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La grossesse et Zermati

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Zermati, c’est un pote depuis longtemps. Par bouquin interposé, certes. Mais, parfois, on peut se sentir proche de quelqu’un à qui on n’a jamais parlé juste parce qu’on kiffe ce qu’il écrit. Moi, ça m’arrive souvent et c’est d’ailleurs pour ça que j’aime bien les blogs. Parce qu’en plus de kiffer, on peut aussi échanger.

Soit.

Zermati, donc, fait partie de ma vie depuis… Bah, depuis trois ans, je dirais.

Au début en mode « je teste mais je suis sceptique », puis, en mode « j’y crois mais ça ne marchera pas pour moi, j’suis trop nulle » et enfin en mode « non, mais, faut juste prendre le temps, en fait. Ca marche vraiment. C’est merveilleux ».

Alors, je ne te dirai pas que j’ai perdu 40 kilos en suivants ses conseils. Du moins pas encore. Mais, n’empêche. Les évolutions sont bien présentes. D’abord, je m’aime plus. Bon, c’est pas encore le fol amour, mais j’aime de plus en plus mon corps et j’apprends, petit à petit, à le respecter. A ME respecter.

Et puis, je ne vois plus ma balance comme ma pire ennemie. Au contraire, elle me rassure. Je sais que mon poids peut varier jusqu’à trois kilos en une journée. J’ai appris à reconnaître les signes. Je sais aussi qu’elle m’apprend à me distancer des chiffres, et donc des « on-dit ». Parce qu’elle est parfois loin de la réalité. Parce qu’elle n’est qu’un indicateur, et que je dois lui restituer sa juste place. Ni trop ni trop peu.

Et enfin, parce que mon poids se stabilise, sans effort. Je ne crais plus la nourriture. Je ne crains pas mes excès. Je sais que s’ils arrivent, mon corps les régulera.

Alors, quand j’ai appris ma grossesse, j’ai été sereine. Au pire, je prenais 35 kilos, et je m’en fichais. Mais, j’avais la certitude que je ne prendrais pas 35 kilos, puisque la nature n’exige pas qu’une femme prenne 35 kilos pour pondre un joli bébé en pleine santé.

Je m’en suis remise à mon corps. Tout au long des 7 mois et demi qui viennent de s’écouler, je n’ai écouté que lui pour décider de ce que j’allais manger.

Bien sûr, ma gynécologue m’a parlé de régime dès la première consultation, avec un poids maximal à prendre (et quoi ? Si je grossis plus, tu ne m’aimes plus et tu ne m’accouches plus ?). Elle m’a parlé d’aliments à interdire et d’autres à favoriser. Je ne l’ai pas écoutée (sauf en ce qui conerne les interdits non liés au poids, pour éviter de choper la toxoplasmose ou la listeriose, of course). J’ai décidé de n’en faire qu’à ma tête. Je n’aurais qu’à m’en vouloir à moi-même en cas d’échec.

J’ai « zermaté » comme jamais. Je ne suis pas encore au top du principe, mais je n’ai jamais atteint un tel niveau de zermatage. Surtout au premier trimestre. Il faut dire que les sensations sont multipliées par dix, les sensations alimentaires ne faisant pas exception.

J’ai découvert qu’il n’est pas facile de savoir ce qu’on veut manger. Mon corps fonctionne plutôt par rejet que par envie (même si parfois, mes envies étaient clairement identifiables).

De la viande ? Ah, non ! Du poisson ? Pourquoi pas. Des pâtes ? Non, non, non ! Des pommes-de-terre ? Ouiiiiiii ! Des princesses ? Non, merci. Du chou-fleur ! Oh, oui, avec de la béchamel et des pommes-de-terre. Et sans viande ni poisson, finalement.

Voilà comment se décident mes repas. Avec des variantes, chaque jour, évidemment.

