Archive | mars 2012

La ronde veut du soleil

Je meurs d’envie de vacances et de soleil.

Et je croise les doigts pour qu’au moment où vous lisiez ces lignes, je sois en train d’assouvir mes envies ! 😀

Et oui, je ne serai plus très présente jusqu’à la fin du mois. J’ai pris ma petite valise et je suis monté dans un grand avion qui m’a envoyé tout droit au paradis du vacanciers.

J’ai programmé quelques billets pour que vous ne vous sentiez pas trop seuls d’ici là. Mais, je ne toucherai pas un ordinateur avant mon retour.

A bientôt… 😀

La ronde n’aura pas de bébé dans son ventre ce mois-ci

Ayé ! Je suis baalaaadeuh ! Atchoum !

En vrai, je suis malade depuis des semaines. J’ai testé la médecine douce, plus naturelle. Mais, mon corps est trop affaibli pour venir à bout de cette saleté de virus qui m’assaille de partout, même aidé d’Huiles essentielles et autres plantes.

Je suis épuisée, à bout. Mon moral est au plus bas, ces dernières semaines.

J’essaie de garder le cap, pour faire genre « tout va bien ». Mais, au fond, ça ne va pas bien. Je suis en train de puiser dans mes dernières réserves d’énergie et mon corps me le fait sentir.

Ca a commencé par un petit rhume, qui s’est installé bien confortablement. J’ai ensuite multiplié les infections. Aujourd’hui, j’ai guéri une partie d’entre elles grâce à la Médecine naturelle. Mais, une otite et une sinusite persistent malgré tout.

J’ai donc du céder. Admettre, que cette fois-ci, mon corps avait besoin d’une aide plus forte.

Depuis hier, je prends donc des antibiotiques.

Pourtant, Dieu sait que je déteste ça.

D’autant plus que dès que j’en prends, hop ! Je me chope une mycose vaginale (amie de la poésie, bonsoir). Impossible de l’éviter.

D’habitude, je prends un anti-mycosique en prévention, en même temps que mon antibiotique. Mais, cette fois-ci, ce n’est pas possible. Les deux ne sont, pour une fois, pas compatibles. Je devrai « soigner » ma mycose par une simple crème (aussi chère qu’inefficace) jusqu’à la fin du traitement aux antibiotiques. Par après, je pourrai me gaver d’anti-mycosique (Mon correcteur d’orthographe ne connaît pas ce mot. Du reste, je ne suis pas sûre qu’il existe…).

Adieu, donc, câlins et autres badinages sous la couette.

En même temps, tu me diras que ce n’est pas plus mal, vu que l’antibiotique que je prends est formellement interdit aux enfants et aux femmes enceintes (très gros risques de malformations, tout ça). Faudrait pas que bébé pointe le bout de son nez maintenant.

N’empêche que j’aurais beaucoup aimé le concevoir sous le soleil, ce bébé…

La ronde veut être parfaite…

J’ai toujours voulu être parfaite.

Bien sûr, je sais que la perfection n’existe pas. Mais, j’ai toujours cherché à plaire, à ne pas être critiquable, à entrer dans la norme le plus possible, à éviter les conflits.

Quand je dois prendre  une décision, j’essaie de me mettre à la place de l’autre, tout en gardant à l’esprit que je peux me planter complètement sur ce que l’autre ressentira et pensera de mon geste. Parce que je ne suis pas l’autre. Et que l’autre est … autre, par définition.

C’est une précaution qu’il me semble essentiel de garder à l’esprit, lors des contacts humains quels qu’ils soient.

Alors, quand les autres, et surtout, quand mes proches ne respectent pas cette précaution et me prêtent des pensées ou des intentions qui ne sont pas les miennes, allant jusqu’à m’en vouloir d’avoir agi de telle manière ou d’avoir eu telle intention, cela me blesse et me déçoit.

Bien plus que je n’aurais pu l’imaginer par le passé.

Cela me renvoie à mon imperfection mais aussi à celle de ceux que j’aime.

Ces dernières années, j’ai beaucoup évolué. Ma thérapie m’a fait grandir. Les livres que je lis aussi. Sans parler des rencontres que j’ai faites et des discussions qui en ont découlé.

Il y a encore peu, je m’en serais voulu de ne pas avoir transmis le bon message. Point.

