Archive | février 2013

Ma Saint-Valentin à moi, c’était comment ?

Amour-en-coeur

 

Chez nous, point de 14 février.

L’amour c’est n’importe quand, n’importe où. Quand on veut. Quand on peut. Quand on y pense.

Pour autant, nous ne trouvons pas la fête de la Saint-Valentin débile ou rétrograde ou commerciale. Après tout, comme les autres fêtes, on en fait ce que l’on veut. Noël peut être un moment de partage ou un moment de dépenses aussi inutiles que démonstratives…

C’est vrai qu’il n’y a pas qu’un seul jour pour se montrer son amour. Mais, une fête, c’est l’occasion de marquer un temps d’arrêt et de se rappeler tout ce qui nous unit.

Cette année, pour la première fois, c’est le Rond (mon mari chéri, quoi) qui y a pensé en premier. Avec cette phrase qui m’a estomaquée : « ah, tiens, j’ai trouvé ton cadeau de Saint-Valentin ! ».

Quoi ? Cadeau ? Saint-Valentin ? C’est quand ? Dans deux semaines ? Et il y pense déjà ? Wouah !

Il est vrai que depuis le début de notre relation, c’est moi qui ai toujours accordé de l’importance à ces marques d’amour-là. La Saint-Valentin, notre anniversaire de rencontre, notre anniversaire de mariage et toutes ces dates si symboliques qui ont construit notre couple.

Je me souviens qu’il y a un an, nous nous sommes disputés. Je lui reprochais de ne jamais me montrer qu’il m’aime à travers des « cadeaux ». Pas spécialement des cadeaux chers, mais des symboles. Une sortie, une fleur, une carte, un poème.

Il en a été vexé. Pour lui, montrer son amour, c’était dans les petites choses du quotidien : me faire un bon repas, un délicieux massage, me prendre dans ses bras, m’écouter, me conseiller, participer (beaucoup plus que moi) dans le ménage.

J’y ai réfléchi. Et j’ai compris la chance que j’avais d’avoir un homme à mes côtés qui faisait tout ça. C’est vrai, c’est pas un pro de l’organisation. Il oublie toutes les dates. Il pense à un cadeau qu’il met 6 mois à acheter (ça fait pas beaucoup de cadeaux sur l’année… ). Mais, il est présent, chaque jour. Il m’a aidée à traverser les épreuves de ma vie, il m’a soutenu dans tous mes projets, il est tendre, affectueux, romantique dans la vie de tous les jours.

Alors, j’ai décidé d’être moins exigeante. Je lui ai expliqué que lui, il aimait bien que de temps en temps, je participe plus au ménage. Et ben, moi, j’aimerais que de temps en temps il organise de petites choses pour me montrer qu’il m’aime.

Et puis, au fond, j’ai décidé que je l’avais épousé avec ce défaut : être une nullité en organisation. Je le savais dès le départ. Pourquoi vouloir le changer. C’est vrai, après tout, je l’aime comme il est !

Alors, qu’il me parle de Saint-Valentin, ça m’a dépassée ! Mais, ça m’a ravie. Et stressée !

Merde, s’il avait un truc, c’est que moi aussi, je devais avoir un truc ! Et quoi ?

Avec le Petit pois qui accapare toutes mes pensées, je ne suis pas très présente pour lui, et je n’avais aucune inspiration.

Jusqu’à ce qu’on aille à la piscine, tous les deux. Et qu’il me parle de ce « maga-boules » qui a disparu. « Le « maga »-quoi ?? »

« Ben, le « maga-boules », le magasins de bonbons, quoi ! »

Il m’a décrit combien il aimait choisir ses bonbons avec parcimonie, parce qu’il n’avait pas beaucoup de sous d’argent de poche sur lui. Et aussi, combien il aimait avoir un peu de toute sorte. (Le Rond aime les assortiments!).

Et là, j’ai eu un déclic !

