Archive | septembre 2012

Bilan Zermati – 21 mois

Depuis 21 mois, je pratique la méthode Zermati.

Je vais mettre de côté, dans un premier temps, les deux derniers mois, particuliers vu ma grossesse. Et dresser le bilan des 19 mois qui ont précédé.

J’ai découvert Zermati grâce au très chouette blog de Caro – Pensées de ronde (si tu ne connais pas, va cliquer, c’est vraiment sympa et ça ne tourne pas qu’autour du poids, promis).

Il y a longtemps que je lis ce blog et lorsqu’elle parlait Zermati, je me disais : pffiou, un régime de plus. Et je zappais donc tous ses billets « Zermati ».

Enfin, tous, c’est faux.

Parce qu’elle écrit bien, quand même. Et donc, mes yeux ont trébuchés, sans faire exprès, sur quelques lignes zermatiennes qui m’ont touchée. J’ai fini par rechercher et lire ses billets.

A cette époque, on m’avait dit que je devais perdre beaucoup de poids très vite parce que j’allais mourir avant mes 30 ans, sinon, à cause de mes 120 kilos. Je m’étais lancée, avec appréhension mais motivation, dans le régime « Dukan ». Sauf qu’après 2 jours, j’ai commencé à faire une crise de foie. Je me sentais mal et j’avais la nausée à la simple vue d’un produit à base de protéine (viande, oeuf et même poisson). Il faut dire que je n’ai jamais été très protéines, depuis toute petite. Et que là, ça faisait beaucoup d’un coup, pour mon pauvre petit organisme.

J’ai arrêté, d’instinct, malgré une dépense de plus de 75 euros en produits divers et variés sensés m’aider à perdre mes sacro-saints 40 kilos de la mort qui tue.  Un spécialiste du foie, consulté peu après, a confirmé mes soupçons : si je perdais vraiment ces 40 kilos trop vite, et avec un régime débile du genre hyper protéiné, il était, en effet, certain, vu mes antécédents, que mon foie serait détruit en moins d’un an. Avec pour conséquence, non pas ma mort, mais des traitements médicaux lourds, coûteux et douloureux.

Et c’est à cette époque que j’ai dévoré ses billets « Zermati », à Caro. On était en décembre 2010.

J’en étais arrivée à un stade où j’avais essayé un nombre incalculable de régime, de Dukan à Weight watchers en passant par les régimes hypocaloriques plus classiques et drastiques. Rien n’avait été efficace. Je n’en pouvais plus. Je me disais que de toute façon, je n’y arriverais jamais.

Je ne serais jamais mince, autant l’accepter. Et je n’aurais plus jamais la volonté de souffrir comme je l’avais déjà fait pour perdre des misérables kilos (joie ô combien éphémère) qui venaient se replanquer accompagnés de quelques copains à la moindre occasion.

J’étais de celles qui disaient « un rien me fait grossir« . Et c’était vrai.

Alors, j’ai acheté le livre de Zermati « Maigrir sans régime ».

Dans un premier temps, j’y ai puisé ce que j’étais capable d’entendre et d’appliquer : plus d’aliments tabous, donc plus d’interdits. Tu manges ce dont tu as envie. Si tu as des envies, c’est que ton corps en a besoin.

Et puis, j’ai vaguement lu que quand on avait faim, on décuplait le plaisir de manger, et ça, ça m’a paru sympa.

Et puis, y a eu une phrase aussi, qui m’a servi de mantra : « la faim protège le poids ». Si on mange avec faim, on ne peut pas grossir.

J’ai respecté ces principes à la lettre : manger ce dont j’avais envie. Et que quand j’avais faim.

Évidemment, j’ai passé une semaine à m’empiffrer de gaufres, mousses au chocolat, et autres « crasses » tellement interdites, normalement. Et je n’ai pas grossi. Mais, je devais avouer que je ne mangeais pas si souvent que ça, en fait. Et pour cause : je mange au-delà de la satiété, qui m’a paru trop difficile à cerner. Du coup, la faim mettait plus de temps à se manifester.

Et puis, je dois admettre aussi que la faim m’angoisse. Alors, parfois, je n’arrive pas à attendre ma faim et je mange. Au cas où. (Au cas où quoi, je me le demande encore).

