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La ronde n’aura pas de bébé dans son ventre ce mois-ci

Ayé ! Je suis baalaaadeuh ! Atchoum !

En vrai, je suis malade depuis des semaines. J’ai testé la médecine douce, plus naturelle. Mais, mon corps est trop affaibli pour venir à bout de cette saleté de virus qui m’assaille de partout, même aidé d’Huiles essentielles et autres plantes.

Je suis épuisée, à bout. Mon moral est au plus bas, ces dernières semaines.

J’essaie de garder le cap, pour faire genre « tout va bien ». Mais, au fond, ça ne va pas bien. Je suis en train de puiser dans mes dernières réserves d’énergie et mon corps me le fait sentir.

Ca a commencé par un petit rhume, qui s’est installé bien confortablement. J’ai ensuite multiplié les infections. Aujourd’hui, j’ai guéri une partie d’entre elles grâce à la Médecine naturelle. Mais, une otite et une sinusite persistent malgré tout.

J’ai donc du céder. Admettre, que cette fois-ci, mon corps avait besoin d’une aide plus forte.

Depuis hier, je prends donc des antibiotiques.

Pourtant, Dieu sait que je déteste ça.

D’autant plus que dès que j’en prends, hop ! Je me chope une mycose vaginale (amie de la poésie, bonsoir). Impossible de l’éviter.

D’habitude, je prends un anti-mycosique en prévention, en même temps que mon antibiotique. Mais, cette fois-ci, ce n’est pas possible. Les deux ne sont, pour une fois, pas compatibles. Je devrai « soigner » ma mycose par une simple crème (aussi chère qu’inefficace) jusqu’à la fin du traitement aux antibiotiques. Par après, je pourrai me gaver d’anti-mycosique (Mon correcteur d’orthographe ne connaît pas ce mot. Du reste, je ne suis pas sûre qu’il existe…).

Adieu, donc, câlins et autres badinages sous la couette.

En même temps, tu me diras que ce n’est pas plus mal, vu que l’antibiotique que je prends est formellement interdit aux enfants et aux femmes enceintes (très gros risques de malformations, tout ça). Faudrait pas que bébé pointe le bout de son nez maintenant.

N’empêche que j’aurais beaucoup aimé le concevoir sous le soleil, ce bébé…

La ronde se demande si vraiment le débat du « Mademoiselle » est très pertinent

Je suis une féministe convaincue.

Je crois profondément en l’égalité des droits des hommes et des femmes.

Mais, je crois, tout aussi profondément, qu’hommes et femmes sont différents et que nier cette différence ne fait qu’accentuer la discrimination existante au lieu de l’amoindrir.

Bref, je suis loin des revendications de supériorité de la femme sur l’homme qui m’horripilent autant que le machisme ambiant.

Je m’intéresse tout particulièrement à cette question de l’égalité en droit. Juriste de formation, cette question m’interpelle beaucoup. D’autant que je suis issue d’un mariage mixte, où la multiculturalité m’a permis de comprendre très tôt qu’hommes et femmes n’ont pas le même statut ni les mêmes droits. Tantôt, c’est notre société judéo-chrétienne occidentale qui n’en reconnaît pas certains. Tantôt c’est notre culture musulmane. Mais, dans l’ensemble, sous couvert d’une plus grande liberté dans nos contrées, je ne suis pas toujours convaincue qu’il fait mieux vivre femme en Europe que dans certains pays arabes. Mais le débat n’est pas là aujourd’hui.

Il y a quelques mois, j’ai entendu parler d’un gros combat féministe. Une question très controversée qui a agité les esprits les plus pointus.
Faut-il interdire l’emploi de la case « mademoiselle » sur les formulaires ?

Alors, entendons-nous bien, tout-de-suite.

Je crois que dans un monde parfait, si la question est posée à une femme, elle devrait l’être à un homme également.

Mais, on ne vit pas dans un monde parfait. Et on en est tellement éloigné que je ne crois pas que le combat féministe passe, à l’heure actuelle, par cette question du « Mademoiselle ».

A l’heure où des femmes touchent moins que des hommes exerçant exactement la même fonction, à l’heure où des femmes sont discriminées dans le monde professionnel, à l’heure où des femmes doivent encore se battre pour que leur grossesse ne soit pas synonyme de licenciement, à l’heure où des femmes sont maltraitées sous prétexte d’infériorité intellectuelle, à l’heure où des femmes sont mutilées parce que c’est la tradition, à l’heure où des femmes perdent la vie parce qu’elles ont eu le malheur de croiser un violeur, perdant ainsi leur « pureté », à l’heure où des femmes sont encore considérées comme sale parce qu’elles ont des règles…

Bref, à l’heure actuelle, je crois qu’il y a vraiment des enjeux autrement plus importants qu’une case sur un formulaire…

En cette journée de la femme, il me semble bon de le rappeler.