Une jolie boîte avec un assortiment des bonbons de son enfance !

Mardi, avec ma belle-maman chérie, pendant qu’il était au travail, nous avons cherché ses bonbons favoris. J’en ai rempli une jolie boîte que j’ai décorée avec une photo de nous, prise à Noël et que sa mère a développée pour l’occasion.

Le tout a été emballé dans un joli papier rouge avec des coeurs (oui, j’ai fait dans le kitsch).

Mardi soir, le Rond a donc vu son paquet cadeau. Le mien était soigneusement caché dans son sac. Le 14 février, c’était jeudi.

Mais, le Rond est encore un grand enfant impatient. Il avait très envie de découvrir ce que je lui avais réservé et encore plus de voir mon regard lorsque je déballerais son trésor.

Alors, mercredi matin, nous avons échangé nos cadeaux. Nous étions en congé tous les deux. Nous avions la journée pour nous.

Il était super content et surpris de ses bonbons ! Il ne s’y attendait pas !

Moi, de même, j’ai été super contente ! Il m’avait acheté l’album de mon chanteur favori. Un best-of de toutes les chansons que j’aime et que je me désolais, il y a quelques semaines, de ne pas encore posséder, alors que ce serait tellement chouette de les avoir pour mon accouchement.

Nous avons ensuite passé un délicieux moment sous la douche que je ne développerai pas ici. (Un peu d’intimité, que diable).

Nous avons cuisiné un plat à deux. Une recette élaborée depuis des idées venant de chacun de nous. Et qui, au final, était délicieux.

Et nous avons conclu cette merveilleuse journée en parlant. De nous, de nos projets d’avenir, du Petit pois, et de toutes ces choses qu’on ne prend pas vraiment le temps d’aborder.

Juste avant d’aller dormir, nous avons regardé (au lit, comme des vilains transgresseurs de l’ordre) « Bernard et Bianca ». Avant de nous endormir dans les bras l’un de l’autre.

Une journée magique, grandiose, qui restera parmi mes meilleurs souvenirs, alors même que nous n’avons pas dépensé des mille et des cent et que nous avons opté pour la simplicité.

Le 14 février, le Rond a été travailler. Moi, je suis restée à la maison. Ma belle-maman est venue et nous avons avancé dans les travaux pour la chambre de Petit pois. Au soir, nous avons commandé une pizza chez Pizza Hut (so glam, isn’t it ?).

Le 15, je lui ai offert une jolie carte. Avec un texte que j’avais soigneusement rédigé. Je voulais lui écrire des mots qu’il avait besoin d’entendre. Et cela lui a fait chaud au coeur.

Depuis, je sais qu’il a écrit un brouillon de texte pour moi. Il doit « juste » acheter la carte et recopier le mot. Je connais mon loustic. Je sais que cette carte arrivera tôt ou tard. Sans doute plus tard que tôt. Mais, je m’en fiche. J’ai vécu uen de mes plus belles Saint-Valentin, et rien d’autre ne compte !

 

Alors, voilà, j’ai passé une super Saint-Valentin, alors que le 14 février a été une journée comme les autres !

 

Et toi ? C’était comment ta Saint-Valentin ?

Journal de grossesse – Début du troisième trimestre

Ca y est, j’y suis. Petit pois doit naître dans deux mois. Et je sais, à présent qu’il est vraiment viable. Que même s’il naît maintenant, c’est pas trop grave. Que tout est bien en route. Que nous n’avons toujours pas choisi de prénom et que sa chambre n’est pas encore tout-à-fait finie. Que l’accouchement approche à grand pas, ce qui me terrifie et me fascine à la fois.

Bref, Petit pois arrive bientôt et je me sens plus sereine que jamais face à cette grossesse.

Mais, soyons clairs, je ne suis pas réellement sereine. Juste que je le suis plus que depuis le début… 🙂

Mes angoisses sont plus espacées. Et sont d’une nature différente.