Aujourd’hui, en plus de cela, j’en veux à l’autre aussi. De ne pas avoir pris de précautions, de m’avoir prêté des pensées qui ne sont pas miennes, de m’avoir prise pour celle que je ne suis pas.

Est-ce normal ?

La ronde se sent un peu trop ronde

Certains jours, je me regarde dans le miroir et je ne vois que mon ventre dépassant allègrement de mon jean’s. Que ma graisse qui pendouille lamentablement de partout. Que mes seins qui ne ressemblent pas à grand chose. Que mon double menton qui casse ma silhouette.

Bien sûr, il y a aussi les jours où je ne vois que mes hanches qui saillent avec féminité. Que mes formes qui me rendent plus féminine. Que ma poitrine assez généreuse pour attirer les garçons. Que mon visage dont le regard et le sourire attirent la sympathie.

Mais, ces jours-là sont rares.

Tous les autres, je ne suis que la grosse qui est trop grosse.

Je ne suis que celle qui n’a tellement pas eu de volonté qu’elle pèse désormais entre 118 et 122 kilos (d’un jour à l’autre mon poids peut varier énormément, sans grand lien avec mon tour de taille, d’ailleurs)(un peu de rétention d’eau, mes règles, une constipation passagère et ma balance peut grimper de 4 kilos en 24 heures).

Des régimes, j’en ai fait plein, pourtant. Je crois que j’ai d’ailleurs bien perdu plus de 120 kilos, en tout, si on additionne les kilos perdus au fil de tous mes régimes (commencés à l’âge de quelques mois à peine). Mais, invariablement, je les ai tous repris, avec quelques-uns en plus, au cas où.

Aujourd’hui, je ne crois plus que la solution se trouve dans les régimes.

Pas pour moi, en tout cas.

Je crois sincèrement que mon poids n’est que le symptôme de quelque chose de plus profond, comme je le disais en début de semaine. Et tant que je n’aurai pas soigné le mal, les symptômes réapparaîtront, tôt ou tard. Et souvent bien trop tôt, d’ailleurs.

Pourtant, il y a des jours où un régime c’est vachement tentant quand même. Parce que peser 20 kilos de moins, cela ferait une énorme différence. Parce que le corps qui est le mien aujourd’hui ne correspond pas à l’image que j’ai de moi. Parce que j’aimerais vivre longtemps en bonne santé.

Mais, faire régime implique tellement de souffrance : d’abord, la souffrance pendant le régime : la souffrance de m’interdire de manger, de sentir la faim, de manger des aliments que je n’aime pas, de manquer (comme j’ai pu manquer dans mon enfance), de peut-être échouer, de craquer quand même.

Puis, la souffrance d’après-régime : la souffrance de maintenir ce poids tant désiré, de continuer à me restreindre, de m’interdire de manger.

Puis la souffrance de l’échec : la souffrance de voir l’aiguille de la balance remonter inexorablement vers le poids détesté, de me maudire de ne pas y être arrivée (c’était pourtant si simple…), de voir dans le regard des autres la compassion/la pitié de ton échec.

Tant de souffrances, pour quoi, au final ?

Je ne suis pas capable de souffrir jusqu’à la fin de mes jours à faire régime. Il parait qu’on s’habitue et qu’après, on ne se rend même plus compte qu’on fait régime. Une fois, j’ai fait régime une année d’affilée (le fameux régime Weight Watchers). J’ai souffert tout au long  de ce régime, sans trêve.

Alors, je ne sais pas où se situe la solution…

La ronde se demande si vraiment le débat du « Mademoiselle » est très pertinent

Je suis une féministe convaincue.

Je crois profondément en l’égalité des droits des hommes et des femmes.

Mais, je crois, tout aussi profondément, qu’hommes et femmes sont différents et que nier cette différence ne fait qu’accentuer la discrimination existante au lieu de l’amoindrir.

Bref, je suis loin des revendications de supériorité de la femme sur l’homme qui m’horripilent autant que le machisme ambiant.

Je m’intéresse tout particulièrement à cette question de l’égalité en droit. Juriste de formation, cette question m’interpelle beaucoup. D’autant que je suis issue d’un mariage mixte, où la multiculturalité m’a permis de comprendre très tôt qu’hommes et femmes n’ont pas le même statut ni les mêmes droits. Tantôt, c’est notre société judéo-chrétienne occidentale qui n’en reconnaît pas certains. Tantôt c’est notre culture musulmane. Mais, dans l’ensemble, sous couvert d’une plus grande liberté dans nos contrées, je ne suis pas toujours convaincue qu’il fait mieux vivre femme en Europe que dans certains pays arabes. Mais le débat n’est pas là aujourd’hui.

