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Allaitement et grossesse

Petite Poite a un peu plus de 17 mois et notre allaitement continue.

En soi, rien d’extraordinaire, sauf que la grossesse (et le CMV) viennent perturber un peu le bel équilibre que nous avions trouvé…

Dans les prmeiers temps, j’ai ressenti une petite sensibilité des seins. Rien de très fort.

Ensuite, le CMV (et la fièvre qui l’accompagnait) m’ont vidée de toute énergie. Lorsque Petite Poite tétait, je sentais ma force partir au fur et à mesure de ses déglutitions. Les tétées se sont réduites à peau de chagrin (une à deux par jour, maximum deux minutes, à la demande de Petite Poite qui devait sentir que je n’étais pas dans mon assiette). Vu ma grossesse et la modification du goût du lait (qui est déjà devenu du colostrum), j’ai cru que notre allaitement allait être suspendu jusqu’à la naissance de Petite Bulle.

J’ai donc acheté du lait de substitution, en cas de besoin.

Sauf que dès ma sortie de l’hôpital, Petite Poite a repris ses tétées comme si de rien n’était… Notre rituel de la semaine est quasi immuable : une tétée le matin, une tétée retrouvaille après la crèche, une tétée en soirée. Parfois encore une tétée en début de nuit, mais pas tout le temps. Les week-end, elle ajoute quelques tétées en plus, comme la tétée d’avant la sieste de midi ou celle d’après la sieste de midi.

Ses yeux plongent dans les miens et c’est de vraies belles ondes d’amour qui passent entre nous, en pleine conscience du moment présent.

Mais, depuis quelques semaines, mes seins sont devenus très très sensibles. Tout dur, épais et douloureux.

Cela ne décourage pas Petite Poite à téter, et comme les tétées se font rares, je prends sur moi les premiers instants les plus pénibles puis, la douleur s’estompe et je profite de notre moment à deux.

Nous lui avons proposé des laits de subsitution. Nous nous sommes dit que si elle en buvait un peu, et que son corps ressentait le besoin d’en consommer, nous la laisserions gérer ça (comme le reste de son alimentation). Mais, elle ne réclame qu’un berlingot de lait de riz au chocolat tous les 15 jours (et je soupçonne que c’est plus l’appel du chocolat qui la dirige que l’envie de lait, vu qu’elle recrache tous les autres laits non chocolatés).

Je suis à présent enceinte de 4 mois et demi. Je ne sais pas combien de temps durera notre allaitement. Je sais seulement que je me sens bien dans ma tête et dans mon corps. Ces tétées nous font du bien à toutes les deux. Et tant que ça se passe bien, je ne vois aucune raison d’interrompre ça.

 

Et toi ? Tu allaites ? Ou ta femme a allaité ? Combien de temps ?

Fille ou garçon ? (J+4)

Finalement, heureusement que Petit pois (ou Petite poite) se fait attendre, parce que je me rends compte que je n’ai pas encore lancé les paris sur son sexe !

Edenlly et moi avions traqué sur internet les trucs de grand-mère pour « savoir »… (Entre nous, si tu ne connais le Blog d’Edenlly, file la voir, c’est un chouette blog de maman).

Elle avait trouvé une source d’inspiration assez conséquente sur le site de MagicMaman et en avait fait un chouette billet que je te conseille d’aller lire ici.

A mon tour de faire le tour de ces trucs pour que tu puisses décider, en toute connaissance de cause, si Petit pois est une fille ou un garçon… On s’est d’ailleurs inspirées de la liste ci-dessous pour « voter » lors de la baby shower ! En jeu, un pari : celles qui se sont plantées devront chanter lors de la fête de naissance… 🙂

(Je te préviens que tu vas apprendre des trucs super glamour sur moi… Ne me remercie pas ! ^^)

  • Additionnez votre âge lors de la conception de bébé et le chiffre du mois de la conception. Si le résultat est un chiffre impair alors il y a un peu plus de chances que votre bébé soit une fille, et à l’inverse un garçon.

J’avais 27 ans, et Petit pois a été conçu en juillet. Cela nous fait donc 27+7 = 34

Garçon

  • Connaître le sexe du bébé en fonction… d’un pendule. A faire sur le ventre ou sur la main, avant ou pendant la grossesse. Si ça tourne, c’est une fille ; si ça balance, c’est un garçon.

Le pendule a balancé…

Garçon

  • Si la maman a un caractère mélancolique et se sent lourde du côté gauche, c’est un garçon. Mais si elle a un caractère gai et se sent lourde du côté droit, c’est une fille.

Je me sens lourde de tous les côtés. Mais, je suis plutôt mélancolique…

Garçon

  • Si la libido diminue pendant la grossesse, c’est un garçon. Au contraire, si elle augmente, c’est une fille.