Bref, d’une certaine manière, je commence à profiter réellement de cette grossesse.

Car, si je fais le bilan des deux premiers trimstres, c’est pas folichon !

Premier trimestre :

J’apprends que je suis enceinte et je stresse. Mais, ça va. Tout va bien. Premier RDV gynéco. Première écho. Première visualisation du Petit pois qui gardera son surnom.

Puis, très vite, premières nausées. Mais, pas des petites nausées de rien du tout qui ne durent que le matin. Non, non. Des nausées qui durent du matin au soir, la plupart des aliments qui ne franchissent pas le cap de ma bouche et repartent illico dans mon assiette. -8 kilos en 1 mois et demi.

Certains goûts sont devenus intolérables et soulèvent mon estomac. Parmi ceux-ci, le dentifrice. Me laver les dents est venue un supplice. Malgré la dizaine de marques différentes achetées pour voir si ça faisait le même effet. (Note que le dentifrice au sodium est le pire de tous…).

Accompagnant ces nausées, une fatigue immense s’abat sur moi. Je dors plus de 12 heures par jour, en ayant l’impression d’en dormir 4…

Un décollement du placenta vient agrémenter le tout. Je kiffe !

Je me sens au bout de ma vie. Et je vois arriver le deuxième trismestre avec impatience : on m’a dit qu’au deuxième trimestre, on pétait la forme !

Mais, ce qui rend les choses un peu magiques, quand même, c’est que je sens les premiers mouvements de Petit pois. On m’affirme que ce n’est pas possible, pourtant, je sens un mouvement que je n’avais jamais senti jusqu’ici. Et mon chéri commence aussi à le sentir. Nous savons que c’est lui et le reste nous importe peu.

Sincèrement, je souffre. Mais, je suis heureuse du petit miracle qui est en train de se créer en moi. Je me sens mal (et je m’en veux, je devrais être si bien) mais pour rien au monde je voudrais que cette grossesse ne s’arrête trop tôt.

Deuxième trimestre :

On m’a menti ! La fatigue ne disparaît pas. C’est à peine si elle s’atténue quelques jours pour revenir en force. Mais, pour une raison un peu plus valable cette fois… Je dors 5 heures, puis me réveille sans arriver à me rendormir. Je reproche ça à mon chéri qui ronfle. Mais, au fond, je sais que cela n’a rien à voir. Depuis toujours, me réveiller en pleine nuit pour faire pipi coupe mon sommeil qui est trop léger après le break…

Mes nausées ne s’arrêtent pas. Le dentifrice est toujours aussi nauséabond. Simplement, j’ai appris à éviter les aliments qui fâchent et à anticiper ces maudites nausées qui sont donc un poil moins handicapantes qu’avant.

Mon poids remonte petit à petit. Et se stabilise. Depuis le début de ma grossesse, j’ai perdu entre 4 et 5 kilos (mon poids variant d’un jour à l’autre).

Petit pois se démène comme un petit diable. Si ça se trouve, il est hyperactif. Ca promet.

Les contractions font leur apparition. Un poil tôt, mais sans que ce ne soit alarmant. Du moins pour les médecins. Du repos et de la zennitude. Haha ! Ils ont de l’humour.

Mon dos commence à me faire souffrir. Et mon ventre devient lourd. Je commence à marcher comme un canard. Mais, je m’en fiche. Mon chéri est là et me fait tous les massages que je lui demande pour soulager mon corps.

Certains jours, j’aimerais ne plus être enceinte. Avoir encore du temps pour me préparer. Pouvoir faire « pause ». Ce petit d’homme va venir sur terre dans une famille qui n’est pas prête et il ne mérite sûrement pas cela. Je sais qu’il me reste quelques mois, mais jamais je ne saurai être à la hauteur de ce qu’on attend de moi pour accueillir ce petit être fragile. Je ne comprends pas que je puisse être si fertile quand d’autres, plus prêtes, plus méritantes, galèrent tant à avoir un enfant. J’aime Petit pois d’amour et j’ai peur que nous ne soyons pas à la hauteur de ses besoins et de ses attentes. En même temps, j’ai peur qu’il ne lui arrive quelque chose. Je ne veux pas qu’il meurre. Je veux le voir grandir et j’ai peur que mon corps ne soit pas à la hauteur.