Mais, très vite, j’ai eu des envies d’autres choses : de pomme, de salade, d’épinards, de poisson, d’oeuf, de pain.

J’ai respecté ces envies au même titre que mes envies de chocolat.

Et le bilan au bout de 19 mois, c’est un poids stabilisé aux alentours de 120 kilos (avec des variations de 2 à 3 kilos dues aux règles).

Alors, oui, 120 kilos, c’est beaucoup. Mais, quand on établit une ligne de poids, me concernant, ce dernier n’a fait qu’augmenter (sauf pendant mes phases de régime), depuis toujours. Je veux dire, je n’ai pas toujours pesé 120 kilos. Au sortir de l’adolescence, j’en faisais 80.

C’est donc la première fois de ma vie que j’ai réussi à stabiliser mon poids, sans contraintes et sans auto-flagellations. Et c’est une victoire que je garde bien au chaud dans mon coeur, pour les jours où j’ai moins de motivation.

Il est évident que cette période n’a pas été de tout repos. Il m’a fallu m’accorder du temps, de la réflexion, du respect.

Un régime participe d’une toute autre démarche : j’ai été nulle mais maintenant, je me rattrape et ma graisse (donc mon corps) va voir de quel bois je me chauffe.

Avec Zermati, la démarche est inverse. J’ai fait souffrir mon corps, il m’a bien prouvé que, quoi qu’il en soit, c’était lui qui avait le dernier mot, alors, si j’essayais, à présent, de l’écouter (enfin) et de le respecter ?

 

Je terminerai ce billet en disant que lire des témoignages d’autres « régimeuses » m’a fait du bien. Pour me rendre compte que je ne suis pas seule, que non, ce n’est pas facile et que oui, c’est possible. Je pense notamment (mais non exclusivement) au très joli blog « te parler de ma vie » (qui m’a inspiré le billet du jour, d’ailleurs) ou à celui de La Peste.

Je vous invite grandement à aller leur rendre visite, car ce sont vraiment des blogs sympas, qui ne parlent, à nouveau, pas que régime, mais aussi respect de soi, amour, livres, films et toutes ces petites choses qui font notre vie de femme.

Quand la citadine visite une ferme

Un chouette dessin de ferme trouvé sur le site http://cathycreatif.free.fr

 

 

Quand la citadine que je suis visite une ferme, elle découvre que :

– Oh mon Dieu, les porcs, ça pue ! Je croyais que ça sentait comme les vaches, un peu fort, mais ça va. Mais, non, non, ça pue ! beurk !

– Une génisse, c’est pas une petite ânesse… (Oui, bon, OK, j’aurais pu ouvrir un dictionnaire aussi, mais franchement, quand t’es sûre de la définition, tu vas pas systématiquement vérifier…).

– Le fromage frais de ferme, y a que ça de vrai ! Que c’est bon ! 😀

– Une pintade, en vrai, c’est assez moche en fait.

– Les bébés poules (plus communément appelés poussins) (non, quand même, ça, je savais, faut pas déconner!), ils se dorment dessus. Et après, ils se marchent dessus et réveillent leur congénères, sous leurs pattes. Alors, tout le monde se met à se secouer, on se déplace un peu, et hop ! On se recouche bien au chaud.

– Les canetons sont plus grands que les poussins.

– Les plantes de moutarde servent d’engrais naturel sur les terres en jachère. Ce qui permet d’obtenir un label écologique.

– Les chèvres sont très intriguées par les chiens. Surtout les chiots cocker de 7 mois. (Oui, Princesse a 7 mois déjà). Particulièrement quand le chiot ne saisit pas l’utilité des cornes et trouve que la chèvre ferait un chouette compagnon de jeu…

– Il existe plusieurs races de vaches. Et il y en a même à longs poils. Et il y a aussi plusieurs races de poules. Bon, par contre, je ne fais toujours pas la différence entre une poule et un coq… (enfin, si, en théorie, je sais, mais en pratique, nada).

– Le crottin, ça glisse.

– Les chevaux de traits, c’est fort. Très fort. Je veux dire, ça peut tirer une charrette un bois bien lourde avec dedans une quinzaine de personnes.

 

Mon week-end aura été instructif ! 😀

Et le tien ?

 

Quand les femmes desservent leur cause

Hier matin, pause café avec notre chef pour faire le point sur nos différentes missions.

