Archive | mars 2013

Il y a 5 ans…

Il y a cinq ans, jour pour jour, je me réveillais dans mon lit, le coeur au bord de l’explosion. La veille, j’avais passé une soirée merveilleuse avec un garçon génial.

Je l’avais rencontré un peu plus de deux semaines plus tôt. Il était beau, il était doux, il était gentil, il était charmant, il était timide, il était mignon, il était maladroit. Je n’avais d’yeux que pour lui. Mais, au moment de se dire au revoir, j’ai oublié une petite chose. Une petite chose de rien du tout. Un petit rien de quelques caractères au plus. Je n’ai pas demandé son numéro de téléphone.

Du reste, lui non plus.

Mais, mon coeur avait envie de revoir ce jeune homme si attirant.

Moi, amoureuse ? Je n’irais pas jusque là. Je le connaissais à peine. Mais, je ressentais le furieux besoin (inexpliqué) de le revoir. Peut-être deviendrait-il un bon copain ? Je ne savais pas de quoi notre histoire serait faite, mais j’avais une certitude : je devais le revoir !

J’ai donc passé les deux semaines suivantes à trouver son numéro de téléphone ou son nom de famille (Facebook aurait pu m’aider, mais non, il a joué au traitre !). Mais, c’était le meilleur ami du copain d’une fille que je connaissais de loin… Tu imagines le truc ! Pas facile de remonter la piste avec ce genre d’info…

Il y a cinq ans et cinq jours, après presque deux semaines de recherches infructueuses, je me suis souvenue qu’il comptait aller à une soirée étudiante d’architectes le lendemain. Où je ne connaissais personne. Enfin, en principe. J’ai bien tenté de convaincre des copines d’y aller, mais je n’ai pas trouvé les bons mots, puisque je n’ai convaincu personne…

Mais, il y a cinq ans et cinq jours, une fille de mon auditoire, que je connaissais de vue, m’a proposé de faire une pré-soirée chez elle avec ses amis avant d’aller à cette soirée. Celle que je convoitais.

Avec du recul, c’est un peu bizarre, parce que cette fille, aussi sympa était-elle, ne m’avait jamais invitée à rien (même si on s’était plusieurs fois retrouvées aux mêmes soirées) et ne m’a plus jamais invitée à rien. Mais, ce jour-là, elle a pensé à moi.

J’avais enfin une bonne raison de me rendre à cette soirée où IL devait être là.

J’ai enfilé ma plus belle robe. J’ai mis des heures à me maquiller à mon avantage (ni trop, ni trop peu). J’ai soigneusement choisi mon parfum. J’étais fin prête à le revoir.

Mais, après avoir fait deux tours de la salle, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Il n’était pas là.

Par contre, son ami, son meilleur ami, lui, était là. Certes, je ne le connaissais pas, mais il avait l’air sympa. Et bourré. Qu’avais-je à perdre ?

Alors, j’ai été le saluer. Et il m’a serrée dans les bras, me disant à quel point Truc-Muche parlait de moi, et me trouvait jolie, et avait envie de me revoir et « hooo ! Mais, non, je ne peux pas te dire ça, c’est mon meilleur ami, il va me tuer ! Mais, c’est vrai, il parle tout le temps de toi ! Mais, non ! Je ne peux pas te le dire ».

Bref, il était réellement complètement bourré. Et il voulait appeler Truc-Muche sur le champ. Ce qui ne m’a pas paru une bonne idée (moi, j’étais pas bourrée, je voulais faire bonne impression, tu comprends ?).

J’ai subtilement (ou pas) essayer de lui faire comprendre que je préfèrerais l’appeler dans un endroit plus calme. Et pas à 3 heures du matin…

Je suis donc rentrée chez moi avec un précieux sésame en poche : le numéro de téléphone de l’Elu !