Autant, elle avait vachement diminué au début, autant elle a bien repris au dernier trimestre…

Inconnu

  • Si vous passez le premier trimestre à avoir des nausées, c’est une fille. Dans le cas contraire, c’est un garçon.

J’ai passé l’ensemble de ma grossesse à avoir des nausées… Ca compte ?

Garçon

  • Vous lancez un mouchoir. Si pour le ramasser vous avancez le pied droit en premier, c’est un garçon ; si c’est le gauche, c’est une fille.

J’ai avancé le pied gauche.

Fille

  • Vous mettez les mains sur les hanches, comme quand vous êtes énervées. Vous regardez comment sont vos pouces. Si vous les avez vers le ventre, c’est un garçon ! Vers le dos, c’est une fille !

Mes pouces sont vers le dos.

Fille

  • Si les mamelons ont foncé considérablement, c’est un garçon. S’ils ne changent pas de couleur, c’est une fille.

Ah, ben, pas de doute, ils ont bien foncé !

Garçon

  • Si les poils de vos jambes poussent rapidement durant votre grossesse, c’est un garçon. Si les poils poussent plus lentement, c’est une fille.

Je n’ai jamais eu autant de poils que maintenant…

Garçon

  • La peau de vos mains est sèche : c’est un garçon. La peau de votre figure est sèche : c’est une fille.

La peau de tout mon corps s’est asséchée : visage, main, genou, ventre…

Inconnu

  • Si votre urine est jaune pâle, c’est un garçon. Si elle est jaune foncé, c’est une fille.

Tu as hâte de savoir, hein ? Allez, je l’avoue. Plutôt foncé.

Fille

  • Si vous consommez plus de produits laitiers, c’est un garçon. S’il n’y a pas de changement, c’est une fille.

Euh… Difficile à dire, puisque je zermate. Mais, mon bol de céréales avec du lait est un must de cette grossesse (anti-nausées garantie !)

Garçon

  • Les envies de salé, c’est un garçon ; les envies de sucré, c’est une fille.

Envies de sucré… Mais, pas plus que lorsque je ne suis pas enceinte, hein.. Mais, bon…

Fille

  • Le ventre pointu et haut, c’est un garçon ; arrondi et bas, c’est une fille. Une variante : si le ventre pointe en avant, et que vous portez le poids en avant, c’est un garçon. Si vous portez votre poids sur vos hanches et derrière, c’est une fille. Mais attention : dans certaines régions c’est strictement l’inverse !

Bon, ben, je porte bébé sur l’avant du ventre. Mais, c’est plutôt arrondi que pointu….  Cela dit, je ne porte rien sur les hanches, alors :

Garçon

  • Si la ligne de grossesse dépasse le nombril, c’est une fille. Dans le cas contraire, c’est un garçon.

Au moment de la baby shower, on était bien embêtée : ma ligne de grossesse venait seulement de commencer à se montrer. Aujourd’hui, je peux l’affirmer, elle ne dépasse pas le nombril !

Garçon

  • Mettez du sel sur votre poitrine. S’il fond, ce sera une fille ; sinon ce sera un garçon.

Non, mais, vraiment ça peut fondre, du sel ?? En tout cas, sur moi, ça n’a pas fondu ! 🙂

Garçon

  • Votre conjoint prend autant de poids que vous durant la grossesse ? Vous attendez un garçon.

Comment on fait quand la maman n’a pas pris de poids mais que Papa si ?

Inconnu

  • Si le bébé a été conçu entre une pleine lune et une lune blanche, c’est une fille ; entre une blanche et une pleine lune, c’est un garçon.

Ne m’en voulez pas, mais, j’ai pas été regarder ! Si ça vous tente de vérifier, Petit pois a été conçu le 29 juillet 2012…

Inconnu

  • Ramassez un objet au sol sans faire attention à la façon dont vous vous baissez. Si vous vous baissez les jambes écartées, c’est une fille ; si vous vous baissez les jambes droites, c’est un garçon.

J’écarte les jambes (en même temps, c’est possible d’avoir un si gros bidon et de s’abaisser sans écarter les jambes ? Really ?)

Fille

  • Si le blanc de vos yeux est légèrement jaune, c’est une fille ; s’il est bien blanc, c’est un garçon.

De l’avis de mes copines, le blanc de mes yeux est blanc…

Garçon

  • De l’acné apparaît sur le dos et dans le cou, et ce jusqu’au 7ème mois : c’est un garçon. Pas de changement, c’est une fille.

Oh, oui, je redécouvre les joies de la peau d’adolescente…

Garçon

  • Votre régime alimentaire était plutôt composé de laitages et de sucré : c’est une fille ; de salé : c’est un garçon.

