Archive | novembre 2012

Renouveau professionnel

Cet été, j’ai été à un tournant décisif de ma vie. J’avais envie (besoin) de changements.

Je me suis posé mille questions. Quels étaient les changements qui seraient susceptibles de me faire du bien ? De me faire me sentir mieux ?

J’ai compris qu’il s’agissait de changements au niveau professionnel. Mon travail ne donnait plus entière satisfaction. Si tant est qu’il m’en ait donné, d’ailleurs. Je ne me sentais pas à ma place. Je n’étais pas au bon endroit au bon moment. J’en étais arrivé au troisième stade de ce dessin :

J’ai donc pris la décision de postuler. J’avais besoin d’un travail où j’ai de vrais défis professionnels à relever. Un travail où mes qualités pourraient être mises en avant et utilisées. Un travail où j’aurais des contacts avec des gens. Un travail où j’apprendrais sans cesse de nouvelles choses.

Bref, un travail à l’opposé du mien.

Après avoir mis cette décision en pratique et avoir envoyé une kyrielle de CV et avoir obtenu quelques réponses intéressantes, pouf ! Je suis tombée enceinte. Sans doute que je me sentais mieux dans ma tête et que mon corps en a déduit que c’était le bon moment…

Il se trouve que j’ai été acceptée à un poste qui me faisait vraiment de l’oeil. Un poste qui correspond beaucoup mieux à mon profil et où je travaillerai dans des matières qui me plaisent.

Ma grossesse a été un peu un frein. Pour moi. Par pour mon futur employeur (à mon grand étonnement positif!).

Je commencerai donc en janvier.

 

Une nouvelle année. Un nouveau défi professionnel. Un nouveau défi personnel.

 

L’année 2013, quoi qu’il en soit, sera très riche !

 

Journal de grossesse : la grossesse, c’est quand même aussi magique

Cher petit pois,

Depuis que tu as élu domicile dans mon ventre, j’ai vu beaucoup de changements s’opérer autour de moi.

Aucun de ne s’est déroulé comme je l’avais imaginé.

Cela a causé un certain nombre de désillusions et de déception. Un certain nombre d’interrogation aussi (c’est normal qu’il se passe ça ?). J’ai rédigé un billet sur tous les petits trucs qu’on n’imagine pas et qui ne sont pas très gais.

Mais, je ne voudrais pas que tu croies que ces 9 mois ont été pénibles.

Depuis que tu es rentré dans ma vie, j’ai eu la merveilleuse sensation d’être capable de créer la vie et d’avoir été choisie par toi comme maman.

Et, depuis quelques semaines, tu m’offres des sensations que je n’avais encore jamais senties auparavant : tu bouges.

Ah, j’ai eu un peu peur, parce que depuis mon retour au boulot, tu t’es fait super discret, petit pois. J’ai cru que tu n’allais pas bien.

Mais, lundi et hier, tu t’es rappelé à moi, comme pour me dire : « maman, arrête de stresser ! Je vais bien, je prends juste le temps de grandir sereinement. »

Enfin, disons plutôt que lundi, tu as voulu dire un truc du style  : « oh, maman, je sais que tu ne me sens pas beaucoup ces derniers temps, mais je suis quand même là. Alors arrête de te coucher sur le ventre, tu m’écrases. Allo ! Ohé ! Tu m’entends ? Tourne-toi, s’il-te-plait ! Attends, je vais taper plus fort pour que tu me sentes bien. Tu ne te mets jamais sur le ventre. Tu vas bien finir par te coucher sur le côté, non ? »

En fait, petit pois, je consultais un livre de cuisine, à la recherche de recettes pour varier un peu plus notre alimentation. Parce que j’ai envie que, dès maintenant, tu goûtes un peu de tout.

Je t’avoue que j’ai adoré ce moment où je te sentais. Et je l’ai peut-être fait durer un peu plus que nécessaire, juste pour être sûre que c’était bien toi et non mon imagination.

Puis, je me suis tournée et j’ai senti mon ventre s’apaiser en quelques minutes.

Je ne sais pas si tu m’as entendu, mais je t’ai parlé un peu, puis j’ai sombré dans un sommeil profond.

Ton père n’a pas encore la chance de jouir de ces moments magiques. Il en t’as senti qu’une ou deux fois, et à peine. Mais, ces quelques mouvements l’ont ému comme tu ne peux l’imaginer. Il a hâte de te voir et de te sentir, lui aussi.

