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Il n’y a pas de petite claque – V.I.

On a tous entendu parler de cette campagne de publicité sur les violences éducatives : « Il n’y a pas de petites claques ».

Des articles ont pullulé un peu partout sur la blogosphère. Les uns proclamant « qu’une claque n’a jamais tué personne », les autres proclamant « que la moindre fessée est de la maltraitance » en passant par les habituels « il faut bien imposer des limites aux enfants » et autres « à quand la prison pour les punitions corporelles ? ».

Difficile d’aborder le sujet sans tomber dans le débat stérile qui ne fait avancer personne puisque chacun campe sur ses positions.

Et pourtant. Cette campagne a bien réussi son coup, non ? Les punitions corporelles ont fait parlé d’elles. Et même si chacun se braque dans les discussions, les arguments des uns et des autres finissent par être sinon compris du moins entendus.

Pour ma part, je suis opposée aux punitions corporelles. Certes, une claque n’a jamais tué personne. Mais, une claque laisse toujours une marque. La plupart des défenseurs des claques se rappellent d’ailleurs souvent des claques qu’ils ont reçus.

Mais, je suis bien consciente qu’une claque n’est pas l’autre et qu’un parent ne mérite pas la prison parce qu’il a donné une fessée.

Cela dit, dans un monde idéal, toute violence devrait être condamnée. Pourquoi tolérer la violence à l’égard des enfants alors qu’elle est condamnée envers tous les autres ?

Il est, évidemment, probable que je réagisse comme ça parce que j’ai souffert de sévices corporelles. Pourtant, bien pire que les raclées reçues (et dont mon corps porte les stigmates), ce sont les mots et les comportements qui m’ont détruite. Je me souviens encore de ces petites phrases assassines par lesquelles je me sentais si nulle. Je me souviens des fois où il parlait de moi à la troisième personne, signifiant, par là-même, que je ne méritais même pas qu’il m’adresse la parole !

Il y a quelques mois, une campagne de pub belge de la Fédération Wallonie-Bruxelles ouvrait ce débat-là par le spot suivant :

Une bonne campagne, je trouve. Du même gabarit que celle de France.

J’aime quand les autorités dépensent les deniers publics pour sensibiliser les gens à leurs actes. Cela ne révolutionnera pas les comportements. Mais, peut-être que certaines claques et fessées ne seront pas distribuées. Peut-être que certains adultes réfléchiront à deux fois avant de prononcer les mots de trop devant leur enfant.

Et si c’était le cas, ces campagnes valaient vraiment la peine !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Pour alimenter le débat, RDV sur les Vendredis Intellos ! 😉