Une nouvelle loi concernant l’égalité de traitement homme-femme vient de passer et peut-être devrons-nous travailler sur ce dossier.

S’ensuit donc un débat sur l’utilité de cette loi mais surtout sur le problème de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Et là, surprise.

Les plus farouches opposants sont… des femmes.

Avec des arguments chocs (tous ces arguments ici ont été lancés par des femmes) :

  • Ouais, mais en fait, les femmes se discriminent toutes seules. Si elles n’accèdent pas à des postes à responsabilités, c’est parce qu’elles ne le veulent pas, tout simplement.
  • Ouais, mais l’écart salarial peut se comprendre aussi : quand on est une femme, on est moins disponible pour son boulot parce que nos enfants passent avant, alors que les hommes, c’est l’inverse. Alors, à fonction égale, on ne se donne pas de la même manière dans son boulot et donc, les hommes sont mieux payés, c’est normal.
  • Bon, on ne va pas nier que les femmes et les hommes sont différents. Nous, on porte des enfants dans notre corps et eux, ils portent des trucs lourds, c’est tout. Alors, évidemment que le salaire n’est pas le même.
  • Et puis, si les femmes gagnent moins, c’est parce qu’elles ne travaillent pas à temps plein aussi. D’ailleurs, il y a moins de femmes qui veulent travailler. Elles préfèrent rester à la maison, avec leur famille ou à rien faire alors que les hommes ont besoin de faire des choses. Les hommes préfèrent travailler à temps plein, alors que les femmes, même celles qui travaillent, préfèrent le faire à 4/5ème ou à mi-temps pour rester avec leurs enfants. Si elles travaillaient toutes à temps plein, ce ne serait pas pareil.
  • Ok, à diplôme égal, on pourrait croire que l’on a droit à la même rémunération. Mais, faut voir le travail qui est fait aussi. Par exemple, deux personnes qui n’ont pas de diplôme, la femme est femme-de-ménage et l’homme est jardinier. Ce ne sont pas les mêmes fonctions. C’est quand même plus fatiguant de tondre la pelouse et couper les haies. Et puis, ça demande plus de technique que de laver le sol et les vitres. Donc, ça me paraît normal qu’il soit payé plus.

Voilà un florilège de phrases derrière chacune desquelles j’aurais pu écrire (sic).

Même les hommes n’ont plus pu dire grand chose. Cela dit, voici, quand même quelques-uns de leurs arguments, que j’ai applaudi (ou pas) :

  • Evidemment qu’on est différents. Tu as la chance de porter la vie, j’ai la chance de gagner plus. (Sic)(Et j’ai la « chance » de me faire déchirer le vagin par le passage d’un bébé joufflu de 3k500 après 14 heures de contractions douloureuses, aussi, sans doute?)(cela dit, je soupçonne ce collègue d’avoir dit ça pour lancer un faux débat, sur le mode « humour noir », car c’est la première phrase qu’il ait dite et après, sa tête a bien changé quand il a vu que cet argument était vraiment repris, avec sérieux, par une collègue)
  • Oui, enfin, peut-être que les femmes pourront travailler à temps plein quand les modes de garde pour les enfants seront adaptés. Il n’y a pas assez de place en crèche pour tous les enfants et les prix sont juste hallucinants. Pour les bas revenus, c’est presque impossible de joindre les deux bouts et il faut bien que l’un des deux travaille moins pour rester avec l’enfant. Et comme généralement, ce sont les femmes qui gagnent moins, c’est assez logique que ce soient elles qui arrêtent (en partie) leur activité, sinon, cela coûterait trop cher au couple. C’est un peu un cercle vicieux. Et puis, il y a de plus en plus d’hommes qui prennent ou veulent prendre aussi un 4/5ème pour s’occuper de leurs enfants.
  • Généralement, quand une femme accède à un poste à responsabilité, elle ne fait pas moins bien son travail qu’un homme. C’est même souvent l’inverse. Car quand une femme accède à un tel poste, c’est qu’elle était sacrément meilleure que les candidats masculins. D’ailleurs, on dit toujours que l’égalité entre les hommes et les femmes sera acquise le jour où on engagera aussi des femmes incompétentes.
  • Il faut admettre que les femmes travaillent beaucoup plus que les hommes et ce n’est pas normal. A la maison, c’est quand même souvent la femme qui est responsable des tâches ménagères, même si les hommes s’impliquent de plus en plus. Et au travail, elle doit prouver deux fois plus qu’elle est à sa place…
  • Il y a plein de femmes qui ne veulent pas d’enfants ou qui sont aussi carriéristes que les hommes. Rien ne sert de généraliser les choses.

