Echographie ventrale ? Beurk !

 

Quand j’ai appris que les premières échographies étaient vaginales, j’ai eu un haut le coeur.

Mais, pourquoi ? Pourquoi imposer ça aux femmes ? On peut pas la faire sur le ventre, comme tout le monde ? Comme on l’a toujours fait, d’ailleurs ?

Plus tard, j’ai appris que 1) avant, on ne faisait pas d’écho aussi tôt (et donc, j’aurais du attendre de longues semaines supplémentaires avant de savoir si bébé allait bien) et 2) c’est plus précis.

N’empêche, c’est désagréable.

Bon, moins que le speculum. (Non, messieurs, je vous jure qu’il n’y a que vous pour trouver ça « chouette »).

Mais, désagréable, quand même.

Alors, quand la gynéco a annoncé, hier, qu’on faisait une échographie ventrale, j’étais super heureuse ! Youpie ! La fin du calvaire !

Et puis, l’écho a eu lieu.

Je te rappelle que je suis grosse/ronde/enrobée. Mets le qualificatif qui te plaît mais j’ai des formes. Et donc, des bourrelets.

Je ne sais pas comment c’est chez les autres, mais chez moi, la peau, au creux du bourrelet, est fine et fragile.

Je dois en prendre un soin particulier quand je me lave mais aussi quand je m’habille. Hors de question de porter un vêtement qui s’arrête à cet endroit, sous peine de voir ma peau se craqueler.

Bébé, dans mon ventre, est encore bas. Au niveau de ce creux, justement. Et c’est là que l’appareil à échographie doit opérer.

Et j’ai eu mal.

Très mal.

Je me suis sentie conne. Et douillette. Ma mère me dit toujours que je suis douillette et que je ne supporte pas la douleur.

Je me suis dit que si l’échographie, c’était déjà galère, qu’est-ce que ce serait le jour de l’accouchement sans péridurale ?

Alors, je me suis tue et j’ai serré très fort la main de mon mari.

Il y a eu un moment, quand même, où je n’ai pas su me taire et un « aïe » est sorti tout seul.

La gynéco m’a expliqué qu’elle était désolée mais qu’elle devait vérifier que tout était bien remis en ordre avant de me laisser reprendre le travail.

Je lui ai dit que depuis toujours ma peau du bas du ventre était très fragile et que là, ça devenait douloureux. Elle m’a rassurée en disant que c’était bientôt fini et c’était vrai.

Je n’ai pas osé dire plus.

Les yeux de mon mari étaient rivés sur l’écran, les larmes aux yeux de voir son fils ou sa fille. Ses moments lui rendent sa future paternité si réelle !

L’examen fini, je me suis rhabillée et j’ai continué à me taire, même si j’avais toujours mal au ventre.

J’ai amèrement regretté l’écho vaginale. Et j’ai souri à cette idée, moi qui 20 minutes avant parlait (intérieurement) de « fin de calvaire ».

Tout le reste de la journée, mon ventre m’a fait mal.

Le soir venu, j’ai décidé de mettre de la crème hydratante et de me masser le ventre. J’avais envie de prendre soin de moi.

Sauf que la crème m’a piqué atrocement.

J’ai donc décidé de demander à mon chéri d’aller checker un peu.

Ce qu’il me dit alors me rassure et me glace le sang en même temps : ma peau est déchirée à plusieurs endroits. Je saigne, en fait. Légèrement. Mais, quand même.

Je n’ai pas imaginé ces douleurs. L’examen m’a fait mal. Vraiment. Au point d’avoir des micro-coupures qui saignent.

Ouf ! Ce n’est donc pas moi qui suis over-douillette et qui ne supporterai pas l’accouchement.

Et en même temps, me vient la peur que ces coupures puissent s’infecter et infecter bébé. C’est un creux. C’est donc, par définition, un nid à bactéries.

Mais, je sais aussi, au fond de moi, que je trouverai un prétexte pour m’inquiéter de tout et être dans l’angoisse. Alors, je prends un peu mes distances.

Mon chéri m’y aide et me préconise de désinfecter ça matin et soir, de bien me laver comme d’habitude, et de voir venir. Pour le reste, il me dit aussi que j’aurais du intervenir lors de l’examen, quitte à le continuer de manière vaginale. Que je dois oser dire ce qui ne me convient pas. Que j’en ai le droit, et même le devoir, maintenant que je suis maman. Et que la prochaine fois, on passera par en-dessous, si bébé est encore trop bas. Je l’aime parce qu’il comprend que j’ai besoin d’être rassurée et parce qu’il me dit ces choses avec douceur, gentillesse mais aussi avec la fermeté de celui qui sait, ce qui contribue à m’apaiser.