D’ailleurs, en attendant ta naissance, on a déjà préparé le nid d’ange dans lequel tu passeras ta première nuit, si tout se passe bien. Tu devrais le trouver merveilleusement doux et moelleux.

Je t’embrasse, petit pois.

Prends bien le temps de grandir, nous serons patients.

 

L’obésité en question

 

On parle toujours des risques liés à l’obésité. On évoque les dangers pour la santé. On montre les obèses du doigts : ces vilains qui coûtent un bras à la sécurité sociale !

Puis, une étude arrive et est passée sous silence ou à peu près.

Une étude qui révèle que 40 % des personnes souffrant d’obésité n’ont pas plus de risques de développer une maladie cardio-vasculaire ou un cancer que les personnes de poids normal.

Les 60 % restant voient leur risque augmenter jusqu’à 3 fois.

Bien sûr, ce n’est pas anodin. Bien sûr, loin de moi l’idée de prôner l’obésité comme modèle de vie. Bien sûr, c’est un problème de santé publique et il faut trouver des solutions pour enrayer sa croissance.

Mais, si les solutions ne se trouvaient pas dans un régime pour rentrer à tout prix dans les cases de la normalité pondérale ? Si la solution se trouvait dans la recherche d’un équilibre tant alimentaire que pondéral ?

Si ces 40 % n’étaient pas obèses, au sens médical mais simplement des personnes dont le poids d’équilibre est supérieur à la moyenne ?

La théorie de Zermati et Apfeldorfer, si j’ai bien suivi, c’est que le corps n’est en bonne santé que si son poids est en équilibre. Quand on est en surpoids ou en sous-poids, le corps doit dépenser beaucoup d’énergie à cause de ce poids en déséquilibre, énergie qu’il ne peut utiliser ailleurs, et qui diminue d’autant les chances d’être en bonne santé.

Cette étude ne vient pas confirmer cette théorie, certes, mais est largement expliquée par elle…

Il serait peut-être temps que les autorités se mettent à écouter ces voix-là plutôt que celles qui prônent les régimes à tout prix, et surtout à prix d’or grâce aux produits dérivés en tout genre, qui eux, coûtent plus sûrement à la sécurité sociale que l’obésité en tant que telle !

 

Enceinte : que peut-on manger ?

Quand tu apprends la nouvelle de ta grossesse, très vite, tu te demandes ce que tu dois dorénavant éviter de faire. Et donc, de manger.

En nullipare, tu te diriges vers le Saint-Graal de la réponse fast-food mais pas toujours digeste : Internet.

Là, tu découvres un tas de trucs. Et tu flippes ta race.

Parce que TOUT t’est interdit.

Si tu fais la liste de tout ce que tu ne peux plus ingurgiter, cela te donne :

– la viande crue

– la charcuterie (toutes les charcuteries)

– la viande fumée

– la viande rosée

– le gibier

– les oeufs crus

– les fromages à pâtes molles

– les fromages à base de lait non pasteurisé

– la peau des fruits et légumes (rapport aux pesticides)

– les fruits et légumes crus

– le poisson cru

– le poisson fumé

– les poissons d’eau de mer

– les crustacés

– le chocolat

– le sucre

– le sel

– le beurre

– les matières grasses cuites

– certaines épices

– les plats à base de citron

– l’alcool

– le café

– le thé

– toutes les boissons à base de caféine

– l’aspartame

 

La liste est longue et te décourage d’avance. Que te reste-t-il ? Et puis, hier tu as mangé une tartine de saumon fumé avec du fromage frais. C’était avec du lait pasteurisé, ton fromage frais ? Et le saumon, c’est interdit ! Ça veut dire que tu viens de tuer ton bébé ?

Avant ton premier RDV chez le gynéco, tu arrêtes de vivre. En même temps, tes nausées t’aident vachement à ne pas ingurgiter grand-chose.

 

Et puis, le gynéco te donne ton premier conseil à ne jamais oublier : Internet et les forums, c’est le mââââââââââl ! Il y a un tas de trucs vrais et intéressants entourés de tout un autre tas de trucs faux. Et, sans formation, difficile de différencier le bon du mauvais.