Oui, ben, voilà… Je me laisse aller à mes envies en zermatant, donc, il faut bien avouer que c’est plutôt sucré !

Fille

  • Plus de 150 pulsations par minute, c’est une fille. Sinon, c’est un garçon.

Ben, Petit pois voit ses pulsations passer de 120 à 180 en moins de 30 secondes… Mais, lorsqu’il ne bouge pas, cela se stabilise plutôt aux alentours de 140.

Garçon

  • Vous lancez une cuillère en bois si elle tombe sur le dos c’est une fille. Si c’est l’inverse, c’est un garçon.

La cuillère est tombée sur le « ventre »…

Garçon

  • Posez une grosse clé par terre. Si vous la ramassez par l’anneau, vous aurez un petit garçon. Si c’est par l’autre bout que vous la ramassez, alors vous aurez une petite fille.

J’ai ramassé l’autre bout…

Fille

  • Quelqu’un doit préparer une chaise avec dessus une fourchette et une autre avec un couteau. On met un coussin par dessus les couverts et la maman choisit une chaise sur laquelle s’assoir. Fourchette= fille, couteau=garçon

J’ai choisi la chaise avec le coûteau…

Garçon

 

Voilà voilà…

Sachant que Petit pois est un enfant un tantinet contrariant, il te revient de voter !

Pour toi, c’est une fille ou un garçon ?

Les paris sont ouverts ! ^^

Les résultats seront bientôt connu, le suspens ne durera donc pas très longtemps ! 🙂

 

 

Le prénom

prenom

Non, je ne vais pas te parler du film (quoi qu’il m’ait bien plu). Je vais te parler de ce choix épineux du prénom de ton futur bébé.

Toi, nullipare (ou en phase de devenir primipare), tu crois naïvement que le plus épineux sera de trouver un compromis avec ton ou ta chéri(e) sur LE prénom que vous kifferez tous les deux.

Et là, je t’arrête tout-de-suite. Cela pourra être le pire problème à gérer à condition que tu respectes une règle simple (mais efficace) : n’en discuter qu’avec le ou la chéri(e) en question. (Remarque, si t’es célibataire, le même conseil peut s’appliquer et ça réduit d’autant les prises de tête).

Si tu prends le risques d’en parler avec d’autres autour de toi, tu prends le risque d’entendre :

– Tata Fernande t’expliquer à quel point « Chloé », c’est vulgaire. Il n’y a même pas une sainte qui porte le même prénom.

– Grand-Père Râleur te sermonner sur la lignée de la famille du Rond, et que si l’on suit l’arbre généalogique de la famille depuis 1675, il n’y a qu’un seul prénom que l’on peut donner, c’est « Virgile » (et d’ailleurs, tâche que ce soit un garçon, hein).

– Beau-père t’expliquer que lui aussi va bientôt (re-)devenir Papa et qu’il a déjà choisi les prénoms avec sa nouvelle copine. « Benjamin » et « Alice » sont donc réservés et tu es priée de trouver autre chose, si l’envie te prenait de donner ces prénoms-là.

– Collègue farceur (mais sérieux) te dire que « Violette », c’est le comble du ridicule. Mieux vaudrait que tu aies un garçon et qu’il s’appelle « Archibald », parce que ça, c’est un prénom qui a de la classe.

– ta mère prononcer le prénom « Arthur » (ce qui te donnera envie de ne jamais prénommer ton fils ainsi)(du coup, ça, c’est peut-être pas plus mal, parce que tu n’es pas sûre que tu aurais pu supporter d’entendre ce prénom à ce point déformé à chaque visite maternelle).

– ta copine t’interdire de donner le prénom de ton choix, « Capucine », parce que c’est justement celui qu’elle a décidé de donner un jour à sa fille, si jamais elle en a une, et que, tu comprends, elle a décidé ça quand elle avait trois ans, alors, s’il-te-plaît, change d’idée.

– Tonton Marcel te démontrer que « Romain », c’est un adjectif, pas un prénom, qu’importent ce que disent les gens. « Et pourquoi pas « Charmant », alors, tant que tu y es ? » (Et bien, oui, pourquoi pas ?)

– la voisine te donner plein d’idées de prénoms et qu’elle serait super touchée si tu en choisissais un de sa liste.

– Oncle Ben t’exhorter, outré, de ne pas lui enlever toutes ses chances de réussir dès la naissance en l’appelant « Célestine ».

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive mais tout est réel (si, si ! J’ai même pas changé les prénoms en question).

Bref, à écouter tout le monde, tu n’appelleras tout simplement pas ton enfant. A la maison communale (mairie), tu diras à l’agent « non, on a décidé de ne pas donner de prénom, Petit pois, c’est bien finalement ».