Le lendemain, mon téléphone brûlait entre mes doigts. Machin-chose (le meilleur ami, tu suis ?) m’avait affirmé que Truc-Muche (l’Elu, tu suis toujours ?) pensait à moi et parlait de moi plutôt en termes flatteurs. Mais, devais-je croire un gars complètement mort saoul ? En même temps, mort saoul, il aurait pu me jeter la vérité cash à la tronche ! Ahh… Dilemme !

J’ai alors passé l’après-midi avec celle qui deviendrait, cinq ans plus tard, la marraine d’un Petit pois. Rien de tel qu’une après-midi entre filles pour décider des mots, ô combien importants, à employer pour entrer en contact avec l’Elu !

Après une longue tergiversation, le plan était décidé : j’allais envoyer un message écrit. (Sans déconner, qu’aurais-je dit au téléphone ?)

Restait plus qu’à trouver les mots, cette fois.

On a du mettre une bonne demie-heure à sous-peser chacun des mots du sms (qui devait contenir 5 lignes à tout casser, donc).

Puis, le coeur battant, j’ai appuyé sur la touche « envoyer ».

Trop tard pour les regrets. Trop tard pour revenir en arrière. Le Mal était fait. Le message était envoyé.

Soudain, le téléphone, jeté loin devant moi (c’est-à-dire à 50 cm, histoire de pouvoir sauter dessus si une réponse inespérée arrivait), s’est mis à sonner.

Et son numéro de téléphone est apparu.

Le coeur battant à tout rompre, j’ai décroché, sans oublier d’intimer le silence à mon amie.

Timidement, il me remerciait pour mon message et me proposait d’aller manger un morceau, un de ces jours.

– La semaine prochaine ? (Merde, mais on était déjà samedi. C’était loin la semaine prochaine…)

– Oui, d’accord, la semaine prochaine. (Mais, pourquoi pas ce soir, hein ? Dis ?)

– Disons lundi ?

– Oh, ouiiiiiiiiii ! Enfin, je veux dire, oui, bien sûr. Je n’ai rien de prévu lundi… (Oh, my God, c’est dans deux jours ! Oh my God, c’est dans deux jours ! Oh my God…)

C’est comme ça, donc, qu’il me proposait d’aller manger avec lui, deux jours après.

Manger. Je veux dire, il aurait pu proposer de juste boire un verre. C’est plus prudent, si on a peur de pas apprécier l’autre.

Il y a cinq ans et deux jours, j’ai pas dormi de la nuit, bercée de cette saveur étrange qu’un charmant inconnu me trouvait visiblement à son goût et me proposait d’aller manger avec lui.

Il y a cinq ans et un jour, je me préparais, pour de bon, cette fois, à le rencontrer une nouvelle fois. Une jolie robe, du maquillage, des beaux ongles, une touche de parfum.

Il y a cinq ans et un jour, il m’emmenait manger dans un resto près du campus.

Il y a cinq ans et un jour, il me proposaot ensuite de prolonger la discussion autour d’un verre, dans un bar du coin.

Il y a cinq ans et un jour, pas un moment de silence gênant n’est venu gâcher une soirée merveilleuse en tout point.

Il y a cinq ans et un jour, il m’a ramenée chez moi, sous la neige.

Il y a cinq ans et un jour, il a épousseté la neige de mon manteau, dans le hall du bas de mon immeuble et a déposé un baiser timide sur mes lèvres.

Il y a cinq ans et un jour, j’ai répondu, moins timidement, à son baiser.

Il y a cinq ans et un jour, je suis rentrée chez moi, le coeur pleine d’une émotion nouvelle. J’étais amoureuse. Pour de bon. D’un garçon plein de promesses.

Il y a cinq ans et un jour, je n’avais aucune idée de ce que nous allions vivre. Je savais juste que je me trouvais au bon endroit, au bon moment, avec la bonne personne. C’était la première fois de ma vie que je ressentais ça. C’était magique.

Après cinq ans et un jour, la magie est toujours là, et un Petit pois est en train de faire le trait d’union qui manquait entre nous.