Je mange régulièrement des frites (encore hier soir), des hamburgers (miam), du chocolat, de la glace. Je mange aussi régulièrement des oranges (j’en ai des envies folles), des raisins blancs, du chou-fleur (mon Dieu que c’est génial contre les brûlures d’estomac). Par contre, je ne mange plus jamais de crème fraîche avec de la viande (ça ne passe vraiment pas). Je mange moins de scampis. De manière générale, ma tendance à manger peu de protéines se confirme, même si je ne saurais m’en passer !

(- Chou, j’ai envie de viande !… (et à la fin du repas) – Mais, la Ronde, tu n’as mangé qu’un quart de ton steak !? – Euh, oui, mais, j’ai plus envie, là…)

(Pour le plus grand bonheur du Rond qui rafolle de la viande, en fait…)

Côté prise de poids, ma gynécologue m’a félicitée chaque mois. Mon poids est descendu en flèche (-7 kilos et demi) pour se stabiliser et ne remonter que très peu. Aujourd’hui, j’en suis à -4 kilos par rapport au jour où j’ai appris la grossesse !

Chaque mois, elle m’a félicitée de bien suivre mon régime. Chaque mois, j’ai nié suivre un quelconque régime. Il y a 2 mois, j’ai craqué, et j’ai dit (un peu fort) « mais, je ne fais PAS de régime, docteur ! ». Alors, elle m’a posé des questions sur ce que je faisais. Et je ne sais pas si cela a fait son chemin dans ses neurones de médecin, mais toujours est-il que depuis, elle me féclicite de bien poursuivre ma méthode, mais ne parle plus de régime.

Côté santé, mes prises de sang n’ont jamais été aussi bonne.

 » C’est bien. Vous ne mangez pas trop gras, ni trop sucré. Vos tests prouvent que vous n’avez aucune carence. C’est parfait! ».

Pourtant, je peux vous dire que je mange gras et sucré. Mais, jamais plus que ce que mon corps désire. C’est comme ça qu’hier soir, en quatre heure, c’est une pomme que j’ai mangée et non la crème au chocolat du frigo dont la date de péremption sera bientôt dépassée… (Purée ! Jeter de la crème au chocolat ! Un non-sens il y a encore quelques années !).

Plus que jamais je sais que cette méthode me convient. Que ces conseils me sont profitables. Que j’ai besoin de m’écouter, de me faire confiance et non de suivre stupidement les ordres d’un tiers, aussi spécialiste soit-il, sur ce dont mon corps a besoin.

Mes résultats sanguins sont la preuve que mon corps sait mieux que quiconque ce qu’il lui faut pour rester en bonne santé.

 

Bref, zermater durant la grossesse est un choix que je referais sans hésiter la prochaine fois que mon ventre accueillera un petit être, même si le corps médical y est réticent !

Trop de plein ou trop de vide ?

Je sais, ce titre n’est pas français. Pourtant, c’est la question que je me pose : Suis-je remplie de trop de plein ou de trop de vide ?

Une discussion avec une amie proche, qui rencontre les mêmes soucis que moi niveau poids, m’a amenée à prendre conscience que le vide que je ressentais était au moins aussi proportionnel que le plein.

Depuis des années, elle ne comprend pas quand je lui dis que je mange pour combler un vide. Et moi, je ne comprends pas ce qui se passe en elle non plus, du coup.

Puis, hier, j’ai compris. Enfin, je crois.

Elle me disait qu’elle se sentait trop pleine d’émotions et autres. Et je le ressens aussi.

Mais, pour ma part, ce qui l’emporte, c’est l’impression d’être trop pleine de vide : l’absence de gestion de toutes ces émotions autrement qu’en mangeant. L’impression que tout le monde sait comment faire face, a reçu les outils pour faire face et moi pas. Je ne sais absolument pas comment gérer mes émotions, si ce n’est en mangeant. Encore et encore. Je me sens vide de l’amour maternel dont j’aurais tellement eu besoin. Je me sens vide de ressources pour m’être suffisante.