Début du troisième trimestre :

Petit pois s’est dit que dormir 5 heures, c’était de la triche. Il a donc décidé de réduire ce temps à 3 heures (1 heure et demi, quand il est grincheux). Ma vessie est devenue son terrain de jeux préféré durant la nuit. Je me lève au mieux trois fois, au pire six fois sur la nuit. Je kiffe.

Mes nausées sont toujours bien présentes. Mais, c’est presque devenu une habitude. La seule ombre réelle au tableau, c’est toujours le dentifrice et donc, le supplice quotidien du brossage de dents.

Petit pois a adopté la position verticale. Désormais, il roue mon estomac de coups lorsque j’ai trop mangé, ou pas assez, ou que j’ai bu du coca, ou que j’ai mangé un truc qui ne lui plaisait pas, ou que… Les raisons sont vagues et multiples. Les remontées acides sont devenus mes nouveaux compagnons. Mon poids n’augmente plus. Je ne mange plus assez pour cela.

Mon dos et mon ventre se sont fait un nouveau copain pour partager ensemble cette sensation de lourdeur : mes pieds.

Mon humeur, quant à elle, joue aux montagnes russes. Je passe du rire aux larmes, de l’aphasie à l’hyperactivité. Je me sens abbattue, au bout de ma vie. Mon accouchement me semble impossible, voire improbable. Puis, aussi vite que c’est venu, je me sens bien, mon accouchement ne me fait pas peur, je vais assurer comme des milliards de femmes avant moi, et tout va se passer bien. Après tout, y a pas de raison. Ensuite, je repleure, parce que quand même, ce bébé va téter mes seins, et ça me semble surréaliste ! Je ne suis pas faite pour être mère. Alors, je pense à des femmes qui n’étaient vraiment pas faites pour être mère et je me sens à ma place, prête à vivre cette nouvelle aventure avec amour. Bref, je suis pleine de contradictions et j’imagine que ça fait partie de la grossesse et des 9 mois nécessaires à appréhender cette nouvelle étape.

Mais, malgré ces petits désagréments, je profite enfin de ma grossesse. Je commence à dire aux gens « oh, oui, ma grossesse se passe super bien, c’est vraiment chouette », et je participe ainsi, malgré moi, à cette fausse rumeur selon laquelle une femme est forcément épanouie lorsqu’elle est enceinte.

 

Et toi ? Ta grossesse ? C’était comment ? Ca a toujours été rose ? Ca a été horrible ?

Et toi ? Tu l’imagines comment ta future grossesse ?

Brèves de bavarde

*** Je suis en manque de temps, alors, je vous livre un petit brève de bavarde… Mais, promis, je reviens bientôt avec de vrais billets ! 🙂

*** Petit pois continue à bien grandir et à donner une foulitude de coups (de pieds, de main, de coude, de tête, que sais-je). Alors, d’une part, c’est mignon tout plein. D’autre part, c’est aussi agaçant, car mon estomac ne supporte presque plus rien, j’ai des remontées gastriques toutes les heures ou presque et la capacité de ma vessie a été divisée, environ, par quatre, ce qui me fait entre 4 et 5 réveils en moins de 8 heures de sommeil, même quand j’ai trop peu bu…