 

J’ai été la seule femme à défendre notre cause et j’en ai été surprise. De toutes les femmes de mon service, je veux dire. On était 6 présentes. Et je suis la seule à avoir été dérangée par cette inégalité.

Comment faire évoluer les conscience, je n’en ai aucune idée. Mais, je me suis demandé comment il était possible que les hommes soient plus au fait de cette problématique que les principales concernées, que les hommes aient plus à coeur de supprimer les différences injustes que les femmes. C’est fou !

 

Pour ma part, je crois fondamentalement qu’un homme et une femme sont différents d’un point de vue biologique et qu’à cet égard, ils se complètent l’un l’autre. Mais, d’un point de vue purement juridique, je crois aussi que les hommes et les femmes ont les mêmes droits.

Je crois qu’à travail égal, on ne devrait pas être payé plus ou moins en fonction de son sexe (comme cela me choquerait si le critère était la couleur de peau ou la religion).

Je crois qu’à fonction équivalente, la rémunération devrait être équivalente (je crois même qu’à partir du moment où on travaille, on devrait tous toucher le même salaire, quelle que soit la fonction, quel que soit le métier, et ce, en fonction du nombre d’heures prestées. Mais, ce n’est pas le même débat).

Je crois que le sexe ne devrait même pas entrer en ligne de compte dans le choix d’un candidat. (Parce que tant qu’à être dans le cliché, je dirais que les hommes se bourrent plus la gueule autour d’un match de foot le dimanche soir et donc sont plus susceptibles d’être moins efficaces le lundi matin.). Il faudrait pouvoir ne pas l’indiquer.

 

Mais, ce combat est loin d’être fini. Et surtout, je dois l’admettre, loin d’être partagé

Et toi ? Tu en penses quoi ? Tu trouves qu’il y a un problème ? Qu’il n’y en a pas ?

 

Ce sera une fille ou un garçon ?

Quand tu annonces ta grossesse, il y a une série de questions immuable que tout un chacun te pose. On dirait presque qu’il y a une sorte de code de bonne conduite du discours à tenir à la femme enceinte qui commence comme ça :

– lui demander si ce sera une fille ou un garçon. Souvent, cette question prime les autres. Pourquoi ? On n’en sait rien. Quand tu annonces que tu ne veux pas le savoir, tu vois souvent une lueur d’interrogation dans le regard de l’autre (Mais enfin, avec la technologie actuelle, c’est bizarre, non ?). Mais, parfois, il arrive que cette question n’arrive qu’en deuxième position, précédée de celle-là :

– « Et c’est pour quand ? » Ou « depuis combien de temps ? » (avec des variantes originales du genre « et tu es enceinte de combien ? » La première fois, j’ai répondu « d’un » avant de comprendre qu’on ne me demandait pas le nombre de petit pois qui grandissait dans mon ventre). Ça a l’air d’être une information cruciale. Que tout le monde oublie, une fois annoncé, puisque cette question revient tout au long de la grossesse.

– « Ça va ? Pas trop de nausées ? » Cette question est posée qu’importe le stade de la grossesse. Un jour, j’ai entendu quelqu’un poser la question à une femme presqu’à terme. Mais, c’est rassurant de savoir que les clichés sont rencontrés, sans doute. Cela marche donc aussi avec les bouffées de chaleur, les crises de nerfs due aux hormones et les envies de fraises, sans oublier le nombre de fois où tu vas faire pipi (tu remarqueras que JAMAIS on ne te posera cette question en dehors de ta grossesse ou si tu es un homme – sauf corps médical).

– lui raconter la bonne grosse boucherie qu’a constitué l’accouchement de Tartenpion, qui est passé par une épisiotomie forcée, avec moult forceps et ventouses, péridurale qui a foiré, médecin incompétent, bébé presque mort né et maman à deux doigts de la paralysie à vie, avant de finir par une césarienne sans anesthésie. Miam.

