La ronde pleure

Beaucoup de questions, beaucoup d’émotions et beaucoup de peur. Ce cocktail ne pouvait me mener qu’aux larmes.

Bien sûr, j’essaie de faire genre « tout va bien, smile, je souris, tu vois pas ». Sauf qu’au fond de moi, c’est pas la joie.

Une amie très chère, O., m’a un jour dit que, parmi mes amis, un « tri » se ferait lors d’évènements importants : ces moments cruciaux dans la vie que sont un mariage, une naissance ou encore un décès apportent leur lot de déception et laissent apparaître la vraie nature des gens.

Juste après mon mariage, j’étais fière de moi. Mes amis avaient tous répondu présents. J’avais de vrais amis et « l’épreuve » du mariage n’avait en aucun cas révélés des facettes jusque là inconnues et désagréables de ceux qui comptaient pour moi.

Sauf que ce n’était pas vrai. Les conflits étaient juste latents et je m’en suis aperçue que bien trop tard.

Surtout, je découvre, aujourd’hui, une facette de ma propre personne que je n’avais encore jamais remarqué jusque là : ma propension à me lier avec des gens qui me sont néfastes.

Évidemment, (et heureusement pour moi), tous mes amis ne rentrent pas dans ce cas de figure. J’ai la chance d’avoir de vrais liens, de vrais amis, qui m’aiment et me respectent.

Mais, parmi ceux-ci, se cachent des personnes qui ne me font pas du bien. Depuis longtemps, d’ailleurs. Mais, auxquelles je reste attachée par un mystère que je ne m’expliquais pas. Une certaine Z. en particulier. Qui m’a fait plusieurs coups tordus, sans que jamais je ne pense à les lui reprocher.

J’ai toujours ressenti le besoin de plaire aux autres, surtout à ceux à qui je ne plais pas, au détriment, parfois, de ceux qui comptent.

Aujourd’hui, je m’interroge sur ce fait. Je m’interroge sur les raisons qui me poussent à rester en contact avec des gens qui, visiblement, ne m’aiment pas. Pas que ces gens soient fondamentalement mauvais. Simplement, ils me sont néfastes, parce qu’ils ne m’aiment pas, ne me respectent pas.

Et, tout d’un coup, j’ai un flash : un moment d’extrême lucidité, que l’on connaît tous.

« Je me fais volontairement du mal ».

J’ai ressenti cette révélation comme une claque en pleine gueule (vu mon état émotionnel du moment, je me permets un peu de vulgarité).

Je m’auto-détruis.

Je me mets, volontairement, dans des situations qui me font souffrir.

Je mange, au-delà du raisonnable, et met ma santé en danger.

Je ne respecte pas mon corps.

Bref, je ne m’aime pas assez pour me faire du bien et les exemples sont nombreux.

 

C’est fou de prendre conscience d’un tel truc. C’est effrayant aussi.

 

Aujourd’hui, surtout, je sais que j’en vaux la peine. Je ne suis pas parfaite, c’est vrai. J’ai des défauts. Plein. Mais, j’ai aussi des qualités. Je suis quelqu’un de bien. J’essaie, en tout cas, et c’est déjà pas si mal.

Et quoi qu’il en soit, je sais qu’il m’appartient de me respecter, de prendre soin de moi, de faire les bons choix pour moi. Personne ne le fera à ma place, surtout si je ne donne pas l’exemple.

Aujourd’hui, je dois admettre que mon amie O. avait raison, les grands évènements d’une vie sont l’occasion de faire un tri dans ses amitiés, et mon coeur pleure, parce que même si mes raisons sont les bonnes, ce n’est jamais une chose facile à faire…

 

 

EDIT : je n’oublie pas le petit concours. Je rédigerai le billet ce soir et sera en ligne dès que je l’aurai fini (ce soir ou demain). Mais, depuis ce matin, mon cerveau tout entier a été occupé par ces soucis d’amitié…

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14 réflexions sur “La ronde pleure

  1. le tri s’impose de ta part en effet, un tri dans ta tête et dans la vie. les prises de conscience font souffrir mais ouvrent les yeux aussi et ça c’est bien!
    maintenant je vais croiser les doigts pour ton concours 😉

  2. C’est difficile de faire ce chemin. Y’a des phrases qui me parlent beaucoup dans ce que tu écris. Je pense, et je souhaite, que c’est surtout difficile maintenant, mais que dans quelques temps tu verras ton ciel s’éclaircir sans ces personnes, tu verras le fruit de ce ménage, et tu seras fière de toi

  3. J’ai réalisé ça il y a 4 ans environ, 3 ans et demi plus précisément. Tu vois, quand je dis que j’ai décidé de devenir égoïste à 30 ans ? Ben voilà.
    On vit beaucoup mieux après.
    Après, la bouffe, on n’en guérit pas, je crois. On a des accalmies, mais il arrive toujours un truc qui te tombe dessus et qui te donne une raison de t’y remettre. Avec des degrés dans la « déchéance bouffesque », mais quand même.
    Pourtant si tu arrives déjà à éliminer ce genre de relations néfastes, tu te retires énormément de raisons de t’enfermer dans ta carapace de gras. Et c’est déjà ça.

    • Je réponds avec un mois de retard, j’en suis désolée…

      Je vais peut-être décider de devenir égoïste à 28 ans, moi, alors ! 😀
      Merci du conseil ! 🙂

      C’est vrai que m’éloigner de ce qui me fait du mal, c’est aussi m’éloigner, indirectement, de mes kilos en trop !

  4. Il est tout triste, ce billet, aujourd’hui…
    Cela dit, je comprends, l’amitié n’est pas toujours facile, certaines amies nous bouffent littéralement… des fois, il faut savoir dire non !
    Courage !

    • Je réponds avec un mois de retard, j’en suis désolée…

      Oui, il est tout triste, ce billet. A l’instar des émotions qui m’étreignent.
      (Et qui m’étreignent encore).
      Merci de ton comm’! 🙂

  5. J’ai été comme ça, voilà pas si longtemps. Même dans l’univers professionnel. J’avais mal de ne pas être aimée (amitié) ou appréciée (professionnel). Et puis j’ai compris que ce n’est juste pas possible ce souhait d’être aimée appréciée de tous, ce n’est pas le monde des bisounours dans lequel je vis. Au début, c’est difficile à accepter. Et puis avec le temps…. Et l’on se pardonne. Parce qu’au fond, quoi de plus vrai que d’être soi même et d’accepter que l’on ne peut pas plaire à tous le monde ?

    • Je réponds avec un mois de retard, j’en suis désolée…

      Oui, moi aussi, dans l’univers pro, j’ai du mal à ne pas être aimée. Et pourtant, c’est la vie. On en peut pas plaire à tout le monde.
      J’espère que tu as raison et qu’avec le temps, ça ira mieux ! 🙂
      Merci de ton comm’ ! 🙂

    • Je réponds avec un mois de retard, j’en suis désolée…

      Merci de ton gentil comm’ ! 😀

      Je sais que tu as raison, pourtant, je m’en rends malade. Bien sûr, je ne l’avouerai jamais devant elle ! 🙂

  6. j’ai mis fin à une amitié qui me bouffait littéralement, comme ça du jour au lendemain… une des meilleures décisions de ma vie… En prendre conscience, c’est déjà un fameux pas!

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