sais pas parler d’un film, je n’ai pas la culture de la critique cinématesque. Et puis, je risquerais de te dévoiler la fin.

Mais, si tu ne l’as pas vu, vraiment, je te le conseille.

Tu riras, tu seras ému, tu te diras que finalement, t’as de la chance d’être normal, tu te reconnaîtras pourtant dans les personnages, tu souriras, tu seras offusqué par une scène où un personnage merde vraiment, tu te diras que toi, tu ne pardonnerais pas, tu continueras à regarder, et tu t’attacheras à ces personnages vraiment touchants.

Un très bon moment en perspective ! 🙂

Un nouveau jouet

Hihi ! Je me suis achetée un nouveau jouet. Faut bien que je m’amuse encore un peu avant que bébé ne rentre dans notre vie.

C’est quand même la première fois de ma vie que je possède un tout nouvel ordinateur portable

Genre que personne ne l’a utilisé avant moi.

Genre que l’écran est grand (17 pouces)

Genre qu’il est tout blanc. Sans taches.

Genre qu’il y a un pavé numérique. Parce que ça ma saoule de taper les chiffres avec la touche MAJ.

Genre que je peux jouer à WoW, dorénavant, en même temps que mon chéri.

Genre que je peux jouer à Diablo III, en même temps que mon chéri.

Genre que je peux taper plein de notes de blog sans squatter le PC de mon chéri (qui peut donc continuer à jouer à WoW ou Diablo)

(Je vous ai dit qu’on jouait à WoW et Diablo ?)

Bref, hier, j’ai acheté un nouveau PC et c’est vraiment sympa ! 😀

Haagen Dasz et la gaufre au sucre

Hier soir, mes nausées m’ont rattrapée avant de rentrer à la maison.

Pas de biscuit, rien à me mettre sous la dent. 45 minutes de trajet. Je savais d’avance que mon estomac ne tiendrait pas la route.

Or, depuis quelques semaines, l’odeur des gaufres au sucre chaude me fait de l’oeil (enfin, de la narine, quoi, mais t’as compris).

Hier,donc, j’ai craqué. Pour une gaufre chaude au sucre.

Chez Haagen Dasz parce que, vu le prix, je sais que ce sera de la bonne qualité.

Je m’en vais donc commander ma gaufre.

Je vois le vendeur la choisir. Elle a l’air appétissante. Il la dépose dans un ravier en carton. Puis, la réchauffe…. au micro-onde.

Non, mais, non ?!

Au micro-onde !

Bon, je me dis que peut-être, sur un malentendu, ça peut être bon.

Mais, en fait… Non.

C’était à moitié mou, à moitié chaud, bref, à moitié bon !

Dommage…