*** On a fait plein de travaux dans notre chez-nous. Bon, il faut dire que l’appart’ est en travaux depuis longtemps. Et qu’on a laissé un certain nombre de choses en suspens, tant on n’en pouvait plus, à un moment (la joie d’avoir un petit budget et d’entreprendre, seuls, des gros travaux… En plus du boulot, ça fatigue!). Mais, là, Petit pois arrive dans deux mois (oh, my God !!!); et on ne pouvait plus reculer l’échéance ! Il fallait vider sa chambre, la nettoyer, la peindre et l’aménager. Bon, on l’a vidée, nettoyée et on y a posé une première couche de peinture (le premier qui me dit « que ça en une semaine », je le démonte, parce que la pièce était rempie de trucs et qu’on a TOUT trié. Oui, tout ! ). Le week-end prochain, deuxième couche et le suivant, on l’équipe de meubles ! 😀

*** Je ne sais pas si le baby-blues d’avant accouchement existe, mais, là, c’est pas tous les jours la joie. Des larmes coulent pour un rien, et j’ai un peu du mal à gérer les émotions. Je me sens soudain envahie d’une tristesse et d’une angoisse innommables, qui s’en vont, au bout d’un temps certain (10 minutes ou 5 heures), aussi inexplicablement que c’est venu… Pourtant, je reste consciente que j’ai une chance énorme de vivre cette grossesse, entourée d’un homme formidable, avec un chouette job, une relative bonne santé, et tout…

*** J’aime pas les retours au boulot ! Même si c’est chouette que j’ai plein de choses à faire (faudrait que je m’y remette d’ailleurs).

*** C’est gai : il y a du soleil ! Bon, je l’ai dans les yeux. Mais,… C’est gai quand même !

*** J’ai vachement envie que le jour J arrive et que bébé sorte, en bonne santé, de mon ventre. Si, au début, je redoutais la sortie « normale », là, je redoute la sortie « césarienne ». Qu’est-ce que j’aimerais me prouver que je suis capable d’accoucher naturellement !

*** Mais, quand même, si Petit pois pouvait ne pas être trop gros, je serais contente !

*** C’est génial : mes ongles poussent à une vitesse folle ! Et en plus, il sont tout durs ! Ils seraient parfaits pour que je les vernisse, si seulement je pouvais. Tu me diras que je peux, mais, vu que c’est déconseillé par la mat’, parce qu’ils ne voient pas la couleur des ongles en cas de problème, ben, je m’abstiendrai… En sachant qu’ils perdront leur bel éclat en même temps que je perdrai les eaux, ou presque…

*** Par contre, que celui qui a osé m’affirmer que j’aurais de superbes cheveux se dénonce ! Ils sont tout gras, tout terne. Et ils ne poussent pas plus vite que d’habitude ! Snif ! La vie est trop inzuste !

*** Toi aussi, tu te sens comme une petite fille (ou un petit garçon) lorsque tu rencontres l’un de tes anciens professeurs ? Tu fais aussi un formidable saut dans le passé, et tu as, à nouveau, 12 ans pour le meilleur, mais surtout pour le pire ?

L’image de soi

C’est fou comme l’image que l’on a de soi influence considérablement ce que nous sommes.

Que cette image soit fondée ou non, nous adaptons notre comportement à celle-ci.

Depuis le début de l’année, j’ai un nouveau job. Et donc, de nouveaux collègues. Moi, la fille méga sociable, je me retrouve à m’intégrer dans un groupe qui existe et est soudé depuis bientôt trois ans (voire 4, pour certains membres).

Ils sont sympas, drôles. Ils m’ont accueilli avec bienveillance.

Pourtant, je me sens gauche. J’ai peur de ne pas être à ma place.

Et je suis gauche.

Je ne suis pas moi-même. Je suis timide. Je rougis. Je dis quelques trucs assez bof. Bref, je ne suis pas la fille simple et sympa que je peux être d’habitude en public…

Dans le même ordre d’idées, je suis grosse. Mais, maintenant, je suis aussi enceinte. Alors, mon gros ventre, je l’affiche. Et finalement, je me sens bien.