Ces derniers mois (années), grâce à Zermati, j’arrive enfin à trouver des pistes. Et je l’avoue : je me sens moins vide qu’avant. Et, par voie de conséquences, je remplis moins ce vide par de la nourriture. N’empêche, ce vide est encore là, à me remplir de rien. Et à m’inciter à manger trop quand les choses ne tournent pas comme je l’aimerais.

Ce qui fait la différence entre mon amie et moi, c’est qu’elle ressent ce vide à l’extérieur d’elle-même quand moi, je le ressens dans mes entrailles. Mais, au fond, la problématique est la même : comment combler un manque ? Comment apprendre, seule, à gérer les douleurs, les frustrations, les émotions sans s’aider de cette nourriture si réconfortante ?

Malgré ces questions qui restent encore sans réponse, je me sens évoluer, grâce à ces petites discussions et réflexions. Je sens que je grandis. Chqaue étape me rapproche de ce que j’aimerais être : une adulte épnaouie et heureuse. Car, enfin, je ne rêve plus de redevenir une enfant. J’ai fait le deuil de cette étape de ma vie. Je fais le rêve de devenir une adulte, avec une âme d’enfant pour continuer à m’amuser et à m’émerveiller d’un rien, une adulte prête à offrir à mon bébé une enfance normale, pleine de bonheurs, de frustrations, d’émotions, de souvenirs joyeux et moins joyeux. Bref, une enfance qui lui donnera les outils pour affronter une vie de grands sans trop de heurts…

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En paix avec la nourriture

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La nourriture et moi sommes en combat depuis de longues années.

De très longues années à culpabiliser à la moindre bouchée de chocolat (ce qui ne m’empêchait malheureusement pas de succomber à mes envies, voire même à compenser ma culpabilité en mangeant… Paradoxe quand tu nous tiens). De très longues années à m’interdire un tas d’aliments. De très longues années à me forcer à en ingérer d’autres, au point de ne plus pouvoir les voir en peinture.

Bref, de longues années de souffrance.

Puis, un monsieur est entré dans ma vie. Par le biais du Blog de Caro, j’ai découvert un certain docteur Zermati.

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Il disait des choses réconfortantes, mais totalement absurdes.

Du style : manger du chocolat ne fait pas grossir; il faut faire confiance à son corps; il faut respecter ses envies; aucun aliment ne fait maigrir.

Un charlatan de plus qui allait, sans doute, nous expliquer comment une pilule magique allait nous aider à surmonter tout ça.

Bof.

Puis, quand même, j’ai lu.

Et je me suis dit que ce mec, c’était vraiment un illuminé.

Il voulait vraiment me faire croire que je pourrais maigrir sans pilule magique en mangeant à ma faim ce que je veux quand je veux ? Ben, c’est qu’il ne me connaissait pas pour inventer un baratin pareil !

Moi, dès que je me lache, je mange tout et n’importe quoi et je grossis de 10 kilos ! Si je devais écouter mon corps, je ne mangerais que des crasses. Je ne peux pas lui faire confiance, à ce corps tout pourri qui ne me veux que du mal.

Mais, Caro semblait conquise. Et elle avait l’air d’une femme intelligente et cultivée, pourtant. Pire encore, ça marchait sur elle. Elle perdait vraiment du poids.

Par acquis de conscience, j’ai acheté le livre et j’ai lu.

Et ma vie a changé.

Pas du jour au lendemain, certes.

Mais, aujourd’hui, soit deux ans après, ma vie a bel et bien changé.

Je suis encore obèse. Manifestement obèse. je pèse 117 kilos pour 1m65. Voilà, c’est dit.

Mais, aujourd’hui, la nourriture n’est plus mon ennemie. Mon corps n’est plus cette entité étrange en qui je ne pouvais avoir confiance.