La réponse parfaite à la question « alors, vous avez déjà décidé du prénom ? », c’est « non.. Tu sais comment on est, on fait toujours tout à le dernière minute. Mais, on a décidé de ne pas se prendre la tête, on verra à la naissance du bébé, quand on découvrira sa bouille. On aura peut-être une inspiration ».

Et hop ! Pas de questions relous sur « Allez, mais, dis-moi, s’il-te-plééééééééééé », ou « t’es nul de pas le dire ». Pas de remarques blessantes sur « beurk, ce prénom est vraiment trop laid » alors que c’est ton coup de coeur. Pas de dialogue absurde où on te propose une série de prénoms et où l’autre attend une réponse à l’issue de la discussion.

Journal de grossesse – M-1

Cher Petit pois,

Voilà déjà 8 mois que nous partageons le même corps.

8 mois ! Tu te rends compte ? C’est beaucoup et peu à la fois. Pour toi, c’est énorme : c’est toute ta vie.

Tu prends désormais beaucoup de place à l’intérieur de mon ventre. Mes collègues me font remarquer que mon bidou s’agrandit à vue d’oeil. Je t’avoue que d’ailleurs, je suis désormais incapable d’enfiler mes leggings qui m’ont pourtant tenu jusqu’ici avec largeur. (Tu remarqueras que j’ai eu la brillante idée de commander par correspondance des pantalons de grossesse pile poil avant de ne plus avoir de pantalon à mettre ! Ca c’est du flair de Ronde, Petit pois !).

Durant ces 8 mois, tu as du ressentir beaucoup d’émotions de ma part. Tu apprends, petit à petit, que la vie est faite d’émotions plus ou moins agréables. Ce n’est ni bien ni mal. C’est la vie, tout simplement. Parfois, je me culpabilise de pleurer ou de me sentir mal. Puis, je me rappelle que tu n’y mets pas encore de sentiments négatifs ou positifs et que ce sera notre rôle, à ton père et moi, de t’apprendre à gérer ces émotions qui, je l’espère, ne t’épargneront pas.

Le jour de notre rencontre s’approche à grand pas. Je l’appréhende autant que je l’attends avec impatience. J’ai envie de te voir, de te sentir, de te « partager » avec ton père. J’ai peur de ne plus être la seule chose dont tu aies besoin, de ne plus être le centre de ton petit monde. Ce pouvoir est si envoûtant et si stressant en même temps.

Et puis, j’ai peur du passage, de la transition entre ta vie dans mon ventre et ta vie sur terre. J’ai peur de la douleur. J’ai peur de mal faire. J’ai peur que mon corps ne soit pas à la hauteur. J’ai peur de te faire mal. J’ai peur que tu souffres lors de ton passage. J’ai peur de ne pas gérer la douleur. J’ai peur.

Mais, j’ai confiance aussi. Parce que depuis le début de notre rencontre, nous avons formé une équipe d’enfer, toi et moi. Tout se passe à merveille. Presque pas de couacs. Et les petits couacs que nous avons rencontrés, nous les avons gérés comme des warriors. Pourquoi notre accouchement en irait-il autrement ?

Par contre, j’ai comme un pressentiment. Entre le 3 et le 13 avril, la gynéco, la kiné et ta grand-mère seront en vacances (en même temps, pui, oui. Même si elles ne se connaissent pas et qu’elles ne partent pas au même endroit). Ta naissance est certes prévue pour le 21. Mais, mon petit doigt me dit que tu choisiras pile la semaine où elles seront absente pour pointe le bout de ton nez… Et si tu me contredisais, Petit pois ? 😉

Quoi qu’il en soit, ton père et moi nous préparons, comme nous pouvons, à ce grand bouleversement annoncé très prochainement.

Nous avons dressé ta liste de naissance sur un blog. Nous avons acheté les meubles de ta chambre. Nous avons retrouvé les vêtements de naissance de ton père et ta tante. Nous avons acheté des livres pour se préparer à t’accueillir et à te comprendre.

J’ai même commencé ma valise de maternité. Mais, Milichat a passé une nuit dedans, et je dois tout relaver, rapport à ses longs poils qui se sont incrustés dans tous tes vêtements propres. (Et puis, c’est pas comme si ton père et moi avions l’habitude de tout faire en dernière minute… Hum!).

Niveau choix de ton prénom, on avance bien aussi. A priori, tu devrais en posséder un assez rapidement après ta naissance, promis juré !

En attendant, continue à prendre soin de toi, Petit pois. Et puis, à bouger aussi. Parce que ça me rassure de te sentir bien vivant. (Même si j’apprécierais que tu vises autre chose que mon estomac la journée et ma vessie la nuit, histoire que je puisse manger et dormir normalement).