Ensuite, elle raccourcit la liste en te disant :

« On va vérifier si vous êtes immunisée contre la toxoplasmose. Si ce n’est pas le cas (et en attendant les résultats), vous ne pourrez plus manger : de viande crue (ou pas assez cuite) ni de légumes crus, sauf si vous les avez lavés vous-même avec de l’eau citronnée ou vinaigrée. Vous veillerez à bien laver également les fruits, avec de l’eau citronnée, ou à les éplucher. Et puis, de manière générale, veillez à la fraîcheur de ce que vous mangez, mais sinon, tout est permis. »

 

Tu stresses quand même. Et si elle se trompait ? Non, mais, tu te demandes parce que sur internet, quand même, la liste est longue.

Alors, tu attends le deuxième RDV avec une autre gynéco, celle qui t’accouchera. Et elle te répond la même chose. Elle ajoute : « si vraiment vous stressez, évitez les fromages à base de lait non pasteurisés, m’enfin, les intoxications sont tellement rares, que le risque est minime ».

Bon, ben, tu décides de te passer des fromages non pasteurisés, parce que tu trouves que ça ne vaut pas la peine. Et tu revis.

Une dernière fois, avant de consommer des oeufs crus, tu la rappelles. Et elle te demande : « c’est de la viande ou des légumes crus ? C’est du fromage non pasteurisé ? Non ? Alors, allez-y ».

Ouf, la vie durant la grossesse peut recommencer normalement (enfin, si tes nausées veulent bien te laisser un peu de répits).

 

 

 

 

EDIT : ah, ben, en fait, tu as aussi oublié de dire que tu ne pouvais pas consommer d’alcool. En même temps, tu estimes que c’est une drogue, et que donc, bébé n’en a pas besoin et toi non plus. Idem pour l’aspartame, d’ailleurs, ce qui est très loin d’être insurmontable pour toi !

La grossesse est un havre de bonheur ou tout ce qu’on ne nous dit pas…

Être enceinte, c’est merveilleux. Un havre de paix et de bonheur intense.

Quand tu es enceinte, tu es d’ailleurs priée de trouver ces neuf mois magnifiquement géniaux. D’ailleurs, c’est plus magique que tout ce que tu as vécu et surtout que tout ce que tu vivras avec ton bout de chou morveux (mais, tu verras, c’est que du bonheur)(oui, on n’est visiblement pas à une contradiction près).

Moi, depuis le début de ma grossesse, je subis.

Déjà, je subis mes angoisses (je ne pensais pas que ça commençait si tôt ! Il va même pas encore à l’école !)(après, tu me diras que j’ai qu’à pas angoisser, mais franchement, c’est plus fort que moi)(dire que je ne comprenais pas ces blogueuses enceintes qui disaient avoir envie de faire une nouvelle écho toutes les deux ou trois semaines… Moi, j’en fais un peu plus d’une par mois et c’est déjà le stress total…).

Mes angoisses de ne pas faire ce qu’il faut.

Parce que quand t’es enceinte, non seulement, t’es le bonheur incarné, mais en plus tu DOIS faire un tas de choses, sans quoi ton fils sera attardé ou ta fille deviendra une prostipute droguée. Et le tout avec le sourire. C’est dit.

Donc, tu surveilles tout. Ton alimentation. Ton activité physique. Les ondes sur ton ventre (l’ordi portable c’est banni)(les GSM, on n’en parle même pas). La musique que tu écoutes. Les films que tu regardes. Les livres que tu lis.

Bon, évidemment, instinctivement, je t’avoue qu’il y a plein de trucs que tu fais ou as envie de faire de toi-même.

Entre une pomme juteuse ou un mars, mon estomac a vite choisi la pomme. (C’est pas si mal d’être enceinte, en fait..).

Et puis, il y a tout le reste. Rien que l’alimentation mérite un billet à elle toute seule (le méga teasing pour demain).

A cela s’ajoutent mes angoisses que malgré tout, cela ne se passe pas comme prévu.

Que je perde le bébé (l’épisode du décollement placentaire n’a pas aidé). Qu’il meurt sans raison. Enfin, tout un tas de peurs aussi glauques que terrifiants.

Ensuite, je subis mes maux de grossesse.

Et là, vraiment, on ne nous a pas tout dit.

Moi, je croyais naïvement que les maux de grossesse se résumaient à quelques nausées les premières semaines. Le masque de grossesse, éventuellement. Parfois un ou deux trucs dont tu as très très envie. Et puis, plus rien jusqu’à la fin de la grossesse où là, commençaient les maux de dos et autres jambes lourdes.