 

 

 

EDIT : je n’en veux pas à ma gynéco, qui avait, elle aussi, les yeux rivés sur l’écran. D’autant qu’elle n’a pas l’habitude des patientes obèses (je l’ai su d’entrée de jeu) et  que je n’ai rien dit, persuadée que j’inventais/exagérais… Et aussi, parce qu’elle ne s’est pas sentie à l’aise au moment de l’examen et qu’elle m’a préconisée, d’elle-même, de faire l’écho suivante avec un confrère qui a plus l’habitude des rondeurs telles que les miennes. On se verra toutes les deux, peu après, pour faire le débriefing et s’assurer que tout va bien. Elle est vraiment chouette. Quand j’ai perdu tout ce sang, il y a deux semaines, elle m’a rappelé immédiatement pour voir ce qu’il y avait et me conseiller d’aller aux urgences. Ensuite, pour savoir ce qu’il en était. Quand j’ai eu des doutes, durant ces deux semaines, j’ai pu l’appeler et elle a toujours répondu présente. Avec gentillesse et efficacité. Sans jamais me faire sentir que j’étais chiante ou que je la dérangeais. Bref, c’est un médecin en or, en qui j’ai toute confiance. J’aurais simplement du expliquer ce que je ressentais et, j’en suis persuadée, la suite aurait été vaginale. Désagréable, donc, mais pas douloureux.

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14 commentaires sur “Echographie ventrale ? Beurk !

    1. Euh, j’ai juste dit que les échos endo-vaginales, de prime abord, c’était pas agréable… Mais, franchement, je demanderai que la prochaine le soit, si c’est possible, parce que je n’ai pas envie de recommencer l’expérience de l’écho ventrale ! 🙂

  1. Je n’ai pas de fragilité de peau et je suis fine, et pourtant j’ai morflé à la seconde échographie, et ce n’était pas la première fois. L’échographiste à poussé de partout pour pouvoir voir ce qu’elle devait voir, j’en avais les larmes aux yeux, et plusieurs aïe m’ont échappé. L’écho ventrale n’est pas forcément agréable, mais je préfère ça à une énième intrusion vaginale, on en a bien assez comme ça je trouve.
    Par contre, pour ce qui est de la gestion de la douleur des contractions, ça n’a rien à voir. Je ne sais pas comment expliquer. C’est une douleur particulière, qu’on gère de façon particulière. Peut-être parce qu’on sait à quoi elle sert, qu’on sait que c’est passager, qu’on sait qu’on n’a pas forcément le choix… ? Mais en tout cas douillette ne veut pas dire incapable de gérer les contractions !

    1. Ah, ben, cette écho correspondait à la deuxième écho (avec mon poids, tout ça, j’ai une écho par mois au moins, donc, c’est parfois difficile de situer)… Comme quoi, je ne suis pas la seule!

      Tu me rassures pour l’accouchement. Et pour la gestion de la douleur. C’est un moment que j’appréhende, même si j’essaie de me raisonner sur le fait que les femmes accouchent depuis la nuit des temps !

  2. Ma pauvre, je ne pensais pas que ca piuvait etre a cepoint dommageable pour une peau fine, heureusement ton cheri est la 😉 si tu veux garder cette gyneco, parles lui en! J ai eu un super feeling avec la mienne et du coup g t zen de a à z et ca compte enormement!

  3. Je ne savais pas que les échographies pouvaient être vaginales, je me coucherai moins bête ce soir ! O_o Bon courage pour la suite en tout cas, si je comprends bien tu pourras reprendre les échos ventrales au-dessus de la zone douloureuse quand ton bébé remontera ?

    1. C’est ce que j’espère. Mais, je verrai ça avec elle la prochaine fois. Parce qu’il est hors de question que ça se reproduise !
      J’ai découvert très récemment (avec ma grossesse en fait) que les échos pouvaient être vaginales ! Ca doit être un des secrets des femmes enceintes que je viens de violer… :p

  4. Ben tu m’as appris plein de truc que j’aurais sans doute préféré ignoré je t’avoue !! 🙄 Mais savoir c’est pouvoir se préparer et bon courage à toi pour les prochaines échos…

    1. Oups ! J’aurais du prévenir en début d’article… :-s
      Mais, tu verras, c’est pas si « pire », quand c’est dedans ! Juste pas très agréable, mais c’est tout ! 😉
      Et pour mon ventre, ma peau est particulièrement fragile. Ma mère (encore plus obèse que moi) n’a jamais eu ce genre de problèmes ! 😉

  5. Tu dois prévenir ta gynéco… tu vas avoir des échos où ils vont devoir aller « chercher » le bébé et parfois ils appuient vraiment fort… ou pê qu’il n’y avait pas assez de gel sur ton ventre?

    1. J’ai comme toi un plis désagréable sous le ventre ; depuis des années après la toilette je sèche bien et je mets du talc (pas trop) Daktarin poudre, sous les seins aussi ; ça m’a sauvé la vie ! j’exagère mais ça me l’a rendue plus simple (plus de rougeurs, plus de plaies etc…)
      Je te souhaite une bonne fin de grossesse, ménages-toi
      Bises

      1. Depuis des années, je prends soin de cette partie aussi. Pas (encore) besoin de Daktarin ou de talc, mais je lave soigneusement et je sèche, tout doucement. Je n’ai plus eu de rougeurs ou de plaies depuis plus de 14 ans !

        Mais, là, l’écho a fait quelques dégâts et je le sens fort ! 😦

    2. Du gel, il y en avait assez. Mais, c’est une partie de ma peau qui est vraiment fragile. Donc, oui, je lui en parlerai et on décidera de la marche à suivre à l’avenir. Parce que même si j’ai envie de voir bébé et même si certaines écho sont indispensables, je ne veux pas faire cet examen au prix de ma santé ou de celle du bébé ! 🙂

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