Des bisous, mon enfant !

La grossesse et Zermati

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Zermati, c’est un pote depuis longtemps. Par bouquin interposé, certes. Mais, parfois, on peut se sentir proche de quelqu’un à qui on n’a jamais parlé juste parce qu’on kiffe ce qu’il écrit. Moi, ça m’arrive souvent et c’est d’ailleurs pour ça que j’aime bien les blogs. Parce qu’en plus de kiffer, on peut aussi échanger.

Soit.

Zermati, donc, fait partie de ma vie depuis… Bah, depuis trois ans, je dirais.

Au début en mode « je teste mais je suis sceptique », puis, en mode « j’y crois mais ça ne marchera pas pour moi, j’suis trop nulle » et enfin en mode « non, mais, faut juste prendre le temps, en fait. Ca marche vraiment. C’est merveilleux ».

Alors, je ne te dirai pas que j’ai perdu 40 kilos en suivants ses conseils. Du moins pas encore. Mais, n’empêche. Les évolutions sont bien présentes. D’abord, je m’aime plus. Bon, c’est pas encore le fol amour, mais j’aime de plus en plus mon corps et j’apprends, petit à petit, à le respecter. A ME respecter.

Et puis, je ne vois plus ma balance comme ma pire ennemie. Au contraire, elle me rassure. Je sais que mon poids peut varier jusqu’à trois kilos en une journée. J’ai appris à reconnaître les signes. Je sais aussi qu’elle m’apprend à me distancer des chiffres, et donc des « on-dit ». Parce qu’elle est parfois loin de la réalité. Parce qu’elle n’est qu’un indicateur, et que je dois lui restituer sa juste place. Ni trop ni trop peu.

Et enfin, parce que mon poids se stabilise, sans effort. Je ne crais plus la nourriture. Je ne crains pas mes excès. Je sais que s’ils arrivent, mon corps les régulera.

Alors, quand j’ai appris ma grossesse, j’ai été sereine. Au pire, je prenais 35 kilos, et je m’en fichais. Mais, j’avais la certitude que je ne prendrais pas 35 kilos, puisque la nature n’exige pas qu’une femme prenne 35 kilos pour pondre un joli bébé en pleine santé.

Je m’en suis remise à mon corps. Tout au long des 7 mois et demi qui viennent de s’écouler, je n’ai écouté que lui pour décider de ce que j’allais manger.

Bien sûr, ma gynécologue m’a parlé de régime dès la première consultation, avec un poids maximal à prendre (et quoi ? Si je grossis plus, tu ne m’aimes plus et tu ne m’accouches plus ?). Elle m’a parlé d’aliments à interdire et d’autres à favoriser. Je ne l’ai pas écoutée (sauf en ce qui conerne les interdits non liés au poids, pour éviter de choper la toxoplasmose ou la listeriose, of course). J’ai décidé de n’en faire qu’à ma tête. Je n’aurais qu’à m’en vouloir à moi-même en cas d’échec.

J’ai « zermaté » comme jamais. Je ne suis pas encore au top du principe, mais je n’ai jamais atteint un tel niveau de zermatage. Surtout au premier trimestre. Il faut dire que les sensations sont multipliées par dix, les sensations alimentaires ne faisant pas exception.

J’ai découvert qu’il n’est pas facile de savoir ce qu’on veut manger. Mon corps fonctionne plutôt par rejet que par envie (même si parfois, mes envies étaient clairement identifiables).

De la viande ? Ah, non ! Du poisson ? Pourquoi pas. Des pâtes ? Non, non, non ! Des pommes-de-terre ? Ouiiiiiii ! Des princesses ? Non, merci. Du chou-fleur ! Oh, oui, avec de la béchamel et des pommes-de-terre. Et sans viande ni poisson, finalement.

Voilà comment se décident mes repas. Avec des variantes, chaque jour, évidemment.

Je mange régulièrement des frites (encore hier soir), des hamburgers (miam), du chocolat, de la glace. Je mange aussi régulièrement des oranges (j’en ai des envies folles), des raisins blancs, du chou-fleur (mon Dieu que c’est génial contre les brûlures d’estomac). Par contre, je ne mange plus jamais de crème fraîche avec de la viande (ça ne passe vraiment pas). Je mange moins de scampis. De manière générale, ma tendance à manger peu de protéines se confirme, même si je ne saurais m’en passer !

