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Un petit verre entre amis

Ces derniers mois, j’avais pris mes distance avec mes amis.

Une prise de tête avec deux filles, une dispute avec une amie, une engueulade avec des amis de mon chéri et, tout doucement, je me suis éloignée.

Parce que tout ça, ça me faisait trop souffrir.

J’accorde trop d’importance à ce que les autres peuvent penser de moi et quand ces pensées sont négatives, ça me détruit.

C’est con. Parce que j’ai une vie, d’autres amis, une famille, des projets.

Mais, je m’arrête à ces remarques qui me blessent et me rappellent que je ne suis pas grand chose.

Depuis quelques semaines, j’ai décidé de prendre mes distances avec les bonnes personnes (enfin, les mauvaises). Celles qui me font du mal. Celles qui ne m’envoient pas d’ondes positives. Celles qui se croient tellement meilleures que moi que leur jugement vaut forcément mieux que le mien.

J’ai renoué, tout doucement, avec mon amie, si chère, que je croyais perdue. Petit à petit, nous avons pu mettre des mots sur nos souffrances. Sur nos doutes. Sur nos désirs.

Finalement, ils étaient assez similaires. On était encore sur la même longueur d’onde mais on ne savait plus communiquer.

J’ai repris alors contact avec ces amis qui m’entouraient, en 1ère année à l’Université. Cette 1ère année où je me sentais si bien, tellement à ma place. Cette bande d’amis qui ne m’a jamais lâchées depuis malgré mes distances, malgré mes soucis, malgré mes faiblesses.

Et aujourd’hui, je ressens à nouveau ce sentiment d’être à ma place lorsque je partage du temps avec eux. Enfin, avec elles, puisque ce sont des filles.

Certes, le groupe a évolué. Certes, on n’a plus 20 ans.

Mais, à force de courir derrière des gens qui n’en valaient pas la peine, pour être aimée de tous, surtout de ceux qui ne m’aimaient pas, j’ai failli perdre ceux qui comptent. Ceux qui m’aiment, telle que je suis. Ceux à qui je n’ai rien à prouver et qui ne cherchent pas non plus à me prouver quoi que ce soit. Ceux qui m’aident à trouver ma propre place et non celle qu’ils aimeraient me voir prendre. Ceux qui cherchent à aller mieux, à aller bien et à aimer, tout simplement.

Nous sommes peut-être une bande de bras cassés, d’un point de vue émotionnel. Nous avons chacune une histoire compliquée. Mais, peut-être est-ce ça notre force : savoir que la vie peut être suffisamment cruelle pour ne pas en rajouter.

Aujourd’hui, je redécouvre avec plaisir ce bonheur de partager un verre avec des amis chers, de refaire le monde autour d’un plat et de me sentir aimée telle que je suis, sans compromis.  Et surtout, le bonheur d’aimer, en toute simplicité.

J’ai déjà laissé tombé ce bonheur une fois, j’espère que je ne commettrai pas deux fois la même erreur…

La ronde pleure

Beaucoup de questions, beaucoup d’émotions et beaucoup de peur. Ce cocktail ne pouvait me mener qu’aux larmes.

Bien sûr, j’essaie de faire genre « tout va bien, smile, je souris, tu vois pas ». Sauf qu’au fond de moi, c’est pas la joie.

Une amie très chère, O., m’a un jour dit que, parmi mes amis, un « tri » se ferait lors d’évènements importants : ces moments cruciaux dans la vie que sont un mariage, une naissance ou encore un décès apportent leur lot de déception et laissent apparaître la vraie nature des gens.

Juste après mon mariage, j’étais fière de moi. Mes amis avaient tous répondu présents. J’avais de vrais amis et « l’épreuve » du mariage n’avait en aucun cas révélés des facettes jusque là inconnues et désagréables de ceux qui comptaient pour moi.

Sauf que ce n’était pas vrai. Les conflits étaient juste latents et je m’en suis aperçue que bien trop tard.

Surtout, je découvre, aujourd’hui, une facette de ma propre personne que je n’avais encore jamais remarqué jusque là : ma propension à me lier avec des gens qui me sont néfastes.

Évidemment, (et heureusement pour moi), tous mes amis ne rentrent pas dans ce cas de figure. J’ai la chance d’avoir de vrais liens, de vrais amis, qui m’aiment et me respectent.

Mais, parmi ceux-ci, se cachent des personnes qui ne me font pas du bien. Depuis longtemps, d’ailleurs. Mais, auxquelles je reste attachée par un mystère que je ne m’expliquais pas. Une certaine Z. en particulier. Qui m’a fait plusieurs coups tordus, sans que jamais je ne pense à les lui reprocher.

J’ai toujours ressenti le besoin de plaire aux autres, surtout à ceux à qui je ne plais pas, au détriment, parfois, de ceux qui comptent.

Aujourd’hui, je m’interroge sur ce fait. Je m’interroge sur les raisons qui me poussent à rester en contact avec des gens qui, visiblement, ne m’aiment pas. Pas que ces gens soient fondamentalement mauvais. Simplement, ils me sont néfastes, parce qu’ils ne m’aiment pas, ne me respectent pas.

Et, tout d’un coup, j’ai un flash : un moment d’extrême lucidité, que l’on connaît tous.

« Je me fais volontairement du mal ».

J’ai ressenti cette révélation comme une claque en pleine gueule (vu mon état émotionnel du moment, je me permets un peu de vulgarité).

Je m’auto-détruis.

Je me mets, volontairement, dans des situations qui me font souffrir.

Je mange, au-delà du raisonnable, et met ma santé en danger.

Je ne respecte pas mon corps.

Bref, je ne m’aime pas assez pour me faire du bien et les exemples sont nombreux.

 

C’est fou de prendre conscience d’un tel truc. C’est effrayant aussi.

 

Aujourd’hui, surtout, je sais que j’en vaux la peine. Je ne suis pas parfaite, c’est vrai. J’ai des défauts. Plein. Mais, j’ai aussi des qualités. Je suis quelqu’un de bien. J’essaie, en tout cas, et c’est déjà pas si mal.

Et quoi qu’il en soit, je sais qu’il m’appartient de me respecter, de prendre soin de moi, de faire les bons choix pour moi. Personne ne le fera à ma place, surtout si je ne donne pas l’exemple.

Aujourd’hui, je dois admettre que mon amie O. avait raison, les grands évènements d’une vie sont l’occasion de faire un tri dans ses amitiés, et mon coeur pleure, parce que même si mes raisons sont les bonnes, ce n’est jamais une chose facile à faire…

 

 

EDIT : je n’oublie pas le petit concours. Je rédigerai le billet ce soir et sera en ligne dès que je l’aurai fini (ce soir ou demain). Mais, depuis ce matin, mon cerveau tout entier a été occupé par ces soucis d’amitié…