Joyeux anniversaire, Monsieur le Rond ! 🙂

5ans

Brèves de bavarde

*** Dans le métro, il y avait deux personnes qui parlaient une langue qui m’était inconnue. On aurait dit qu’ils parlaient « Sims »…

*** Ma mère m’a envoyé son premier sms depuis son dernier appel qui date du 8 janvier, quand même… Elle est tellement au fait de ma vie, qu’elle appelle Petit pois, le « Petit Hulk »… J’imagine que c’est la couleur verte qui est restée.

*** Je n’arrête pas de rêver que j’accouche dans le métro, dans mon bureau, dans la rue… Bref, n’importe où où ce n’est pas prévu.

*** Se réveiller à 4h du matin (merci le chat et le chien pour votre course-poursuite dans le salon qui a fait tomber la moitié du mobilier) et ne plus pouvoir se rendormir, c’est vraiment ballot !

*** En mode balleine échouée, je prends à présent deux bonnes (et vraies) minutes pour me retourner dans mon lit.

*** Ce week-end, je devais aller à paris, fêter le mariage d’un cousin. Mais, l’idée d’être à 3h30 de la maternité me terrifie. Et si j’accouchais sur l’autoroute ?

*** Malgré ce ventre qui n’en finit pas de grossir, ma balance n’affiche qu’un kilos de plus depuis ma dernière visite gynéco d’il y a trois semaines.

*** En plus de ma gynéco, de ma kiné et de ma belle-mère, ma psy aussi fiche le camp la même semaine (quelle idée d’accoucher si près des vacances de Pâques aussi). Je sens vraiment l’accouchement se profiler pile durant leur absence à elles quatre ! Note à Petit pois : Pitié ! Ne nais pas le jour de l’anniversaire de ta grand-mère, tu sais, ma mère à moi… Si on pouvait dissocier, ça me ferait vraiment un plaisir énorme !

*** Hier, un homme bizarre m’a observée durant tout le trajet en métro. Il s’est levé à la dernière minute à la même station que moi. J’ai flippé grave. Et j’ai dégainée mon téléphone pour demander au Rond de venir me chercher à l’arrêt du bus. Heureusement, le gars a fini par disparaître sans crier gare.

*** Parfois, j’ai peur que des gens proches tombent sur ce blog et fassent (immanquablement) le lien avec moi. Je vais peut-être remanier certains billets pour rendre la chose plus difficile.

Le prénom

prenom

Non, je ne vais pas te parler du film (quoi qu’il m’ait bien plu). Je vais te parler de ce choix épineux du prénom de ton futur bébé.

Toi, nullipare (ou en phase de devenir primipare), tu crois naïvement que le plus épineux sera de trouver un compromis avec ton ou ta chéri(e) sur LE prénom que vous kifferez tous les deux.

Et là, je t’arrête tout-de-suite. Cela pourra être le pire problème à gérer à condition que tu respectes une règle simple (mais efficace) : n’en discuter qu’avec le ou la chéri(e) en question. (Remarque, si t’es célibataire, le même conseil peut s’appliquer et ça réduit d’autant les prises de tête).

Si tu prends le risques d’en parler avec d’autres autour de toi, tu prends le risque d’entendre :

– Tata Fernande t’expliquer à quel point « Chloé », c’est vulgaire. Il n’y a même pas une sainte qui porte le même prénom.

– Grand-Père Râleur te sermonner sur la lignée de la famille du Rond, et que si l’on suit l’arbre généalogique de la famille depuis 1675, il n’y a qu’un seul prénom que l’on peut donner, c’est « Virgile » (et d’ailleurs, tâche que ce soit un garçon, hein).

– Beau-père t’expliquer que lui aussi va bientôt (re-)devenir Papa et qu’il a déjà choisi les prénoms avec sa nouvelle copine. « Benjamin » et « Alice » sont donc réservés et tu es priée de trouver autre chose, si l’envie te prenait de donner ces prénoms-là.

– Collègue farceur (mais sérieux) te dire que « Violette », c’est le comble du ridicule. Mieux vaudrait que tu aies un garçon et qu’il s’appelle « Archibald », parce que ça, c’est un prénom qui a de la classe.