(- Chou, j’ai envie de viande !… (et à la fin du repas) – Mais, la Ronde, tu n’as mangé qu’un quart de ton steak !? – Euh, oui, mais, j’ai plus envie, là…)

(Pour le plus grand bonheur du Rond qui rafolle de la viande, en fait…)

Côté prise de poids, ma gynécologue m’a félicitée chaque mois. Mon poids est descendu en flèche (-7 kilos et demi) pour se stabiliser et ne remonter que très peu. Aujourd’hui, j’en suis à -4 kilos par rapport au jour où j’ai appris la grossesse !

Chaque mois, elle m’a félicitée de bien suivre mon régime. Chaque mois, j’ai nié suivre un quelconque régime. Il y a 2 mois, j’ai craqué, et j’ai dit (un peu fort) « mais, je ne fais PAS de régime, docteur ! ». Alors, elle m’a posé des questions sur ce que je faisais. Et je ne sais pas si cela a fait son chemin dans ses neurones de médecin, mais toujours est-il que depuis, elle me féclicite de bien poursuivre ma méthode, mais ne parle plus de régime.

Côté santé, mes prises de sang n’ont jamais été aussi bonne.

 » C’est bien. Vous ne mangez pas trop gras, ni trop sucré. Vos tests prouvent que vous n’avez aucune carence. C’est parfait! ».

Pourtant, je peux vous dire que je mange gras et sucré. Mais, jamais plus que ce que mon corps désire. C’est comme ça qu’hier soir, en quatre heure, c’est une pomme que j’ai mangée et non la crème au chocolat du frigo dont la date de péremption sera bientôt dépassée… (Purée ! Jeter de la crème au chocolat ! Un non-sens il y a encore quelques années !).

Plus que jamais je sais que cette méthode me convient. Que ces conseils me sont profitables. Que j’ai besoin de m’écouter, de me faire confiance et non de suivre stupidement les ordres d’un tiers, aussi spécialiste soit-il, sur ce dont mon corps a besoin.

Mes résultats sanguins sont la preuve que mon corps sait mieux que quiconque ce qu’il lui faut pour rester en bonne santé.

 

Bref, zermater durant la grossesse est un choix que je referais sans hésiter la prochaine fois que mon ventre accueillera un petit être, même si le corps médical y est réticent !

Journal de grossesse – Début du troisième trimestre

Ca y est, j’y suis. Petit pois doit naître dans deux mois. Et je sais, à présent qu’il est vraiment viable. Que même s’il naît maintenant, c’est pas trop grave. Que tout est bien en route. Que nous n’avons toujours pas choisi de prénom et que sa chambre n’est pas encore tout-à-fait finie. Que l’accouchement approche à grand pas, ce qui me terrifie et me fascine à la fois.

Bref, Petit pois arrive bientôt et je me sens plus sereine que jamais face à cette grossesse.

Mais, soyons clairs, je ne suis pas réellement sereine. Juste que je le suis plus que depuis le début… 🙂

Mes angoisses sont plus espacées. Et sont d’une nature différente.

Bref, d’une certaine manière, je commence à profiter réellement de cette grossesse.

Car, si je fais le bilan des deux premiers trimstres, c’est pas folichon !

Premier trimestre :

J’apprends que je suis enceinte et je stresse. Mais, ça va. Tout va bien. Premier RDV gynéco. Première écho. Première visualisation du Petit pois qui gardera son surnom.

Puis, très vite, premières nausées. Mais, pas des petites nausées de rien du tout qui ne durent que le matin. Non, non. Des nausées qui durent du matin au soir, la plupart des aliments qui ne franchissent pas le cap de ma bouche et repartent illico dans mon assiette. -8 kilos en 1 mois et demi.

Certains goûts sont devenus intolérables et soulèvent mon estomac. Parmi ceux-ci, le dentifrice. Me laver les dents est venue un supplice. Malgré la dizaine de marques différentes achetées pour voir si ça faisait le même effet. (Note que le dentifrice au sodium est le pire de tous…).

Accompagnant ces nausées, une fatigue immense s’abat sur moi. Je dors plus de 12 heures par jour, en ayant l’impression d’en dormir 4…

Un décollement du placenta vient agrémenter le tout. Je kiffe !

Je me sens au bout de ma vie. Et je vois arriver le deuxième trismestre avec impatience : on m’a dit qu’au deuxième trimestre, on pétait la forme !

Mais, ce qui rend les choses un peu magiques, quand même, c’est que je sens les premiers mouvements de Petit pois. On m’affirme que ce n’est pas possible, pourtant, je sens un mouvement que je n’avais jamais senti jusqu’ici. Et mon chéri commence aussi à le sentir. Nous savons que c’est lui et le reste nous importe peu.

Sincèrement, je souffre. Mais, je suis heureuse du petit miracle qui est en train de se créer en moi. Je me sens mal (et je m’en veux, je devrais être si bien) mais pour rien au monde je voudrais que cette grossesse ne s’arrête trop tôt.