Avant, (je veux dire, il ya 4/5 ans), j’étais aussi grosse que maintenant (ou qu’avant ma grossesse disons). Et pourtant, je paraissais plus grosse. Parce que je me sentais immondément grosse et que je n’arrivais pas à oublier cet état de fait.

Petit à petit, j’ai appris à accepter mon corps. Pas encore à l’aimer (mais, je progresse). Mais, ce poids n’est plus resté une obsession. Je voyais enfin autre chose que mes kilos en trop.

Et l’image que j’ai renvoyée de moi a été radicalement différente.

J’ai encore un gros travail à faire sur mon image de moi. Mais, je sais que cela changera ma façon d’être et me permettra d’atteindre un niveau de sérénité que je cherche depuis longtemps…

Et toi ? Tu en es où avec ton image de toi ?

Brèves de bavarde

*** Bébé s’est tourné. J’ai à présent des coups dans le pubis et l’estomac. Plus qu’à espérer que c’est bien la tête en bas et les pieds en haut.

 

*** Mon estomac s’en prend plein la tronche et me le fait durement payer : des aigreurs d’estomac à tout va. J’aime…

 

*** Un monsieur m’a gentiment demandé si j’étais enceinte et a fait se lever quelqu’un dans le métro pour que je puisse m’asseoir… Et, ça m’a fait super plaisir ! 🙂

 

*** Aujourd’hui, j’ai osé demander une place assise toute seule comme une grande.

 

*** Ma vie de famille est quelque peu mouvementée… Pas de mon côté (pour une fois) mais du côté de mon chéri ! Un truc tellement énorme que ça me met en rage folle mais, j’ose pas vous embêter avec ça ici.

 

*** J’ai acheté un coussin d’allaitement. Pour mieux dormir. Il est beau. Il est blanc. Mais, il m’empêche de dormir contre mon amoureux…

 

*** Ce week-end, je fais ma valise de maternité. Je n’aurai plus aucune raison de stresser, si le jour J se pointe trop tôt. (N’est-ce pas ? ^^)

 

*** La semaine prochaine, si tout se passe bien, on met un grand coup d’accélérateur, avec ma belle-maman adorée, pour préparer comme il se doit la venue de Petit pois. Au programme : nettoyage de notre cave (qui a été inondée), (re)descente du bazar dans la cave pour vider la chambre de Petit pois, ponçage d’un mur (en piteux état), peinture de la chambre et aménagement du premier meuble que nous avons : la table à langer (s’il naît, on pourra le changer mais pas le faire dormir ! On est des gens organisés, nous ! :D).

 

*** Je flippe quand même pas mal à l’idée de devenir mère. Un bébé va sortir de mon ventre (et ça aussi, ça fait flipper) et après, notre vie va changer. Pour toujours. Et j’aime pas le changement. Cela dit, 2013 aura été l’année du changement ! Entre le bébé et mon nouveau job, je jongle avec tous les changements qui s’imposent, et j’apprends à gérer. Même si je déteste toujours autant ! C’était bien, quand même, quand j’avais 5 ans et que je croyais à Saint-Nicolas, et que ma plus grande inquiétude était de savoir si Nicolas était toujours amoureux d’Hélène, et si mon chat (Flocon, un gros chat blanc) allait de me faire des papouilles dans le lit ! 😀

J’ai testé pour toi : la grippe pendant la grossesse

Ouais, cher lecteur : je ne recule devant rien pour t’offrir les meilleurs articles d’investigation !

J’ai donc testé pour toi la grippe pendant la grossesse.

Je t’avoue que je ne l’ai pas fait exprès.

Et je t’avoue également que je ne savais pas réellement à quoi je m’exposais.

Au début de l’hiver, j’avais vaguement entendu que c’était mieux de se vacciner contre la grippe quand on était enceinte. Mais, ma gynéco n’en avait pas parlé. Et je n’avais pas une folle envie de me faire piquer une fois de plus. Et puis, une grippe, ce n’est jamais qu’un gros rhume, non ?