Aujourd’hui, mon corps est mien et fait partie de moi autant que mon esprit. Je commence à en prendre soin. Et à y prendre plaisir.

Aujourd’hui, je mange ce que je veux. Je suis mes envies. Je mange par faim. Et mon poids dégringole, petit à petit. J’ai perdu 6 kilos et demi depuis août dernier.

Aujourd’hui, j’ai encore peur de retomber dans mes crises de boulimie. Mais, je sais aussi que ce ne sera que passager et que ce ne sera pas grave.

Aujourd’hui, un bébé est à l’intérieur de mon corps et j’ai la preuve, bien vivante, que mon corps peut faire des choses bien.

Aujourd’hui, je peux renoncer à un dessert. Je peux même l’entamer et laisser une grosse partie. Juste parce que je n’ai plus faim. Et que je sais, avec certitude, que je pourrai me servir une autre part, plus tard, quand j’en aurai plus envie, sans culpabilité.

Aujourd’hui, quand je monte sur ma balance, je me dit que si mon poids a monté, c’est peut-être parce que j’ai un peu trop mangé ou que je dois faire pipi ou popo ou que je fais un peu de rétention d’eau. Je me dis surtout que ce n’est pas grave, et que ça ne change pas grand chose.

Aujourd’hui, quand mon poids augmente, je ne me rue plus sur la nourriture pour me punir d’avoir grossi.

Aujourd’hui, je redécouvre le plaisir de manger des légumes. Des vrais. Parfois même, des légumes vapeurs, sans rien d’autre. Pas par obligation. Pas pour maigrir. Mais, juste parce que c’est bon. Et même que, des fois, je mange un dessert après.

Aujourd’hui, les seules restrictions alimentaires que je m’impose sont celles liées à mon bébé. Et elles sont faciles à tenir, parce que je sais que dans quelques mois, je pourrai à nouveau en manger.

 

Bref, aujourd’hui, je suis en paix avec la nourriture. Et un peu plus encore avec moi-même.

L’obésité en question

 

On parle toujours des risques liés à l’obésité. On évoque les dangers pour la santé. On montre les obèses du doigts : ces vilains qui coûtent un bras à la sécurité sociale !

Puis, une étude arrive et est passée sous silence ou à peu près.

Une étude qui révèle que 40 % des personnes souffrant d’obésité n’ont pas plus de risques de développer une maladie cardio-vasculaire ou un cancer que les personnes de poids normal.

Les 60 % restant voient leur risque augmenter jusqu’à 3 fois.

Bien sûr, ce n’est pas anodin. Bien sûr, loin de moi l’idée de prôner l’obésité comme modèle de vie. Bien sûr, c’est un problème de santé publique et il faut trouver des solutions pour enrayer sa croissance.

Mais, si les solutions ne se trouvaient pas dans un régime pour rentrer à tout prix dans les cases de la normalité pondérale ? Si la solution se trouvait dans la recherche d’un équilibre tant alimentaire que pondéral ?

Si ces 40 % n’étaient pas obèses, au sens médical mais simplement des personnes dont le poids d’équilibre est supérieur à la moyenne ?

La théorie de Zermati et Apfeldorfer, si j’ai bien suivi, c’est que le corps n’est en bonne santé que si son poids est en équilibre. Quand on est en surpoids ou en sous-poids, le corps doit dépenser beaucoup d’énergie à cause de ce poids en déséquilibre, énergie qu’il ne peut utiliser ailleurs, et qui diminue d’autant les chances d’être en bonne santé.

Cette étude ne vient pas confirmer cette théorie, certes, mais est largement expliquée par elle…

Il serait peut-être temps que les autorités se mettent à écouter ces voix-là plutôt que celles qui prônent les régimes à tout prix, et surtout à prix d’or grâce aux produits dérivés en tout genre, qui eux, coûtent plus sûrement à la sécurité sociale que l’obésité en tant que telle !