Il y a quelques mois, j’ai entendu parler d’un gros combat féministe. Une question très controversée qui a agité les esprits les plus pointus.
Faut-il interdire l’emploi de la case « mademoiselle » sur les formulaires ?

Alors, entendons-nous bien, tout-de-suite.

Je crois que dans un monde parfait, si la question est posée à une femme, elle devrait l’être à un homme également.

Mais, on ne vit pas dans un monde parfait. Et on en est tellement éloigné que je ne crois pas que le combat féministe passe, à l’heure actuelle, par cette question du « Mademoiselle ».

A l’heure où des femmes touchent moins que des hommes exerçant exactement la même fonction, à l’heure où des femmes sont discriminées dans le monde professionnel, à l’heure où des femmes doivent encore se battre pour que leur grossesse ne soit pas synonyme de licenciement, à l’heure où des femmes sont maltraitées sous prétexte d’infériorité intellectuelle, à l’heure où des femmes sont mutilées parce que c’est la tradition, à l’heure où des femmes perdent la vie parce qu’elles ont eu le malheur de croiser un violeur, perdant ainsi leur « pureté », à l’heure où des femmes sont encore considérées comme sale parce qu’elles ont des règles…

Bref, à l’heure actuelle, je crois qu’il y a vraiment des enjeux autrement plus importants qu’une case sur un formulaire…

En cette journée de la femme, il me semble bon de le rappeler.

La ronde a découvert Zermati

Depuis un peu plus d’un an, j’ai découvert Jean-Philippe Zermati.

Et il a changé ma vie.

Il a écrit le livre : « Maigrir sans régime ».

 

La première fois que j’ai vu cette couverture, j’avoue m’être dit « encore un connard qui surfe sur le surpoids pour vendre sa came avec un enième régime qui prétend ne pas en être un ».

Je n’ai même pas pris ce livre en main. Je n’allais pas me faire avoir, une fois de plus, avec un régime qui me ferai souffrir sans me faire véritablement perdre du poids.

Puis, sur la blogosphère, j’ai lu des billets sur la méthode qu’il préconise.

Et c’est vrai. Il n’y a pas un gramme de régime.

Au contraire, c’est une méthode anti-régime.

Pour lui, il s’agit d’enfin écouter son corps. De lui faire confiance. S’il a faim, lui donner à manger. S’il a soif, lui donner à boire. S’il n’a pas faim, ne pas le gaver.

Des conseils simples mais terriblement efficaces, sous leur manteau d’évidence.

Et pourtant, dans notre société, il n’y a plus d’évidence à s’écouter.

Pourtant, pour la première fois de ma vie, je n’ai plus pris de poids. Cela fait un an, déjà.

Certes, je n’en ai pas perdu, non plus. Mais, je n’arrive pas encore à appliquer cette méthode jusqu’au bout.

C’est mon défi pour 2012. Quand j’habiterai enfin chez moi (on croise les doigts pour que mon appartement soit prêt début avril), je suis bien décidée à prendre plus de temps pour moi, pour écouter mes besoins, mes envies, mon corps.

Et vous ? Un défi pour 2012 ?

La ronde a cassé le miroir de sa garde-robe

Oui, je sais, je suis blonde…

Ne me demandez pas comment j’ai fait mon compte. J’ai trop honte…

Bon, d’accord, comme vous insistez, j’explique.

Lorsque nous sommes allés chez Ikéa, j’ai voulu pousser délicatement une caisse pour en poser une autre sur le chariot. La délicatesse et moi étant amies comme cochon, c’est bien connu, j’ai laissé tombé la caisse à côté du chariot.

Je me suis dit que ce n’était sans doute pas très grave.

Nous n’avons pas échangé la caisse…

Evidemment, c’était la caisse où il y avait le miroir de notre garde-robe. Et le miroir n’a pas survécu à la chute (de 15 cm à tout casser, remarque. Ca aurait tout à fait pu résister !).

Nous allons donc devoir retourner chez Ikéa (zut alors, encore une occasion de dépenser des sous…).