J’avoue que cette dernière étape, je ne la comprends pas beaucoup… L’envie de montrer que l’on sait de quoi on parle ? L’envie de faire très peur ? La certitude que si on part avec de telles appréhension, l’accouchement réel paraîtra nettement plus chouette et sympa ?

 

Et sinon, toi, tu poses quelle genre de question à une femme enceinte ? On t’a filé un guide spécial ou tu improvises ? Et toi, miss enceinte ou maman, on t’a posé quoi comme question ? Des réponses originales ?

Un bonjour depuis une grotte enfouie au creux de ma maman

Salut les lecteurs/amis de ma blogueuse de maman,

Une fois n’est pas coutume, c’est moi, le petit pois, qui viens prendre la plume.

Aujourd’hui, mon père et ma mère ont pu admirer mon beau minois sur un écran. Y a un machin tout dur qui s’est collé à ma grotte et j’ai bien senti les émotions de ma mère quand elle m’a vu.

Alors, je lui ai fait des petits coucous (en gros j’ai bougé de gauche à droite, mes petites mains sur le torse) et elle a un peu pleuré. C’est une gagnante à la larme facile, je crois, ma mère.  Bon, cela dit, mon père n’en menait pas large non plus, à tenir la main de ma mère serrée dans la sienne. Il était tout ému aussi.

Ils ont entendu mon coeur battre très très vite et ils l’ont vu aussi.

Ils ont pu distinguer ma tête et mes bras.

Après, j’ai bien senti que ma copine la vessie n’a pas apprécié et ma mère s’est ruée aux toilettes.

N’empêche que c’était chouette de les voir, là, un sourire aux lèvres, tout plein d’émotions, juste parce qu’ils ont vu ma tronche sur un écran dégueu tout gris.

Dis donc, j’ai l’air d’être très attendu, en tout cas.

J’ai entendu le médecin dire que tout était en ordre et que je grandissais très très vite, puisque, selon ma taille, je suis censé naître 4 jours plus tôt que ce que ma mère a calculé (en fonction de la date de procréation… Je n’ai pas très bien compris de quoi il s’agissait mais je ne suis pas sûr de vouloir savoir).

Bref, je voulais juste m’exprimer un peu, parce que là, ma mère est débordée de boulot (et d’émotions mais elle fait genre tout va bien) et que, c’est bien occupant de grandir, m’enfin, y a des moments où on s’ennuie un peu, quoi.

Allez, à très bientôt, les lecteurs !

 

Quand un soin devient un pur moment de bonheur

(billet non sponsorisé)

Pour mon anniversaire, il y a quelques semaines, mes gentils collègues (j’ai déjà dit que je les aimais beaucoup?) m’ont offert un bon chez Yves Rocher.

J’ai hésité longuement. Des produits ? J’en achète régulièrement (enfin, régulièrement, tout est relatif, mais bon, je ne me prive pas quand j’en ai envie, disons… soit deux fois par an). Des soins ?

Voilà une idée merveilleuse !

Je décide de parcourir leur offre de soins. Entre les soins pour le corps, ceux pour le visage et la manucure, mon coeur balance (tu remarqueras que pas deux secondes j’ai envisagé une épilation, hein !). Mais, très vite, les soins du visage me font de l’oeil et plus particulièrement celui-ci : le soin culture bio.

Sur le site, ils annoncent une heure de soin. Sur place, ils annonçaient 45 minutes.

En vrai, j’ai eu droit à 1h20 de pure moment détente.

Je me suis sentie chouchoutée du début à la fin.

Dès le départ, ma grossesse a été prise en compte. On m’a proposé de sentir les produits afin que je puisse refuser l’un d’eux si l’odeur me dérangeait (ce qui n’a pas été le cas du tout). On m’a offert une boisson.

La jeune femme avait des mains toutes douces et de longs doigts qui sentaient bons.

A chaque instant, elle s’assurait que je me sentais bien.

Une douce musique, des lumières tamisées, des odeurs toutes douces et pourtant présentes. Des doigts qui font des merveilles sur mon visage et sur le haut de mon corps.

Je n’ai eu qu’un regret : que ce soit déjà fini (alors qu’en même temps, j’ai réussi à profiter à fond de chaque moment et le temps m’a paru s’étirer à l’infini).