 

Bilan Zermati – 21 mois

Depuis 21 mois, je pratique la méthode Zermati.

Je vais mettre de côté, dans un premier temps, les deux derniers mois, particuliers vu ma grossesse. Et dresser le bilan des 19 mois qui ont précédé.

J’ai découvert Zermati grâce au très chouette blog de Caro – Pensées de ronde (si tu ne connais pas, va cliquer, c’est vraiment sympa et ça ne tourne pas qu’autour du poids, promis).

Il y a longtemps que je lis ce blog et lorsqu’elle parlait Zermati, je me disais : pffiou, un régime de plus. Et je zappais donc tous ses billets « Zermati ».

Enfin, tous, c’est faux.

Parce qu’elle écrit bien, quand même. Et donc, mes yeux ont trébuchés, sans faire exprès, sur quelques lignes zermatiennes qui m’ont touchée. J’ai fini par rechercher et lire ses billets.

A cette époque, on m’avait dit que je devais perdre beaucoup de poids très vite parce que j’allais mourir avant mes 30 ans, sinon, à cause de mes 120 kilos. Je m’étais lancée, avec appréhension mais motivation, dans le régime « Dukan ». Sauf qu’après 2 jours, j’ai commencé à faire une crise de foie. Je me sentais mal et j’avais la nausée à la simple vue d’un produit à base de protéine (viande, oeuf et même poisson). Il faut dire que je n’ai jamais été très protéines, depuis toute petite. Et que là, ça faisait beaucoup d’un coup, pour mon pauvre petit organisme.

J’ai arrêté, d’instinct, malgré une dépense de plus de 75 euros en produits divers et variés sensés m’aider à perdre mes sacro-saints 40 kilos de la mort qui tue.  Un spécialiste du foie, consulté peu après, a confirmé mes soupçons : si je perdais vraiment ces 40 kilos trop vite, et avec un régime débile du genre hyper protéiné, il était, en effet, certain, vu mes antécédents, que mon foie serait détruit en moins d’un an. Avec pour conséquence, non pas ma mort, mais des traitements médicaux lourds, coûteux et douloureux.

Et c’est à cette époque que j’ai dévoré ses billets « Zermati », à Caro. On était en décembre 2010.

J’en étais arrivée à un stade où j’avais essayé un nombre incalculable de régime, de Dukan à Weight watchers en passant par les régimes hypocaloriques plus classiques et drastiques. Rien n’avait été efficace. Je n’en pouvais plus. Je me disais que de toute façon, je n’y arriverais jamais.

Je ne serais jamais mince, autant l’accepter. Et je n’aurais plus jamais la volonté de souffrir comme je l’avais déjà fait pour perdre des misérables kilos (joie ô combien éphémère) qui venaient se replanquer accompagnés de quelques copains à la moindre occasion.

J’étais de celles qui disaient « un rien me fait grossir« . Et c’était vrai.

Alors, j’ai acheté le livre de Zermati « Maigrir sans régime ».

Dans un premier temps, j’y ai puisé ce que j’étais capable d’entendre et d’appliquer : plus d’aliments tabous, donc plus d’interdits. Tu manges ce dont tu as envie. Si tu as des envies, c’est que ton corps en a besoin.

Et puis, j’ai vaguement lu que quand on avait faim, on décuplait le plaisir de manger, et ça, ça m’a paru sympa.

Et puis, y a eu une phrase aussi, qui m’a servi de mantra : « la faim protège le poids ». Si on mange avec faim, on ne peut pas grossir.

J’ai respecté ces principes à la lettre : manger ce dont j’avais envie. Et que quand j’avais faim.

Évidemment, j’ai passé une semaine à m’empiffrer de gaufres, mousses au chocolat, et autres « crasses » tellement interdites, normalement. Et je n’ai pas grossi. Mais, je devais avouer que je ne mangeais pas si souvent que ça, en fait. Et pour cause : je mange au-delà de la satiété, qui m’a paru trop difficile à cerner. Du coup, la faim mettait plus de temps à se manifester.