Deuxième trimestre :

On m’a menti ! La fatigue ne disparaît pas. C’est à peine si elle s’atténue quelques jours pour revenir en force. Mais, pour une raison un peu plus valable cette fois… Je dors 5 heures, puis me réveille sans arriver à me rendormir. Je reproche ça à mon chéri qui ronfle. Mais, au fond, je sais que cela n’a rien à voir. Depuis toujours, me réveiller en pleine nuit pour faire pipi coupe mon sommeil qui est trop léger après le break…

Mes nausées ne s’arrêtent pas. Le dentifrice est toujours aussi nauséabond. Simplement, j’ai appris à éviter les aliments qui fâchent et à anticiper ces maudites nausées qui sont donc un poil moins handicapantes qu’avant.

Mon poids remonte petit à petit. Et se stabilise. Depuis le début de ma grossesse, j’ai perdu entre 4 et 5 kilos (mon poids variant d’un jour à l’autre).

Petit pois se démène comme un petit diable. Si ça se trouve, il est hyperactif. Ca promet.

Les contractions font leur apparition. Un poil tôt, mais sans que ce ne soit alarmant. Du moins pour les médecins. Du repos et de la zennitude. Haha ! Ils ont de l’humour.

Mon dos commence à me faire souffrir. Et mon ventre devient lourd. Je commence à marcher comme un canard. Mais, je m’en fiche. Mon chéri est là et me fait tous les massages que je lui demande pour soulager mon corps.

Certains jours, j’aimerais ne plus être enceinte. Avoir encore du temps pour me préparer. Pouvoir faire « pause ». Ce petit d’homme va venir sur terre dans une famille qui n’est pas prête et il ne mérite sûrement pas cela. Je sais qu’il me reste quelques mois, mais jamais je ne saurai être à la hauteur de ce qu’on attend de moi pour accueillir ce petit être fragile. Je ne comprends pas que je puisse être si fertile quand d’autres, plus prêtes, plus méritantes, galèrent tant à avoir un enfant. J’aime Petit pois d’amour et j’ai peur que nous ne soyons pas à la hauteur de ses besoins et de ses attentes. En même temps, j’ai peur qu’il ne lui arrive quelque chose. Je ne veux pas qu’il meurre. Je veux le voir grandir et j’ai peur que mon corps ne soit pas à la hauteur.

Début du troisième trimestre :

Petit pois s’est dit que dormir 5 heures, c’était de la triche. Il a donc décidé de réduire ce temps à 3 heures (1 heure et demi, quand il est grincheux). Ma vessie est devenue son terrain de jeux préféré durant la nuit. Je me lève au mieux trois fois, au pire six fois sur la nuit. Je kiffe.

Mes nausées sont toujours bien présentes. Mais, c’est presque devenu une habitude. La seule ombre réelle au tableau, c’est toujours le dentifrice et donc, le supplice quotidien du brossage de dents.

Petit pois a adopté la position verticale. Désormais, il roue mon estomac de coups lorsque j’ai trop mangé, ou pas assez, ou que j’ai bu du coca, ou que j’ai mangé un truc qui ne lui plaisait pas, ou que… Les raisons sont vagues et multiples. Les remontées acides sont devenus mes nouveaux compagnons. Mon poids n’augmente plus. Je ne mange plus assez pour cela.

Mon dos et mon ventre se sont fait un nouveau copain pour partager ensemble cette sensation de lourdeur : mes pieds.

Mon humeur, quant à elle, joue aux montagnes russes. Je passe du rire aux larmes, de l’aphasie à l’hyperactivité. Je me sens abbattue, au bout de ma vie. Mon accouchement me semble impossible, voire improbable. Puis, aussi vite que c’est venu, je me sens bien, mon accouchement ne me fait pas peur, je vais assurer comme des milliards de femmes avant moi, et tout va se passer bien. Après tout, y a pas de raison. Ensuite, je repleure, parce que quand même, ce bébé va téter mes seins, et ça me semble surréaliste ! Je ne suis pas faite pour être mère. Alors, je pense à des femmes qui n’étaient vraiment pas faites pour être mère et je me sens à ma place, prête à vivre cette nouvelle aventure avec amour. Bref, je suis pleine de contradictions et j’imagine que ça fait partie de la grossesse et des 9 mois nécessaires à appréhender cette nouvelle étape.

Mais, malgré ces petits désagréments, je profite enfin de ma grossesse. Je commence à dire aux gens « oh, oui, ma grossesse se passe super bien, c’est vraiment chouette », et je participe ainsi, malgré moi, à cette fausse rumeur selon laquelle une femme est forcément épanouie lorsqu’elle est enceinte.