– ta mère prononcer le prénom « Arthur » (ce qui te donnera envie de ne jamais prénommer ton fils ainsi)(du coup, ça, c’est peut-être pas plus mal, parce que tu n’es pas sûre que tu aurais pu supporter d’entendre ce prénom à ce point déformé à chaque visite maternelle).

– ta copine t’interdire de donner le prénom de ton choix, « Capucine », parce que c’est justement celui qu’elle a décidé de donner un jour à sa fille, si jamais elle en a une, et que, tu comprends, elle a décidé ça quand elle avait trois ans, alors, s’il-te-plaît, change d’idée.

– Tonton Marcel te démontrer que « Romain », c’est un adjectif, pas un prénom, qu’importent ce que disent les gens. « Et pourquoi pas « Charmant », alors, tant que tu y es ? » (Et bien, oui, pourquoi pas ?)

– la voisine te donner plein d’idées de prénoms et qu’elle serait super touchée si tu en choisissais un de sa liste.

– Oncle Ben t’exhorter, outré, de ne pas lui enlever toutes ses chances de réussir dès la naissance en l’appelant « Célestine ».

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive mais tout est réel (si, si ! J’ai même pas changé les prénoms en question).

Bref, à écouter tout le monde, tu n’appelleras tout simplement pas ton enfant. A la maison communale (mairie), tu diras à l’agent « non, on a décidé de ne pas donner de prénom, Petit pois, c’est bien finalement ».

La réponse parfaite à la question « alors, vous avez déjà décidé du prénom ? », c’est « non.. Tu sais comment on est, on fait toujours tout à le dernière minute. Mais, on a décidé de ne pas se prendre la tête, on verra à la naissance du bébé, quand on découvrira sa bouille. On aura peut-être une inspiration ».

Et hop ! Pas de questions relous sur « Allez, mais, dis-moi, s’il-te-plééééééééééé », ou « t’es nul de pas le dire ». Pas de remarques blessantes sur « beurk, ce prénom est vraiment trop laid » alors que c’est ton coup de coeur. Pas de dialogue absurde où on te propose une série de prénoms et où l’autre attend une réponse à l’issue de la discussion.

Journal de grossesse – M-1

Cher Petit pois,

Voilà déjà 8 mois que nous partageons le même corps.

8 mois ! Tu te rends compte ? C’est beaucoup et peu à la fois. Pour toi, c’est énorme : c’est toute ta vie.

Tu prends désormais beaucoup de place à l’intérieur de mon ventre. Mes collègues me font remarquer que mon bidou s’agrandit à vue d’oeil. Je t’avoue que d’ailleurs, je suis désormais incapable d’enfiler mes leggings qui m’ont pourtant tenu jusqu’ici avec largeur. (Tu remarqueras que j’ai eu la brillante idée de commander par correspondance des pantalons de grossesse pile poil avant de ne plus avoir de pantalon à mettre ! Ca c’est du flair de Ronde, Petit pois !).

Durant ces 8 mois, tu as du ressentir beaucoup d’émotions de ma part. Tu apprends, petit à petit, que la vie est faite d’émotions plus ou moins agréables. Ce n’est ni bien ni mal. C’est la vie, tout simplement. Parfois, je me culpabilise de pleurer ou de me sentir mal. Puis, je me rappelle que tu n’y mets pas encore de sentiments négatifs ou positifs et que ce sera notre rôle, à ton père et moi, de t’apprendre à gérer ces émotions qui, je l’espère, ne t’épargneront pas.

Le jour de notre rencontre s’approche à grand pas. Je l’appréhende autant que je l’attends avec impatience. J’ai envie de te voir, de te sentir, de te « partager » avec ton père. J’ai peur de ne plus être la seule chose dont tu aies besoin, de ne plus être le centre de ton petit monde. Ce pouvoir est si envoûtant et si stressant en même temps.