Ahah !

Alors, les « quelques » nausées m’ont fait perdre 7 kilos. Voilà.

Je n’ai pas des envies subites de fraises. Non, non. Par contre, j’ai des dégoûts subits. De choses que je trouvais extrêmement plaisantes avant.

Par exemple, le jambon. Quand j’étais petite, ma mère et mon beau-père étaient musulmans et donc, le porc n’entrait pas dans notre appart’. Mais, ma marraine, en fervente catho, mangeait régulièrement du porc (comme si les cathos mangeaient obligatoirement du porc… ^^). Et comme je dormais souvent chez elle, ben, je dégustais des pistolets (des petits ronds et durs) au beurre et au jambon. Et je me disais que vraiment, je ne pouvais pas concevoir que cet aliment soit interdit par Dieu ! (Non, je ne suis pas en train de lancer une polémique sur le sujet).

Sauf que depuis le début de ma grossesse, le délicieux goût du jambon cuit à l’os s’est transformé en odieux goût de salami. Beurk !

Souvent, le soir, quand je me demande ce que je veux manger, la réponse est « rien ». Pourtant j’ai faim. Mais, la plupart des plats que j’imagine me dégoûtent.

En number one, la crème fraîche chaude. Surtout si elle est accompagnée de viande, et particulièrement de viande hachée. Adieu, donc, notre plat « tout fait » des soirs où on n’a pas envie de cuisiner : des pâtes, avec des petits pois, du haché de boeuf, de la crème fraîche, de la menthe et de l’estragon. 15 minutes chrono. Mais, immangeable depuis ma grossesse… 😦

En number two, tout est trop salé. Je goûte le sel partout. Et je n’aime pas ça.

Bref, je ne mange plus du tout comme avant et c’est interpellant.

Ce qui a évolué en même temps que le goût, c’est l’odorat. Je suis devenue une super héroïne du nez ! Les poubelles, les pipis de chat ou de chien, les oignons farcis de la voisine, je sens tout bien avant tout le monde. Et je le sens fort. Super pour manger…

Parmi les maux de grossesse, j’ai développé un eczéma. Lié au stress de la grossesse, sans doute. Pas soignable par cortisone, rapport au bébé.

Mes seins sont tendus. Ils ont un tout petit peu gonflé (trop peu au goût de mon chéri). Mais, surtout, ils sont tendus et donc hyper sensible. Ça promet pour l’allaitement.

Mon bassin me fait mal. Il est en train de se préparer à l’accouchement, m’a expliqué la gynéco et ça peut provoquer de légères douleurs musculaires et osseuses. (Quand ces douleurs te réveillent la nuit, on parle encore de « légères » douleurs ?).

Je suis fatiguée. Épuisée. Crevée. Vannée. Ça aussi, je pensais que ça n’arrivait qu’à la fin. Ben non. Ton corps est envahi d’hormones, et ça fatigue. Youpie.

Ma pilosité se développe. A des endroits hypers esthétiques. Genre, sur les seins (amis du glamour, bonjour). On épile comment les seins douloureux ? Et aussi, autour du nombril.

Mes gencives sont sensibles. A cause de ma grossesse, d’une part, et à cause de mon dégoût profond du dentifrice. En effet, depuis le début de ma grossesse, je vomis chaque fois que je me lave les dents. Je suis littéralement pliée en deux, au-dessus du lavabo de la salle de bain durant une vingtaine de minutes à chaque brossage. Autant te dire que, du coup, c’est une phase que j’aime mieux oublier de temps en temps… (Je m’excuse auprès de tous mes interlocuteurs… 😦 ).

Ma vessie a rapetissé d’un tiers au moins. J’ai du mal à me retenir de faire pipi. Surtout quand le bébé fait la rumba. Je pensais aussi que ça n’arrivait qu’en fin de grossesse, mais non. L’utérus est à côté de la vessie. Donc, cette dernière est la première touchée par le développement du bébé. Youpie !

Je pleure. Pour rien. La semaine dernière, j’ai pleuré parce qu’un gars se disputait avec des policiers. Il y a quelques semaines, j’ai pleuré parce que mon bus ne partait pas tout de suite. Si mon chéri m’envoie un message un peu romantique, je pleure. Si mon fauteuil sent un peu trop mauvais, je pleure. Si mon chien ne m’obéit pas, je pleure. Bref, je pleure tout le temps.