Bref, j’ai laissé courir.

Quand ma mère a commencé une sorte de trachéite, je l’ai évitée (en même temps, si je ne l’évitais que pour ça….). Mais, j’ai eu l’imprudence de passer la journée avec les trois cadets, ceux qui, précisément, vivent avec elle.

Lundi, ma soeur a été touchée. Mardi, c’éait moi. Mercredi, le benjamin. Jeudi, le dernier de mes frères encore vaillants ! Hop hop hop ! A la file !

Mon mari chéri, lui a gentiement attendu le samedi.

Pour mes frères et soeurs, pour mon mari, pour ma mère : la maladie a duré deux – trois jours, avec un jour de pic.

Pour moi, c’est pas encore fini.

Mardi, donc, je me suis réveillée avec une migraine, mes sinus bouchés (aïe mes gencives), ma gorge en feu, mes oreilles bourdonnantes. J’ai dormi toute la journée (sauf quand le (mauvais) médecin est passé). A 20 heures, mon mari avait fait le repas, j’ai mangé un quart d’assiette. Pas faim. J’ai attendu une petite heure, le temps de digérer, et puis, hop ! Je suis retournée au lit.

Mercredi, mes gencives me faisaient atrocement souffrir. Je sais que c’est un symptôme de sinusite, mais, c’est comme si j’avais une rage de dent dans toute la machoire. Ma respiration sifflait tellement que je n’arrivais pas à trouver le sommeil. J’ai donc commaté dans le salon toute la journée. Je ne me suis plus sentie aussi mal depuis mon hospitalisation, il y a 18 ans, quand j’ai fait une bronchio-pneumonie, et qu’on me perfusait mes antibiotiques directement dans le sang !

Mercredi soir, ma machoire me faisait tellement souffrir que mon mari a testé un massage du visage. Cela a calmé la douleur, sans la faire taire. J’ai pu m’endormir, enfin.

Jeudi, j’ai testé le lysomucil. Une poudre orange à diluer dans de l’eau et qui décongestionne. Ce produit est un petit miracle ! Tout se libère. Je ne souffre plus. Je dors ! Quel bonheur !

Vendredi, le lysomucil est un chouïa moins efficace. Je teste, sans trop y croire, un gramme de Dafalgan. Miracle number two. La douleur s’en va aussi (mais pas mon mal de tête, contre lequel le Dafalgn est inutile). Je peux enfin regarder un peu la télé. Sauf qu’il n’y a rien à regarder ! Snif !

Samedi, mon chéri est rattrapé par le vilain virus. Comme moi, il comate dans le salon. Il fait même une vraie sieste (en 5 ans, c’est une des premières fois que je le vois faire ça). On essaie vaguement de se cuire un reste de pâtes. A deux, au soir, on se prépare une sauce bolognaise. On en mangera durant trois jours.

Dimanche, il va déjà mieux. Moi, je suis dans le même état que la veille. Mes deux potes lysomucil et Dafalgan sont mes meilleurs alliés. Je me demande si j’arriverai à travailler lundi.

Lundi, le réveil est pénible mais j’ai passé une bonne nuit. Si je ne venais pas de commencer mon nouveau boulot, j’aurais demandé une journée ou deux en plus de congé maladie. Je suis quand même vraiment crevée. Mais, je n’ose pas. Je retourne donc au boulot. Où je ne suis guère efficace. Ma gorge me fait encore un peu mal. Ma voix est eraillée. Et en fin de journée, mon ventre manifeste son mécontentement par des contractions de plus en plus désagréables !

Mardi (soit azujourd’hui), je suis crevée. J’ai une tête à faire peur, suffisamment pour que deux collègues me le disent, en tout cas. Mon ventre me fait souffrir. Mais, je sens le virus s’éloigner enfin.

J’ai survécu à la grippe et j’en suis heureuse ! 🙂docteur