Et puis, j’ai peur du passage, de la transition entre ta vie dans mon ventre et ta vie sur terre. J’ai peur de la douleur. J’ai peur de mal faire. J’ai peur que mon corps ne soit pas à la hauteur. J’ai peur de te faire mal. J’ai peur que tu souffres lors de ton passage. J’ai peur de ne pas gérer la douleur. J’ai peur.

Mais, j’ai confiance aussi. Parce que depuis le début de notre rencontre, nous avons formé une équipe d’enfer, toi et moi. Tout se passe à merveille. Presque pas de couacs. Et les petits couacs que nous avons rencontrés, nous les avons gérés comme des warriors. Pourquoi notre accouchement en irait-il autrement ?

Par contre, j’ai comme un pressentiment. Entre le 3 et le 13 avril, la gynéco, la kiné et ta grand-mère seront en vacances (en même temps, pui, oui. Même si elles ne se connaissent pas et qu’elles ne partent pas au même endroit). Ta naissance est certes prévue pour le 21. Mais, mon petit doigt me dit que tu choisiras pile la semaine où elles seront absente pour pointe le bout de ton nez… Et si tu me contredisais, Petit pois ? 😉

Quoi qu’il en soit, ton père et moi nous préparons, comme nous pouvons, à ce grand bouleversement annoncé très prochainement.

Nous avons dressé ta liste de naissance sur un blog. Nous avons acheté les meubles de ta chambre. Nous avons retrouvé les vêtements de naissance de ton père et ta tante. Nous avons acheté des livres pour se préparer à t’accueillir et à te comprendre.

J’ai même commencé ma valise de maternité. Mais, Milichat a passé une nuit dedans, et je dois tout relaver, rapport à ses longs poils qui se sont incrustés dans tous tes vêtements propres. (Et puis, c’est pas comme si ton père et moi avions l’habitude de tout faire en dernière minute… Hum!).

Niveau choix de ton prénom, on avance bien aussi. A priori, tu devrais en posséder un assez rapidement après ta naissance, promis juré !

En attendant, continue à prendre soin de toi, Petit pois. Et puis, à bouger aussi. Parce que ça me rassure de te sentir bien vivant. (Même si j’apprécierais que tu vises autre chose que mon estomac la journée et ma vessie la nuit, histoire que je puisse manger et dormir normalement).

Des bisous, mon enfant !

La grossesse et Zermati

FT_067_03

Zermati, c’est un pote depuis longtemps. Par bouquin interposé, certes. Mais, parfois, on peut se sentir proche de quelqu’un à qui on n’a jamais parlé juste parce qu’on kiffe ce qu’il écrit. Moi, ça m’arrive souvent et c’est d’ailleurs pour ça que j’aime bien les blogs. Parce qu’en plus de kiffer, on peut aussi échanger.

Soit.

Zermati, donc, fait partie de ma vie depuis… Bah, depuis trois ans, je dirais.

Au début en mode « je teste mais je suis sceptique », puis, en mode « j’y crois mais ça ne marchera pas pour moi, j’suis trop nulle » et enfin en mode « non, mais, faut juste prendre le temps, en fait. Ca marche vraiment. C’est merveilleux ».

Alors, je ne te dirai pas que j’ai perdu 40 kilos en suivants ses conseils. Du moins pas encore. Mais, n’empêche. Les évolutions sont bien présentes. D’abord, je m’aime plus. Bon, c’est pas encore le fol amour, mais j’aime de plus en plus mon corps et j’apprends, petit à petit, à le respecter. A ME respecter.

Et puis, je ne vois plus ma balance comme ma pire ennemie. Au contraire, elle me rassure. Je sais que mon poids peut varier jusqu’à trois kilos en une journée. J’ai appris à reconnaître les signes. Je sais aussi qu’elle m’apprend à me distancer des chiffres, et donc des « on-dit ». Parce qu’elle est parfois loin de la réalité. Parce qu’elle n’est qu’un indicateur, et que je dois lui restituer sa juste place. Ni trop ni trop peu.