 

Et je ne suis enceinte que de 4 mois… Ça promet pour la suite…

Les rondeurs c’est féminin ?

 

Parfois, je me demande si les rondeurs, c’est si féminin que ça.

Non, parce que, franchement, souvent, je trouve que les filles minces sont beaucoup plus sexy que les filles rondes (sauf à considérer qu’une fille qui met du 40/42 soit ronde).

Mais, je me dis que c’est peut-être mon éducation qui veut ça. Ou alors, les montagnes de clichés qu’on nous rabâche chaque jour.

Et puis, aujourd’hui : la révélation (oui, bon, je te préviens, je suis sans doute la dernière gourde à avoir découvert ça, hein).

Oui, les rondeurs, c’est féminin.

Notre poitrine, d’abord, qui est plutôt attirante et sexy quand elle est bien ronde et ferme. Et qui a pour fonction première de nourrir notre progéniture.

Et puis, notre ventre, quand la maternité nous rend visite. Or, qu’y a-t-il de plus intrinsèquement féminin que la maternité ?

Au fond, tout le reste n’est qu’une question de culture, de choix. La longueur des cheveux, la couleurs des vêtements ou le métier…

La seule chose qui nous identifie réellement comme féminin ou non, c’est notre potentialité à porter la vie.

Bien sûr, certaines femmes ne le pourront jamais. Sont-elles moins féminines ? Bien sûr que non, puisque leur corps a quand même prévu cette potentialité (par le biais des seins et/ou de l’utérus, présents malgré tout).

Bien sûr, certaines femmes doivent se séparer de ces attributs pour cause de maladie. Mais, cela n’enlève rien à leur nature profonde.

Bien sûr, il arrive que la vie se soit trompée et ait offert des attributs masculins à une femme. Et là, je n’ai pas de réponse, si ce n’est que ce doit être extrêmement difficile pour ces femmes de se sentir femme. Mais, il existe, à présent des opérations qui leur permettent d’obtenir certaines rondeurs, et de se rapprocher de ce qu’elles ressentent au fond d’elles-mêmes.

 

 

Alors, oui, les rondeurs sont féminines. Un homme avec des seins, ça choque. Même leurs attributs qui vont par paire, là en-dessous, ne sont pas vraiment « ronds »…

Oui, je suis ronde. Trop ronde. Certains diront « obèse », d’autres « grosse », d’autres encore « enrobée ». Tous auront raison

Certains me trouveront moches, d’autres passable, d’autres encore sexy.

Dorénavant, je ne m’étonnerai plus que l’on puisse me trouver jolie et féminine malgré mes formes. Car ces formes peuvent représenter, aussi, ma féminité…

Un docteur bavard

 

 

 

Aujourd’hui, je suis tombée sur un bavard.

Un docteur qui parlait approximativement le français. Avec un fort accent espagnol. C’est sympa, ça fait vacances, en plein centre-ville. Voyager sans bouger de chez soi.

Bon, blague à part, ça me stresse toujours d’être face à un médecin avec qui je ne sais pas parfaitement communiquer.

Mais, cette fois-ci, je sais pourquoi je suis là. J’ai fait une prise de sang et je sais en analyser les résultats. Il doit augmenter ma dose de traitement. Ca a été confirmé par ma gynéco et mon médecin traitant. S’il n’arrive pas à la même conclusion, je pourrai réagir de suite et demander à consulter un confrère.

Il me fait rentrer dans son bureau. 55 minutes après l’heure de notre RDV. Sachant que j’étais sa première patiente de la journée.

Soit. Je suis joie et sérénité.

Mais, je suis aussi polie et souriante.

Il n’est pas très souriant.

Il me demande pourquoi je suis là.

Je lui explique. Il prend note.

Puis, il me pose une questions étrange :

« C’est le livre que vous avez commencé? »

Je regarde mon livre et je réponds oui (toujours en souriant. Je te rappelle que je suis polie).

Il me regarde interrogateur.

Je comprends que j’ai du mal comprendre la question. En même temps, ça me paraissait bizarre aussi, comme question.

Je souris toujours. Bêtement. Il répète :

« Quand le traitement a commencé? »

Ah oui, tout de suite, c’est plus logique.

 

Je me suis sentie un peu blonde sur le coup, quand même !

Et toi ? Ca t’est déjà arrivé ?