Et puis, je dois admettre aussi que la faim m’angoisse. Alors, parfois, je n’arrive pas à attendre ma faim et je mange. Au cas où. (Au cas où quoi, je me le demande encore).

Mais, très vite, j’ai eu des envies d’autres choses : de pomme, de salade, d’épinards, de poisson, d’oeuf, de pain.

J’ai respecté ces envies au même titre que mes envies de chocolat.

Et le bilan au bout de 19 mois, c’est un poids stabilisé aux alentours de 120 kilos (avec des variations de 2 à 3 kilos dues aux règles).

Alors, oui, 120 kilos, c’est beaucoup. Mais, quand on établit une ligne de poids, me concernant, ce dernier n’a fait qu’augmenter (sauf pendant mes phases de régime), depuis toujours. Je veux dire, je n’ai pas toujours pesé 120 kilos. Au sortir de l’adolescence, j’en faisais 80.

C’est donc la première fois de ma vie que j’ai réussi à stabiliser mon poids, sans contraintes et sans auto-flagellations. Et c’est une victoire que je garde bien au chaud dans mon coeur, pour les jours où j’ai moins de motivation.

Il est évident que cette période n’a pas été de tout repos. Il m’a fallu m’accorder du temps, de la réflexion, du respect.

Un régime participe d’une toute autre démarche : j’ai été nulle mais maintenant, je me rattrape et ma graisse (donc mon corps) va voir de quel bois je me chauffe.

Avec Zermati, la démarche est inverse. J’ai fait souffrir mon corps, il m’a bien prouvé que, quoi qu’il en soit, c’était lui qui avait le dernier mot, alors, si j’essayais, à présent, de l’écouter (enfin) et de le respecter ?

 

Je terminerai ce billet en disant que lire des témoignages d’autres « régimeuses » m’a fait du bien. Pour me rendre compte que je ne suis pas seule, que non, ce n’est pas facile et que oui, c’est possible. Je pense notamment (mais non exclusivement) au très joli blog « te parler de ma vie » (qui m’a inspiré le billet du jour, d’ailleurs) ou à celui de La Peste.

Je vous invite grandement à aller leur rendre visite, car ce sont vraiment des blogs sympas, qui ne parlent, à nouveau, pas que régime, mais aussi respect de soi, amour, livres, films et toutes ces petites choses qui font notre vie de femme.

Journal de grossesse – #1

Voilà un peu plus de 24 heures que les résultats sont là. Deux petites barres roses qui offrent une multitude de promesses sur un stick en plastique blanc sur lequel j’ai uriné. Glamour.

Je ne me sens pas différente des autres jours. J’ai seulement peur que le petit pois ne s’accroche pas correctement et que mes espoirs s’envolent.

Alors, je scrute le moindre changement, le moindre signe que cette grossesse se poursuit comme il faut.

Cet après-midi, j’ai eu un peu mal au ventre. Dans le bas ventre. Heureusement, ce n’était, semble-t-il, que mon système digestif qui était un peu patraque.

Désormais, je dois faire attention pour deux. Alors, je suis à l’écoute de mon corps. Pour du vrai. Il ne m’a jamais été aussi simple d’appliquer Zermati que depuis ces deux jours. Je ne prétends pas que cela continuera les 9 mois qui suivent (ou mieux, ma vie entière), mais c’est déjà un début. Une façon d’expérimenter que mon corps réclame ce dont il a besoin et qu’il n’est point nécessaire d’anticiper.

