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Allaitement et grossesse

Petite Poite a un peu plus de 17 mois et notre allaitement continue.

En soi, rien d’extraordinaire, sauf que la grossesse (et le CMV) viennent perturber un peu le bel équilibre que nous avions trouvé…

Dans les prmeiers temps, j’ai ressenti une petite sensibilité des seins. Rien de très fort.

Ensuite, le CMV (et la fièvre qui l’accompagnait) m’ont vidée de toute énergie. Lorsque Petite Poite tétait, je sentais ma force partir au fur et à mesure de ses déglutitions. Les tétées se sont réduites à peau de chagrin (une à deux par jour, maximum deux minutes, à la demande de Petite Poite qui devait sentir que je n’étais pas dans mon assiette). Vu ma grossesse et la modification du goût du lait (qui est déjà devenu du colostrum), j’ai cru que notre allaitement allait être suspendu jusqu’à la naissance de Petite Bulle.

J’ai donc acheté du lait de substitution, en cas de besoin.

Sauf que dès ma sortie de l’hôpital, Petite Poite a repris ses tétées comme si de rien n’était… Notre rituel de la semaine est quasi immuable : une tétée le matin, une tétée retrouvaille après la crèche, une tétée en soirée. Parfois encore une tétée en début de nuit, mais pas tout le temps. Les week-end, elle ajoute quelques tétées en plus, comme la tétée d’avant la sieste de midi ou celle d’après la sieste de midi.

Ses yeux plongent dans les miens et c’est de vraies belles ondes d’amour qui passent entre nous, en pleine conscience du moment présent.

Mais, depuis quelques semaines, mes seins sont devenus très très sensibles. Tout dur, épais et douloureux.

Cela ne décourage pas Petite Poite à téter, et comme les tétées se font rares, je prends sur moi les premiers instants les plus pénibles puis, la douleur s’estompe et je profite de notre moment à deux.

Nous lui avons proposé des laits de subsitution. Nous nous sommes dit que si elle en buvait un peu, et que son corps ressentait le besoin d’en consommer, nous la laisserions gérer ça (comme le reste de son alimentation). Mais, elle ne réclame qu’un berlingot de lait de riz au chocolat tous les 15 jours (et je soupçonne que c’est plus l’appel du chocolat qui la dirige que l’envie de lait, vu qu’elle recrache tous les autres laits non chocolatés).

Je suis à présent enceinte de 4 mois et demi. Je ne sais pas combien de temps durera notre allaitement. Je sais seulement que je me sens bien dans ma tête et dans mon corps. Ces tétées nous font du bien à toutes les deux. Et tant que ça se passe bien, je ne vois aucune raison d’interrompre ça.

 

Et toi ? Tu allaites ? Ou ta femme a allaité ? Combien de temps ?

Quand allaiter est un parcours du combattant

Je vous l’avais dit, ici, j’allaite ma fille. Pas de manière exclusive. Pas encore. Mais, vu nos débuts, c’est pas mal du tout !

Aujourd’hui, Petite poite a trois semaines. Et pourtant, je suis à bout de souffle. Mes seins ne produisent pas encore assez de lait. Elle se fatigue fort à tirer. Elle s’endort au sein au bout de quelques minutes. Et se réveille une demie heure après, affamée.

En début de semaine, pour relancer efficacement la lactation, je ne l’ai nourrie qu’au sein. Résultat, en moins de deux jours : une maman et un bébé cernés, crevés et à bout de souffle. Mardi soir, elle a reçu un biberon de complément. Mais, elle a accumulé tellement de fatigue qu’elle a du mal à s’endormir, parfois.

Certains jours, je me demande pourquoi continuer. J’aime ma Petite poite, mais si l’allaiter est trop contraignant, pour elle comme pour moi, à quoi bon ?

Et puis, lorsque je la mets au sein, je vois son visage épanoui, ses yeux apaisés, son sourire aussi, parfois. Et je sais alors pourquoi je continue. Parce qu’au delà des bienfaits du lait maternel, ma fille aime être au sein, tout simplement.

 

LU_2003_TIM_ALLAITEMENT