Je n’ai qu’une hâte : en refaire un. Très bientôt !

La journée sans voiture ou la journée sans cerveau ?

Ce dimanche, à Bruxelles, c’était la journée sans voiture.

Une chouette journée à l’occasion de laquelle les citoyens se parent de leurs plus belles roues ou jambettes (pour les moins équilibristes, comme moi) afin de découvrir la ville autrement.

En réalité, pour moi qui n’ai pas de voiture (ni même de permis), ça ne change pas grand chose. Je vois ma ville à pied tous les jours. Un de plus ou un de moins, franchement.

N’empêche, que c’est pas mal de laisser une journée à la ville pour s’aérer les poumons, loin des crasses de moteur en tout genre. (Bon, tu remarqueras qu’il y a quand même des moteurs qui tournent : les bus, les taxis, et les voitures qui ont obtenu une dérogation (plus de 20.000 quand même), mais soit, ne soyons pas fine bouche).

Malheureusement, la Ville n’a pas tout à fait prévu que les gens ne penseraient pas à enfiler leur cerveau…

C’est donc dans la joie et la bonne humeur que nous avons côtoyé des cyclistes et autres usagers en roue qui estiment que tout leur est du :

  • Pourquoi klaxonner pour dépasser les gens ? Les bousculer et les insulter parce qu’ils ne se sont pas déportés sur le côté tous seuls c’est tellement plus malin.
  • Dépasser un bus en roller par la gauche en prenant soin de bien rester dans son angle mort, le tout dans une rue en pente, c’est so in.
  • Rouler à vélo à toute vitesse au milieu d’un parc avec des enfants et des chiens ? Un must à faire au moins une fois dans sa vie ! Points bonus à chaque chien et bambins renversés. Frissons garantis.
  • (catégorie hors roue mais sans cerveau quand même) : laisser son chien sans laisse gambader joyeusement dans les pattes d’un cheval apeurés : le top pour une après-midi garantie pleine de sang, d’oeil mort et de véto d’urgence (histoire vraie, quand même). Points bonus quand cela se passe dans un parc, avec plein d’enfants qui hurlent à la vue du sang.

Le summum du summum qui m’a mise en pétard, c’est ce couple,, là, celui qui m’a prise à partie, mais pas vraiment.

On décide de traverser une avenue, mais pas n’importe laquelle : celle où il y a trois bandes de circulation de voiture dans les deux sens, en plus des rails du tram et du couloir spécial bus. Tu visualises un peu le machin.

Le feu est rouge. Il y a une quantité incroyable de vélos qui déboulent. On attend donc patiemment que le feu devienne vert pour nous. Mais, un feu rouge n’arrête pas les vélos, sache-le : ils sont au-dessus des lois de la sécurité routière.

On slalome donc entre les vélos pour essayer de traverser, tant bien que mal. Quand un monsieur s’arrête et fait s’arrêter sa compagne :

« chéri arrête-toi »

« mais quoi ? On n’est pas déjà arrivés ? »

(Pendant ce temps, nous avançons dépassons le couple)

« Non, mais ces gens veulent passer »

(Un petit coup d’oeil vers le monsieur, un petit sourire, genre « merci monsieur de comprendre »)

« Et alors ? On est à vélo, non ? Peuvent bien attendre deux minutes »

« Ouais, mais tu sais, les gens sont bêtes. C’est vert pour eux, alors, ils avancent, sans réfléchir ! »

WTF ? (oui, je sais, ce vocabulaire sera bientôt banni de ma bouche, mais d’ici là, hein… Après tout, les jeunes enfants, ils vont pas lire ce blog, non ?)

Évidemment, ils avaient enfourchés leur vélo et étaient déjà loin mais je leur aurais bien balancé ma bouteille d’eau Evian sur la tronche, tu sais, celle que je n’arrivais pas à vider, faute d’un arrêt des nausées durant toute la journée (tu comprends mieux ma vulgarité, si je te dis que quand même, j’ai perdu 5 kilos en moins de 4 semaines, tellement je ne mange rien de chez rien ?).

Sinon, très sympa, hein, la journée sans voiture. Mais, je crois que l’an prochain, on ne sera pas à Bruxelles, ce jour-là. A moins qu’on ne descende une rue bien pentue accrochés à la poussette avec le chien en guise de traineau ?