Hier, j’ai donc mangé un cheese-burger (du MacDo) avec un soda. J’ai délaissé les frites. J’avais super faim et l’appel du fast foood a été le plus fort, surtout quand j’ai passé les portes du centre commercial où je voulais acheter un parfum. Le soir, j’ai mangé une demie salade de boeuf thai (que j’ai partagée avec mari chéri) et une assiette de canard aux champignons (une tuerie !). J’ai mangé légèrement au-delà de ma faim. Mais, du coup, je n’ai pas pris de dessert. Je n’ai rien mangé d’autre de la journée. Je n’en avais pas envie, en fin de compte.

Aujourd’hui, je n’ai pas petit déjeuner. Nous avons invité la maman de mari chéri au restaurant pour lui annoncer la nouvelle. J’ai choisi une entrée et un plat qui me faisaient plaisir. J’avais faim. Et j’ai suivi mes envies. Une petite salade de cocktail de crevettes roses, suivi d’une bavette à l’échalotte, accompagnée de sa salade et de ses frites, avec une coupe de glace vanille napée de chocolat chaud pour terminer le tout… Un délice ! Mais, je sens, du coup, que ce soir, aucun aliment ne passera par mon estomac car je n’ai pas faim.

J’ai pris la résolution de boire moins de coca, aussi. C’est quand même une crasse dont mon corps n’a pas besoin.

 

Quoi qu’il en soit, me voilà plus lourde d’un petit pois (très très petit, pour le moment). Et c’est merveilleusement angoissant…

Un petit tour à la foire

Hier, j’ai fait un petit tour à la foire de Bruxelles, avec quelques amis.

Un petit retour en enfance, parmi :

– les poneys (c’est quand m^me glauque, quand on y réfléchit, ces pauvres bêtes qui tournent en rond autour d’un bâton toute la journée ! Je crois que mes enfants ne monteront jamais dessus. S’ils veulent faire du poney, ce sera en vrai, avec la selle et les bottes qui vont bien),

– la grande roue (a-t-on idée de construire un machin qui monte si haut et qui se balance ? Vraiment ?),

– les montagnes russes (ça, c’est cool, sauf le prix…),

– les machins qui te mettent la tête à l’envers (en même temps, quand tu viens de t’enfiler un cornet de frites, je ne suis pas certaine que ce soit le bon plan… )

– les échoppes à bouffes (quel délice, les smoutebollen (ou croustillons pour les non-bruxellois), les escargots, les frites ou encore les gaufres chaudes et les beignets au fruit, avec comme dessert, une barbe-à-papa ou une pomme d’amour ! Miam ! 😀 ) (accessoirement, bonjour les maux d’estomac, après, quand tu n’as plus l’habitude d’ingurgiter autant de sucres et de graisses) (en même temps, j’ai tellement plus l’habitude, que je n’ai pas encore pu goûter tous les trucs que je voulais…)

– sans oublier les célèbres pêches aux canards (qu’est-ce que c’était dur quand j’avais 6 ans… Qu’est-ce que c’est bête, maintenant que j’ai grandi… Humpff ! Z’auraient du inventer la version adulte : Récolte le max de canards en 15 secondes chrono sans les mains, ça ce serait sympa !!!)

– les tirs au fusils et autres lançages de boules sur des pots en alu.
C’était drôle. J’avais 6 ans.

Comme à l’époque, j’en suis ressortie frustrée (j’ai pas les moyens de faire toutes les attractions que je voulais, sauf à manger des pâtes au beurre le reste du mois)(petite, je ne croyais pas ma mère quand elle me sortait cette excuse pourrie…), gavée de sucres (mais pas trop, rapport à mon estomac de plus en plus exigeant)(j’aurais pu oublier de zermater juste une soirée pour ne pas être frustrée, mais, y a rien à faire, dès que je prends conscience que je n’ai plus faim, je n’arrive plus à manger… :-/); les oreilles pleines de musiques, les yeux plein de couleurs et de lumières et sans cadeau… La foire, quoi ! 😀

 

EDIT : Clique ici, si tu es Bruxellois ou que tu comptes faire un tour sur la foire du Midi à Bruxelles : il y a plein de bons de réductions ! 😉