Et enfin, parce que mon poids se stabilise, sans effort. Je ne crais plus la nourriture. Je ne crains pas mes excès. Je sais que s’ils arrivent, mon corps les régulera.

Alors, quand j’ai appris ma grossesse, j’ai été sereine. Au pire, je prenais 35 kilos, et je m’en fichais. Mais, j’avais la certitude que je ne prendrais pas 35 kilos, puisque la nature n’exige pas qu’une femme prenne 35 kilos pour pondre un joli bébé en pleine santé.

Je m’en suis remise à mon corps. Tout au long des 7 mois et demi qui viennent de s’écouler, je n’ai écouté que lui pour décider de ce que j’allais manger.

Bien sûr, ma gynécologue m’a parlé de régime dès la première consultation, avec un poids maximal à prendre (et quoi ? Si je grossis plus, tu ne m’aimes plus et tu ne m’accouches plus ?). Elle m’a parlé d’aliments à interdire et d’autres à favoriser. Je ne l’ai pas écoutée (sauf en ce qui conerne les interdits non liés au poids, pour éviter de choper la toxoplasmose ou la listeriose, of course). J’ai décidé de n’en faire qu’à ma tête. Je n’aurais qu’à m’en vouloir à moi-même en cas d’échec.

J’ai « zermaté » comme jamais. Je ne suis pas encore au top du principe, mais je n’ai jamais atteint un tel niveau de zermatage. Surtout au premier trimestre. Il faut dire que les sensations sont multipliées par dix, les sensations alimentaires ne faisant pas exception.

J’ai découvert qu’il n’est pas facile de savoir ce qu’on veut manger. Mon corps fonctionne plutôt par rejet que par envie (même si parfois, mes envies étaient clairement identifiables).

De la viande ? Ah, non ! Du poisson ? Pourquoi pas. Des pâtes ? Non, non, non ! Des pommes-de-terre ? Ouiiiiiii ! Des princesses ? Non, merci. Du chou-fleur ! Oh, oui, avec de la béchamel et des pommes-de-terre. Et sans viande ni poisson, finalement.

Voilà comment se décident mes repas. Avec des variantes, chaque jour, évidemment.

Je mange régulièrement des frites (encore hier soir), des hamburgers (miam), du chocolat, de la glace. Je mange aussi régulièrement des oranges (j’en ai des envies folles), des raisins blancs, du chou-fleur (mon Dieu que c’est génial contre les brûlures d’estomac). Par contre, je ne mange plus jamais de crème fraîche avec de la viande (ça ne passe vraiment pas). Je mange moins de scampis. De manière générale, ma tendance à manger peu de protéines se confirme, même si je ne saurais m’en passer !

(- Chou, j’ai envie de viande !… (et à la fin du repas) – Mais, la Ronde, tu n’as mangé qu’un quart de ton steak !? – Euh, oui, mais, j’ai plus envie, là…)

(Pour le plus grand bonheur du Rond qui rafolle de la viande, en fait…)

Côté prise de poids, ma gynécologue m’a félicitée chaque mois. Mon poids est descendu en flèche (-7 kilos et demi) pour se stabiliser et ne remonter que très peu. Aujourd’hui, j’en suis à -4 kilos par rapport au jour où j’ai appris la grossesse !

Chaque mois, elle m’a félicitée de bien suivre mon régime. Chaque mois, j’ai nié suivre un quelconque régime. Il y a 2 mois, j’ai craqué, et j’ai dit (un peu fort) « mais, je ne fais PAS de régime, docteur ! ». Alors, elle m’a posé des questions sur ce que je faisais. Et je ne sais pas si cela a fait son chemin dans ses neurones de médecin, mais toujours est-il que depuis, elle me féclicite de bien poursuivre ma méthode, mais ne parle plus de régime.

Côté santé, mes prises de sang n’ont jamais été aussi bonne.

 » C’est bien. Vous ne mangez pas trop gras, ni trop sucré. Vos tests prouvent que vous n’avez aucune carence. C’est parfait! ».

