Il y a 5 ans…

Il y a cinq ans, jour pour jour, je me réveillais dans mon lit, le coeur au bord de l’explosion. La veille, j’avais passé une soirée merveilleuse avec un garçon génial.

Je l’avais rencontré un peu plus de deux semaines plus tôt. Il était beau, il était doux, il était gentil, il était charmant, il était timide, il était mignon, il était maladroit. Je n’avais d’yeux que pour lui. Mais, au moment de se dire au revoir, j’ai oublié une petite chose. Une petite chose de rien du tout. Un petit rien de quelques caractères au plus. Je n’ai pas demandé son numéro de téléphone.

Du reste, lui non plus.

Mais, mon coeur avait envie de revoir ce jeune homme si attirant.

Moi, amoureuse ? Je n’irais pas jusque là. Je le connaissais à peine. Mais, je ressentais le furieux besoin (inexpliqué) de le revoir. Peut-être deviendrait-il un bon copain ? Je ne savais pas de quoi notre histoire serait faite, mais j’avais une certitude : je devais le revoir !

J’ai donc passé les deux semaines suivantes à trouver son numéro de téléphone ou son nom de famille (Facebook aurait pu m’aider, mais non, il a joué au traitre !). Mais, c’était le meilleur ami du copain d’une fille que je connaissais de loin… Tu imagines le truc ! Pas facile de remonter la piste avec ce genre d’info…

Il y a cinq ans et cinq jours, après presque deux semaines de recherches infructueuses, je me suis souvenue qu’il comptait aller à une soirée étudiante d’architectes le lendemain. Où je ne connaissais personne. Enfin, en principe. J’ai bien tenté de convaincre des copines d’y aller, mais je n’ai pas trouvé les bons mots, puisque je n’ai convaincu personne…

Mais, il y a cinq ans et cinq jours, une fille de mon auditoire, que je connaissais de vue, m’a proposé de faire une pré-soirée chez elle avec ses amis avant d’aller à cette soirée. Celle que je convoitais.

Avec du recul, c’est un peu bizarre, parce que cette fille, aussi sympa était-elle, ne m’avait jamais invitée à rien (même si on s’était plusieurs fois retrouvées aux mêmes soirées) et ne m’a plus jamais invitée à rien. Mais, ce jour-là, elle a pensé à moi.

J’avais enfin une bonne raison de me rendre à cette soirée où IL devait être là.

J’ai enfilé ma plus belle robe. J’ai mis des heures à me maquiller à mon avantage (ni trop, ni trop peu). J’ai soigneusement choisi mon parfum. J’étais fin prête à le revoir.

Mais, après avoir fait deux tours de la salle, il a bien fallu se rendre à l’évidence. Il n’était pas là.

Par contre, son ami, son meilleur ami, lui, était là. Certes, je ne le connaissais pas, mais il avait l’air sympa. Et bourré. Qu’avais-je à perdre ?

Alors, j’ai été le saluer. Et il m’a serrée dans les bras, me disant à quel point Truc-Muche parlait de moi, et me trouvait jolie, et avait envie de me revoir et « hooo ! Mais, non, je ne peux pas te dire ça, c’est mon meilleur ami, il va me tuer ! Mais, c’est vrai, il parle tout le temps de toi ! Mais, non ! Je ne peux pas te le dire ».

Bref, il était réellement complètement bourré. Et il voulait appeler Truc-Muche sur le champ. Ce qui ne m’a pas paru une bonne idée (moi, j’étais pas bourrée, je voulais faire bonne impression, tu comprends ?).

J’ai subtilement (ou pas) essayer de lui faire comprendre que je préfèrerais l’appeler dans un endroit plus calme. Et pas à 3 heures du matin…

Je suis donc rentrée chez moi avec un précieux sésame en poche : le numéro de téléphone de l’Elu !

Le lendemain, mon téléphone brûlait entre mes doigts. Machin-chose (le meilleur ami, tu suis ?) m’avait affirmé que Truc-Muche (l’Elu, tu suis toujours ?) pensait à moi et parlait de moi plutôt en termes flatteurs. Mais, devais-je croire un gars complètement mort saoul ? En même temps, mort saoul, il aurait pu me jeter la vérité cash à la tronche ! Ahh… Dilemme !

J’ai alors passé l’après-midi avec celle qui deviendrait, cinq ans plus tard, la marraine d’un Petit pois. Rien de tel qu’une après-midi entre filles pour décider des mots, ô combien importants, à employer pour entrer en contact avec l’Elu !

Après une longue tergiversation, le plan était décidé : j’allais envoyer un message écrit. (Sans déconner, qu’aurais-je dit au téléphone ?)

Restait plus qu’à trouver les mots, cette fois.