 

Et toi ? Ta grossesse ? C’était comment ? Ca a toujours été rose ? Ca a été horrible ?

Et toi ? Tu l’imagines comment ta future grossesse ?

J’ai testé pour toi : la grippe pendant la grossesse

Ouais, cher lecteur : je ne recule devant rien pour t’offrir les meilleurs articles d’investigation !

J’ai donc testé pour toi la grippe pendant la grossesse.

Je t’avoue que je ne l’ai pas fait exprès.

Et je t’avoue également que je ne savais pas réellement à quoi je m’exposais.

Au début de l’hiver, j’avais vaguement entendu que c’était mieux de se vacciner contre la grippe quand on était enceinte. Mais, ma gynéco n’en avait pas parlé. Et je n’avais pas une folle envie de me faire piquer une fois de plus. Et puis, une grippe, ce n’est jamais qu’un gros rhume, non ?

Bref, j’ai laissé courir.

Quand ma mère a commencé une sorte de trachéite, je l’ai évitée (en même temps, si je ne l’évitais que pour ça….). Mais, j’ai eu l’imprudence de passer la journée avec les trois cadets, ceux qui, précisément, vivent avec elle.

Lundi, ma soeur a été touchée. Mardi, c’éait moi. Mercredi, le benjamin. Jeudi, le dernier de mes frères encore vaillants ! Hop hop hop ! A la file !

Mon mari chéri, lui a gentiement attendu le samedi.

Pour mes frères et soeurs, pour mon mari, pour ma mère : la maladie a duré deux – trois jours, avec un jour de pic.

Pour moi, c’est pas encore fini.

Mardi, donc, je me suis réveillée avec une migraine, mes sinus bouchés (aïe mes gencives), ma gorge en feu, mes oreilles bourdonnantes. J’ai dormi toute la journée (sauf quand le (mauvais) médecin est passé). A 20 heures, mon mari avait fait le repas, j’ai mangé un quart d’assiette. Pas faim. J’ai attendu une petite heure, le temps de digérer, et puis, hop ! Je suis retournée au lit.

Mercredi, mes gencives me faisaient atrocement souffrir. Je sais que c’est un symptôme de sinusite, mais, c’est comme si j’avais une rage de dent dans toute la machoire. Ma respiration sifflait tellement que je n’arrivais pas à trouver le sommeil. J’ai donc commaté dans le salon toute la journée. Je ne me suis plus sentie aussi mal depuis mon hospitalisation, il y a 18 ans, quand j’ai fait une bronchio-pneumonie, et qu’on me perfusait mes antibiotiques directement dans le sang !

Mercredi soir, ma machoire me faisait tellement souffrir que mon mari a testé un massage du visage. Cela a calmé la douleur, sans la faire taire. J’ai pu m’endormir, enfin.

Jeudi, j’ai testé le lysomucil. Une poudre orange à diluer dans de l’eau et qui décongestionne. Ce produit est un petit miracle ! Tout se libère. Je ne souffre plus. Je dors ! Quel bonheur !

Vendredi, le lysomucil est un chouïa moins efficace. Je teste, sans trop y croire, un gramme de Dafalgan. Miracle number two. La douleur s’en va aussi (mais pas mon mal de tête, contre lequel le Dafalgn est inutile). Je peux enfin regarder un peu la télé. Sauf qu’il n’y a rien à regarder ! Snif !

Samedi, mon chéri est rattrapé par le vilain virus. Comme moi, il comate dans le salon. Il fait même une vraie sieste (en 5 ans, c’est une des premières fois que je le vois faire ça). On essaie vaguement de se cuire un reste de pâtes. A deux, au soir, on se prépare une sauce bolognaise. On en mangera durant trois jours.

Dimanche, il va déjà mieux. Moi, je suis dans le même état que la veille. Mes deux potes lysomucil et Dafalgan sont mes meilleurs alliés. Je me demande si j’arriverai à travailler lundi.

Lundi, le réveil est pénible mais j’ai passé une bonne nuit. Si je ne venais pas de commencer mon nouveau boulot, j’aurais demandé une journée ou deux en plus de congé maladie. Je suis quand même vraiment crevée. Mais, je n’ose pas. Je retourne donc au boulot. Où je ne suis guère efficace. Ma gorge me fait encore un peu mal. Ma voix est eraillée. Et en fin de journée, mon ventre manifeste son mécontentement par des contractions de plus en plus désagréables !

Mardi (soit azujourd’hui), je suis crevée. J’ai une tête à faire peur, suffisamment pour que deux collègues me le disent, en tout cas. Mon ventre me fait souffrir. Mais, je sens le virus s’éloigner enfin.

J’ai survécu à la grippe et j’en suis heureuse ! 🙂docteur