Pourtant, je peux vous dire que je mange gras et sucré. Mais, jamais plus que ce que mon corps désire. C’est comme ça qu’hier soir, en quatre heure, c’est une pomme que j’ai mangée et non la crème au chocolat du frigo dont la date de péremption sera bientôt dépassée… (Purée ! Jeter de la crème au chocolat ! Un non-sens il y a encore quelques années !).

Plus que jamais je sais que cette méthode me convient. Que ces conseils me sont profitables. Que j’ai besoin de m’écouter, de me faire confiance et non de suivre stupidement les ordres d’un tiers, aussi spécialiste soit-il, sur ce dont mon corps a besoin.

Mes résultats sanguins sont la preuve que mon corps sait mieux que quiconque ce qu’il lui faut pour rester en bonne santé.

 

Bref, zermater durant la grossesse est un choix que je referais sans hésiter la prochaine fois que mon ventre accueillera un petit être, même si le corps médical y est réticent !

Journée internationale des DROITS de la femme

thCAX88MVR

 

 

Journée de la femme par ci, journée de la femme par là. Je n’en peux plus d’entendre parler de ce non-évènement servi à toutes les sauces !

Comme s’il n’y avait qu’un modèle de femme et qu’il fallait la fêter une fois par an.

S’il existait, d’ailleurs, une journée de la femme (ou des femmes, plutôt), je serais la première à la boycotter, à moins qu’il n’existe aussi une journée des hommes, ce qui, jusqu’à présent, n’est pas le cas, puisque ces derniers n’en ont pas « besoin ».

Alors, pourquoi une journée des droits de la femme ?

C’est vrai, quoi ! On est en 2013, les femmes sont libres, elles sont les égales de l’homme, c’est la loi qui le dit, alors pourquoi en faire tout un foin ?

D’abord parce qu’on oublie que c’est une journée internationale et que si nos lois prévoient l’égalité, ce n’est pas le cas de tous les pays. Dans de trop nombreuses contrées, les femmes sont encore soumises à des lois indignes sous prétexte qu’elles sont inférieures aux hommes. Ne lançons pas trop vite la pierre à ces cultures. Nous n’y étions pas loin il n’y a pas encore si longtemps. Et parfois, on y est même encore…

Mais, force est de constater que dans de nombreuses régions du monde, les droits des femmes ne sont pas respectés. Elles peuvent se faire lapider parce qu’elles veulent quitter un mari violent, ou se faire condamner à mort, parce qu’elles se sont faites violer. Elles ne peuvent pas étudier. Elles ne peuvent pas travailler. Elles ne peuvent pas choisir leur mari. Ou leur vie, tout simplement. Elles vivent dans la soumission totale et complète. Il ne faut pas croire que c’est propre à une culture (on voit d’ici les doigts se pointer vers les cibles faciles). Sauf à croire que l’Humanité la partage et qu’elle est identique dans toutes les régions du monde.

A mon sens, il s’agit là de pouvoir. Ni plus ni moins. Des humains qui prennent le pouvoir sur d’autres en se basant sur un critère, toujours idiot : le sexe, en l’occurrence. Mais, il peut aussi s’agit de l’origine ethnique, de la couleur de peau, de la religion, de l’orientation sexuelle ou de n’importe quel autre critère qui marque la différence à l’autre.

Heureusement, l’Humanité n’est pas une chose uniforme et monocéphale. Elle est composée d’une mutlitude de croyances, de cultures, d’envies, de besoins. Chaque humain ne ressent pas nécessairement le besoin d’avoir du pouvoir sur les autres. Certains pensent même que chacun devrait avoir le droit de vivre comme il l’entend, dans le respect de la communauté.

Je fais partie de ceux-là et c’est à ce titre que je défends les journée internationale des droits de la femme. Comme je défends les autres causes visant à combattre les discriminations entre les gens et les peuples.

Et toi ? Tu en penses quoi ?