On a du mettre une bonne demie-heure à sous-peser chacun des mots du sms (qui devait contenir 5 lignes à tout casser, donc).

Puis, le coeur battant, j’ai appuyé sur la touche « envoyer ».

Trop tard pour les regrets. Trop tard pour revenir en arrière. Le Mal était fait. Le message était envoyé.

Soudain, le téléphone, jeté loin devant moi (c’est-à-dire à 50 cm, histoire de pouvoir sauter dessus si une réponse inespérée arrivait), s’est mis à sonner.

Et son numéro de téléphone est apparu.

Le coeur battant à tout rompre, j’ai décroché, sans oublier d’intimer le silence à mon amie.

Timidement, il me remerciait pour mon message et me proposait d’aller manger un morceau, un de ces jours.

– La semaine prochaine ? (Merde, mais on était déjà samedi. C’était loin la semaine prochaine…)

– Oui, d’accord, la semaine prochaine. (Mais, pourquoi pas ce soir, hein ? Dis ?)

– Disons lundi ?

– Oh, ouiiiiiiiiii ! Enfin, je veux dire, oui, bien sûr. Je n’ai rien de prévu lundi… (Oh, my God, c’est dans deux jours ! Oh my God, c’est dans deux jours ! Oh my God…)

C’est comme ça, donc, qu’il me proposait d’aller manger avec lui, deux jours après.

Manger. Je veux dire, il aurait pu proposer de juste boire un verre. C’est plus prudent, si on a peur de pas apprécier l’autre.

Il y a cinq ans et deux jours, j’ai pas dormi de la nuit, bercée de cette saveur étrange qu’un charmant inconnu me trouvait visiblement à son goût et me proposait d’aller manger avec lui.

Il y a cinq ans et un jour, je me préparais, pour de bon, cette fois, à le rencontrer une nouvelle fois. Une jolie robe, du maquillage, des beaux ongles, une touche de parfum.

Il y a cinq ans et un jour, il m’emmenait manger dans un resto près du campus.

Il y a cinq ans et un jour, il me proposaot ensuite de prolonger la discussion autour d’un verre, dans un bar du coin.

Il y a cinq ans et un jour, pas un moment de silence gênant n’est venu gâcher une soirée merveilleuse en tout point.

Il y a cinq ans et un jour, il m’a ramenée chez moi, sous la neige.

Il y a cinq ans et un jour, il a épousseté la neige de mon manteau, dans le hall du bas de mon immeuble et a déposé un baiser timide sur mes lèvres.

Il y a cinq ans et un jour, j’ai répondu, moins timidement, à son baiser.

Il y a cinq ans et un jour, je suis rentrée chez moi, le coeur pleine d’une émotion nouvelle. J’étais amoureuse. Pour de bon. D’un garçon plein de promesses.

Il y a cinq ans et un jour, je n’avais aucune idée de ce que nous allions vivre. Je savais juste que je me trouvais au bon endroit, au bon moment, avec la bonne personne. C’était la première fois de ma vie que je ressentais ça. C’était magique.

Après cinq ans et un jour, la magie est toujours là, et un Petit pois est en train de faire le trait d’union qui manquait entre nous.

Joyeux anniversaire, Monsieur le Rond ! 🙂

5ans

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10 réflexions sur “Il y a 5 ans…

    • Y a toujours de l’espoir, non ? 😉
      (et en plus, j’étais la fille qui avait des kilos en trop (beaucoup) et qui n’avait jamais eu de relation sérieuse avant ça, donc… Ca peut arriver à n’importe qui ! :D)

  1. Boaaah comment je te déteste. Les histoires comme ça je fonds moi !! suis tout chamallow c’est malin !!! Et j’ai même pas mon Chti pour lui faire un gros calin les yeux mouillés de larme et la voix sanglotant « c’est troop mignoooon »
    Résultat je regarde mon PC comme une cruche la bouche en coeur.
    Spèce de maline quoi …
    Boooh strop chou ♥ Bon zanniv vous deux et que ça dure plus de 1000 ans sans ombre 🙂

    (et le meilleur pote bourré dis dis c’est le parrain 😛 ? J’avais demandé à une amie lointaine des conseils quand le Chti m’a dit qu’il m’aimait, j’avais en théorie un copain que je n’avais jamais rencontré en vrai, un pervers manipulateur qui me poursuivait et ce garçon là qui me plaisait, en parler ça aide vraiment à réfléchir…)

    • Ben, le pote bourré est dans la liste possible des parrains… Mais, on voudrait le voir pour lui demander ! 🙂

      Mais, ça va ? Tu es re-solidifiée depuis ? :p
      Le ch’tit a pu te fair eun gros câlins au soir ? 😀

      Oui, parler ça aide à réfléchir !

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