Quand les administrations fonctionnent super bien

On aime bien critiquer. On aime bien dénoncer les choses qui ne marchent pas bien. On trouve anormal de perdre du temps dans des files interminables.

Puis, quand on a le bonheur de tomber sur des personnes compétentes, y a plus personne pour le revendiquer haut et fort.

Pourtant, hier, j’ai connu une telle situation. Trois fois. En une seule après-midi.

J’avais prévu de passer à la mutuelle, mettre tout mon dossier et celui de mon mari-chéri en ordre, puis de passer à la banque pour clôturer des comptes, et enfin, aller à la bibliothèque remettre des livres en retard. Pour ce faire, j’avais prévu un délai de trois heures, chacun de ces endroits étant séparés par un trajet d’une vingtaine de minutes en métro, si tout se passait bien.

Première étape : mutuelle. La PartenaMut, pour ne pas la citer (et pourtant, je n’ai pas de sponsor… Faudrait que je pense à leur demander… ^^). J’arrive au guichet avec pas moins d’une vingtaine de feuillets verts (pour obtenir les remboursements) à rendre. La dame à l’accueil est super gentille. Elle s’occupe de classer les documents dans la bonne farde.

Elle met ensuite les documents de Monsieur Le-Rond en ordre.

Elle propose ensuite de faire de même avec les miens, du moins de contrôler si tout est en ordre. Evidemment, ce n’était pas le cas. Elle s’en occupe. Puis, elle voit qu’il n’y a pas de numéro de compte associé à mon dossier (ce qui complique les remboursements…). Elle me chuchote « vous savez, normalement, je ne peux pas le faire et vous devriez revenir entre 9h et 12h, pour aller au guichet sans RDV. Mais, comme il n’y a pas beaucoup de gens, je vais vite vous le faire. Comme ça, vous ne devrez pas revenir ». Je souris. Je la remercie chaleureusement.

Elle profite d’être le nez dans nos dossiers pour me redonner des vignettes.

Et pour me donner le précieux document à faire remplir par ma gynéco à la naissance de Petit pois pour bénéficier des indemnités de maternité.

En moins de 10 minutes, tout est réglé.

Je me rends donc à la banque. Il s’agit de clôturer trois comptes. Dont un qui présente un négatif très conséquent. A cause d’ordres permanents non payés. En fait, la banque te prélève 7,05 € lorsqu’un virement ne peut pas être exécuté à cause d’un défaut de provision sur le compte. Sauf que ces prélèvements font aller ton compte en négatif et que les intérêts sont de 10%. Ajouté à cela que notre demande de suppression des ordres permanents n’a pas été enregistrée sur le compte (pour une raison inconnue) et que nous n’utilisions plus ces comptes depuis décembre 2011, vous imaginez les dégâts. Un découvert de 380 € sur le compte principal !

Gloups !

Le monsieur de la banque compatit. Il nous explique qu’il trouve ce système vraiment abusif et qu’il en a déjà subi les conséquences aussi. Que ces montants sont supers élevés, parce que ce sont des comptes « gratuits » (en ligne). Mais, que c’est vraiment arnaquer les gens.

Il cherche un  peu partout s’il reste des sous sur d’autres comptes pour apurer une partie de la somme. Il retrouve ainsi 140 € sur un compte vert et 115 € sur un autre (d’où vient ces sommes, c’est un mystère, monsieur Le-Rond et moi étions persuadés d’avoir vidé ces comptes…).

Cela allège l’addition. Qui reste malgré tout salée. Mais, le monsieur fait ce qu’il faut pour enfin tout clôturer. Pensant même à des trucs que j’avais perdu de vue.

A nouveau, 10 minutes plus tard, je suis dehors.

Il est 3h30. Il me reste donc 1heure et demie pour aller à la bibliothèque.

A nouveau, pas de file. Un gars très sympa qui prend mon livre, l’encode et hop ! Je sors. Il est 3h55.

Mon prochain RDV, chez ma psy, est à 5h… Il me reste un peu plus d’une heure, rien qu’à moi, pour profiter du soleil !

Quel bonheur !